La ministre de la Jeunesse et de la Culture, Mme Fardoussa Moussa Egueh, a entrepris lundi matin une tournée de prise de contact auprès des institutions culturelles placées sous sa tutelle. Cette démarche, qui s’inscrit dans une volonté d’écoute, de dialogue et d’évaluation des besoins du secteur, l’a conduite à l’Agence nationale pour la promotion de la culture (ANPC), au Mémorial EEGA ainsi qu’au Musée national de Djibouti.

À travers cette série de visites, la ministre a souhaité s’imprégner des réalités du terrain, rencontrer les responsables et les équipes de ces établissements stratégiques, tout en réaffirmant l’importance que le gouvernement accorde à la préservation du patrimoine culturel, historique et documentaire du pays.

Une première étape consacrée à l’Agence nationale pour la promotion de la culture

La tournée ministérielle a débuté à l’Agence nationale pour la promotion de la culture (ANPC), où Mme Fardoussa Moussa Egueh a été accueillie par le directeur de l’institution, M. Mohamed Houssein Doualeh, entouré de ses collaborateurs ainsi que du personnel administratif et technique.

Cette rencontre a permis à la ministre de découvrir les différentes missions de l’agence, notamment celles liées à la gestion de la Bibliothèque nationale et des Archives nationales. Les responsables de l’établissement ont présenté un aperçu des activités menées, des projets en cours ainsi que des défis rencontrés dans l’accomplissement de leurs missions.

Au cours des échanges, la ministre a souligné le rôle central de l’ANPC dans la préservation et la valorisation de la mémoire nationale. Elle a rappelé que les archives nationales constituent un patrimoine inestimable, garant de la continuité de l’histoire du pays et de la sauvegarde de son héritage institutionnel. « Les archives nationales ne sont pas seulement un ensemble de documents administratifs. Elles représentent la mémoire vivante de notre nation, le témoignage de notre parcours collectif et un outil indispensable pour les générations présentes et futures », a-t-elle déclaré.

Mme Fardoussa Moussa Egueh a également mis en avant l’importance de la Bibliothèque nationale dans la diffusion du savoir et la promotion de la lecture. Selon elle, cet espace joue un rôle essentiel dans l’éducation, l’éveil intellectuel et l’épanouissement de la jeunesse djiboutienne. La ministre a encouragé les responsables et les agents de l’institution à poursuivre leurs efforts afin de renforcer l’accessibilité aux ressources documentaires et de développer des initiatives innovantes favorisant l’accès à la culture et à la connaissance.

Le Mémorial EEGA, gardien de la mémoire nationale

Poursuivant sa tournée, la ministre s’est rendue au Mémorial EEGA, lieu emblématique dédié à la mémoire des luttes qui ont conduit à l’indépendance de Djibouti.

Cette visite a revêtu une dimension particulièrement symbolique. À travers ses espaces d’exposition, ses archives historiques et ses actions de sensibilisation, le Mémorial EEGA perpétue le souvenir des femmes et des hommes qui ont contribué à l’émancipation du pays et à la conquête de sa souveraineté.

Au cours de sa visite, Mme Fardoussa Moussa Egueh a parcouru les différentes salles du mémorial et pris connaissance des activités menées en faveur de la conservation et de la transmission de l’histoire nationale.

Elle a salué le travail accompli par les responsables du site pour maintenir vivante la mémoire collective et transmettre aux jeunes générations les valeurs de patriotisme, de courage et d’engagement qui ont marqué l’histoire du pays.

La ministre a insisté sur le fait que la mémoire constitue un élément fondamental de la construction nationale. Selon elle, la connaissance de l’histoire permet de renforcer le sentiment d’appartenance à la nation, de consolider la cohésion sociale et de promouvoir les valeurs citoyennes. « Une nation qui connaît son histoire est une nation qui regarde l’avenir avec confiance. Les lieux de mémoire comme le Mémorial EEGA jouent un rôle essentiel dans la transmission de notre héritage commun et dans la préservation de notre identité nationale », a-t-elle souligné.

Elle a rappelé que la valorisation du patrimoine historique s’inscrit pleinement dans les orientations du Gouvernement visant à promouvoir l’unité nationale, le civisme et la cohésion sociale.

Un Musée national en pleine transformation

La dernière étape de cette tournée de prise de contact a conduit la ministre au Musée national de Djibouti, actuellement engagé dans un important programme de rénovation.

Au cours de cette visite, Mme Fardoussa Moussa Egueh a pu constater l’état d’avancement des travaux et s’informer sur les différentes phases du projet de réhabilitation. Les responsables du musée lui ont présenté les améliorations prévues afin de moderniser les infrastructures et d’offrir aux visiteurs un cadre plus adapté à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine culturel national.

La ministre a souligné l’importance de cette rénovation, qui permettra non seulement de préserver les collections existantes dans de meilleures conditions, mais aussi de renforcer l’attractivité du musée auprès du grand public, des chercheurs, des étudiants et des touristes.

Elle a insisté sur le fait que le Musée national constitue un outil majeur de transmission de l’histoire et de la culture djiboutiennes. À ce titre, sa modernisation représente un investissement stratégique pour le rayonnement culturel du pays.

« Le Musée national doit être un lieu vivant, accessible et attractif, où chacun peut découvrir la richesse de notre patrimoine et mieux comprendre l’histoire de notre nation », a-t-elle affirmé.

La ministre a réitéré son engagement à soutenir toutes les initiatives visant à faire du musée un espace de découverte, d’apprentissage et d’échanges culturels, capable de répondre aux attentes des nouvelles générations.

Une volonté d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur culturel

À travers cette tournée de prise de contact, Mme Fardoussa Moussa Egueh a réaffirmé sa volonté de placer le dialogue et la concertation au cœur de son action ministérielle. En allant à la rencontre des responsables et des personnels des institutions culturelles, elle entend bâtir une approche participative permettant de mieux répondre aux défis du secteur.

Cette démarche témoigne également de l’importance accordée à la culture comme vecteur de développement humain, de cohésion sociale et de construction citoyenne. La préservation de la mémoire collective, la promotion de la lecture, la valorisation du patrimoine historique et culturel ainsi que le soutien aux institutions nationales figurent parmi les priorités annoncées de la nouvelle ministre.

Cette tournée marque ainsi le début d’une nouvelle étape pour le secteur culturel djiboutien, placée sous le signe de l’écoute, de la coopération et de l’ambition de renforcer davantage le rôle de la culture dans le développement et le rayonnement de la République de Djibouti.

Zouhour Abdillahi