
À seulement 19 ans, Reyeh Ahmed s’apprête à écrire une nouvelle page de l’histoire du football djiboutien. Formé en Angleterre et déjà remarqué pour son efficacité devant le but, l’attaquant britanno-djiboutien vient de rejoindre les Requins de la Mer Rouge. Présenté officiellement sous le maillot national floqué du numéro 11, Reyeh compte mettre en œuvre son talent de buteur pour qualifier la sélection nationale dans les prochains jeux de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Le football djiboutien tient peut-être là l’une de ses nouvelles promesses offensives. La semaine dernière, au siège de la Fédération Djiboutienne de Football, installé dans l’enceinte de l’ancien stade de Djibouti, le sélectionneur national Mohamed Meraneh a officiellement remis le maillot national à Reyeh Ahmed.
À 19 ans, le jeune attaquant britanno-djiboutien découvre ainsi l’univers des Requins de la Mer Rouge avec l’ambition de s’y faire une place durable.
Son arrivée n’est pas le fruit du hasard. Formé en Angleterre, notamment au sein de Bristol Manor Farm, Reyeh Ahmed a d’abord évolué sur l’aile gauche avant de se reconvertir progressivement dans un rôle plus axial. Un changement de position qui semble avoir libéré tout son potentiel offensif. Aujourd’hui sous les couleurs de Poulton Rovers, il s’est forgé un profil de joueur rapide, mobile et particulièrement opportuniste dans la surface.
Son passage avec la sélection a surtout marqué les esprits. Lors de son évaluation, le jeune attaquant n’a eu besoin que de trente minutes pour démontrer son sens du but, inscrivant un doublé qui a rapidement convaincu le staff technique national. Une entrée en matière particulièrement prometteuse pour celui qui portera désormais le numéro 11 de la sélection nationale.
Vitesse, mobilité et instinct
Sur le terrain, Reyeh Ahmed se distingue par une vitesse explosive, une capacité à attaquer les espaces et un sens du déplacement qui lui permet de se retrouver rapidement en position de frappe. À cela s’ajoute un sang-froid déjà affirmé devant la cage. Des qualités qui pourraient offrir une nouvelle solution au secteur offensif djiboutien.
Mais au-delà de ses qualités individuelles, son intégration revêt également une dimension particulière puisque Reyeh Ahmed est le fils d’Ahmed Harago, un ancien joueur bien connu dans le milieu du football djiboutien. En effet, dans les années 1990, son père s’était illustré dans le championnat national sous les couleurs de plusieurs clubs djiboutiens.
Près de trois décennies plus tard, le flambeau change donc de génération. Le père avait marqué son époque sur les pelouses nationales ; le fils, lui, nourrit désormais l’ambition de porter les couleurs du pays sur la scène continentale.
Pour les Requins de la Mer Rouge, Reyeh Ahmed représente à la fois une nouvelle option offensive et un pari sur l’avenir. Le britanno-djiboutien devra donc confirmer, les espoirs que la sélection nationale place en lui, pour les qualifications de la CAN.









































