
Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a organisé hier au Sheraton hôtel, un atelier national de consultation interinstitutionnelle consacré à la mise en place d’une réglementation relative à la teneur en plomb dans les peintures. La rencontre a réuni le secrétaire général du ministère, M. Dini Abdallah Omar, du Directeur de l’Environnement M. Idriss Ismail Nour, les hauts cadres du département, ainsi que des représentants de plusieurs institutions et départements ministériels et un parterre d’invités.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans les efforts engagés par la Direction de l’Environnement, en collaboration avec le Lead Exposure Elimination Project (LEEP), pour renforcer la protection de la santé publique et de l’environnement contre les risques liés à l’exposition au plomb.
Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Dini Abdallah Omar, a souligné que le plomb présent dans certaines peintures constitue une source importante d’exposition, notamment pour les enfants. Il a rappelé que les conséquences d’une exposition au plomb peuvent affecter durablement le développement neurologique et cognitif et entraîner des répercussions importantes sur la santé et la productivité.

Selon lui, la mise en place d’un cadre réglementaire national devient donc nécessaire. « Djibouti ne dispose à ce jour d’aucune réglementation en la matière », a-t-il notamment relevé, estimant que l’objectif de cette démarche est précisément de combler ce vide juridique.
Ces échanges ont permis d’identifier plusieurs priorités, notamment la nécessité de disposer de données fiables sur les peintures commercialisées sur le marché djiboutien, de renforcer les capacités des laboratoires nationaux et de doter les services douaniers d’une base juridique leur permettant de contrôler les produits à l’entrée du territoire. La question de la normalisation figure également parmi les enjeux importants. Les institutions compétentes devront contribuer à l’élaboration de normes techniques permettant d’encadrer efficacement la teneur en plomb des peintures commercialisées à Djibouti.
Définir une feuille de route commune
Les travaux de l’atelier visent ainsi à établir une vision commune entre les différentes administrations et institutions impliquées. Il s’agit notamment de clarifier les responsabilités de chaque structure, d’identifier les difficultés techniques et institutionnelles susceptibles de se poser et de définir les moyens nécessaires à la mise en œuvre de la future réglementation.
Les participants sont également appelés à convenir d’une feuille de route assortie d’échéances précises, devant accompagner les prochaines étapes jusqu’à l’adoption du futur texte réglementaire.
Pour le secrétaire général, la réussite de cette initiative dépend avant tout de la capacité des institutions à travailler de manière coordonnée. Aucune structure ne pouvant agir seule face à une problématique aussi complexe, le ministère a privilégié une approche concertée et inclusive.
Au-delà de cet atelier, le ministère entend poursuivre cette dynamique à travers un futur projet mené avec le LEEP. Cette collaboration devrait permettre de renforcer les capacités nationales et d’accompagner Djibouti dans la mise en place d’un dispositif réglementaire adapté au contexte national.
En réunissant les différents acteurs concernés autour d’une même table, cette consultation constitue ainsi une étape importante vers l’élaboration d’un cadre national destiné à mieux contrôler la teneur en plomb dans les peintures.
La démarche répond à un double objectif : préserver l’environnement et protéger la santé de la population, en particulier celle des enfants, contre les effets potentiellement graves d’une exposition au plomb.
Mohamed Chakib











































