Face aux risques liés à la prolifération des moustiques, des mouches et autres vecteurs de maladies, l’Institut national de santé publique (INSP) engage une vaste démarche de prévention. Un plan d’action anti-vectorielle doit être finalisé le 21 septembre avant le lancement des opérations de salubrité et de démoustication prévu le 28 septembre.

L’Institut national de santé publique (INSP) a réuni, lundi 14 septembre 2026, les différents acteurs concernés par la lutte contre les vecteurs de maladies autour d’un plan d’action destiné à renforcer la prévention et l’assainissement de l’environnement. L’objectif affiché est de réduire les sources de prolifération des moustiques et autres insectes nuisibles et, par conséquent, les risques sanitaires qui leur sont associés.

Présidé par le Directeur général de l’INSP, le Dr Maad Nasser Mohamed, l’atelier de concertation a rassemblé des partenaires institutionnels et financiers du secteur de la santé, des représentants de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de la Préfecture et des différentes communes de Djibouti-ville, ainsi que des représentants de la société civile et des équipes techniques et scientifiques de l’INSP.

À l’ouverture des travaux, le Directeur général de l’INSP a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. « Nous ne pouvons gagner cette bataille sans l’implication de tous. Assainir notre environnement, c’est protéger nos enfants, nos familles et l’avenir de Djibouti», a-t-il déclaré. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations de la ministre de la Santé, Mouna Osman Aden, qui souhaite renforcer la lutte contre les moustiques, les mouches et les autres nuisibles susceptibles de constituer une menace pour la santé publique.

Miser sur la prévention

Pour l’INSP, la lutte anti-vectorielle repose d’abord sur la prévention et l’intervention en amont. Il s’agit notamment d’identifier et de traiter les différents gîtes larvaires, qu’il s’agisse des eaux stagnantes après les pluies ou de certaines infrastructures sanitaires, notamment les toilettes et les latrines. Cette approche vise à intervenir avant l’apparition des foyers de transmission, plutôt qu’à attendre la survenue d’une épidémie pour agir. Le plan d’action élaboré par l’INSP doit ainsi permettre de mieux coordonner les interventions sanitaires, communautaires et administratives.

Deux axes principaux ont été retenus. Le premier concerne la sensibilisation de la population, afin d’encourager les citoyens à participer à l’assainissement de leur environnement et à la réduction des sources de prolifération des moustiques. Le second porte sur des opérations ciblées de salubrité et de démoustication dans les zones urbaines et périurbaines considérées comme les plus exposées.

L’atelier du 14 septembre constitue la première étape du processus. Les contributions recueillies auprès des différents partenaires doivent permettre de finaliser un document consensuel et opérationnel.

Selon le calendrier établi, le plan finalisé sera présenté lundi 21 septembre au ministère de la Santé pour approbation. Après validation, les opérations de terrain doivent débuter le 28 septembre dans l’ensemble de Djibouti-ville.

À travers cette démarche, l’INSP entend renforcer une stratégie fondée sur l’anticipation des risques sanitaires. La réduction des gîtes larvaires, l’amélioration de la salubrité et la mobilisation des communautés constituent ainsi les principaux leviers de cette campagne de lutte anti-vectorielle.

Djibril Abdi Ali