
Le secteur du transport urbain de Tadjourah entre dans une nouvelle phase de son développement. Avec la création officielle du Syndicat des Tricycles de Tadjourah (SYTTA), les conducteurs de bajaj se dotent, pour la première fois, d’une organisation représentative destinée à défendre leurs intérêts, à structurer la profession et à accompagner la modernisation d’un service devenu essentiel à la mobilité des habitants de la Ville Blanche.
Une nouvelle page s’ouvre pour les conducteurs de tricycles motorisés de la Ville Blanche. Réunis dans un esprit de responsabilité et de solidarité, ils ont officiellement créé le Syndicat des Tricycles de Tadjourah (SYTTA), première organisation syndicale du secteur dans la région. Cette initiative, longtemps souhaitée par les professionnels, marque une étape importante dans la structuration d’une activité qui occupe aujourd’hui une place de choix dans la vie économique et sociale de Tadjourah.

Au fil des années, les bajaj se sont imposés comme un moyen de transport incontournable. Grâce à leur proximité, leur souplesse et leur accessibilité, ils facilitent les déplacements quotidiens des habitants, relient les différents quartiers de la ville et offrent une source de revenus à de nombreux jeunes. Face à l’essor de cette activité, la création d’un cadre représentatif est apparue comme une nécessité afin d’accompagner son développement dans un esprit d’organisation, de discipline et de professionnalisme.
À l’issue de l’assemblée constitutive, M. Otban Mao a été élu premier président du Syndicat des Tricycles de Tadjourah. Entouré de son bureau, il aura pour mission de fédérer les conducteurs autour d’objectifs communs, notamment la défense de leurs intérêts, l’amélioration des conditions de travail, la promotion du respect du Code de la route, le renforcement de la sécurité des usagers et l’instauration d’un dialogue permanent avec les autorités compétentes.
La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet de la région de Tadjourah, M. Mohamed Houmed Abass, dont la participation a souligné l’importance accordée par les pouvoirs publics à cette initiative. Saluant la naissance du SYTTA, il a encouragé les conducteurs à faire de cette organisation un véritable outil de concertation, de cohésion et de responsabilité, capable d’accompagner durablement le développement du secteur et de contribuer au maintien d’un climat de confiance entre les professionnels, les usagers et l’administration.
Prenant la parole, le président du syndicat, M. Otban Mao, a lancé un appel à l’ensemble des conducteurs de tricycles de la région afin qu’ils rejoignent massivement cette nouvelle structure. Il a insisté sur le fait que l’unité constitue la meilleure garantie pour relever les défis de la profession, défendre les droits des conducteurs et promouvoir une image positive du métier. Il a également invité ses collègues à faire preuve d’exemplarité, de courtoisie et de responsabilité dans l’exercice quotidien de leurs fonctions.
Au-delà de sa mission de représentation, le SYTTA entend accompagner la profession vers davantage de structuration à travers des actions de sensibilisation, le renforcement des capacités de ses membres et la promotion de bonnes pratiques professionnelles. L’ambition est de faire des conducteurs de bajaj des partenaires à part entière du développement local, capables de contribuer à une mobilité urbaine plus sûre, plus organisée et plus efficace.
Avec la naissance du Syndicat des Tricycles de Tadjourah, les conducteurs de bajaj affirment leur volonté de parler désormais d’une seule voix. Plus qu’une simple organisation professionnelle, le SYTTA incarne l’espoir d’une profession mieux structurée, plus solidaire et pleinement engagée au service de la population et du développement de la Ville Blanche.
Ali Salfa








































