A l’occasion de la rentrée politique nationale 2026 intervenue hier, mardi, sous la forme d’un Conseil des Ministres organisé au Palais de la République, le Chef de l’Etat, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, s’est livré à l’inventaire actualisé des priorités qu’il fixe à son Gouvernement. Il a, à cet effet, dans un discours inaugural prononcé en début de séance du Conseil des Ministres, fait d’emblée valoir que la poursuite des efforts liés à notre développement devait nécessairement être négociée à travers le prisme d’une plus grande détermination de la Puissance publique à s’acquitter de ses missions les plus régaliennes.

Cela signifie, aux yeux du Chef de l’Etat, que l’ensemble des impératifs immédiats incombant à l’Etat dont, la sécurité, la paix et la garantie, aux citoyens, des droits fondamentaux que sont, entre autres, « l’Education, la formation et la santé », ne doivent pas être perçus comme des simples objectifs de bienfaisance à privilégier en vertu d’éventuelles retombées positives qu’ils génèrent.

Ces objectifs doivent plutôt, de l’avis du Président de la République, être assimilés en préalables indispensables à l’édification et à la consolidation des notions d’intérêts suprêmes dont l’unité, la cohésion nationale et la foi de nos concitoyens en leur pays.

C’est en cela que le Chef de l’Etat place désormais le renforcement des missions régaliennes de la Puissance publique au cœur des priorités qu’il assigne à son Gouvernement.

« Le contexte géopolitique que nous vivons nous invite à renforcer sans relâche notre vigilance dans la sécurité intérieure, la sécurité de nos infrastructures vitales, le contrôle de nos frontières », a, à ce propos, déclaré en substance le Président Guelleh qui, a cité ensuite la poursuite de l’enrichissement de notre patrimoine humain au titre d’autre priorité majeure assignée à son Gouvernement.

« Au-delà de nos infrastructures et de notre position géographique exceptionnelle, les femmes et les hommes de la République de Djibouti constituent notre première richesse », a, dans cet optique, souligné le Chef de l’Etat qui, a donc requis le principe d’un plus grand investissement sur notre capital humain dans une perspective telle garantissant « l’inclusion et l’égalité des chances pour nos concitoyens à besoins spéciaux ». Dans cette intervention, le Président Guelleh mit particulièrement l’accent aussi sur le rôle pivot consenti à notre jeunesse dans le processus visant à davantage appréhender notre développement à travers l’amélioration de notre patrimoine humain.

« Notre jeunesse représente notre plus grande richesse… nous devons agir avec détermination pour lui ouvrir des perspectives réelles, en renforçant la formation professionnelle et l’enseignement technique, en facilitant l’accès au financement et à l’entrepreneuriat et en améliorant l’insertion professionnelle », a ainsi souligné le Chef de l’Etat.

Dans l’énumération non exhaustive des priorités et politiques fixées à son Gouvernement, le Président Guelleh fit état également du recours à une plus grande diversification de notre économie.

« Il nous faut développer de nouveaux moteurs de croissance, notamment les industries légères, le numérique, le tourisme, les énergies renouvelables et la pêche. Il nous faut valoriser nos richesses nationales, encourager l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes », a, à ce sujet, indiqué le Chef de l’Etat pour qui, notre essor reste toujours en partie soumis aussi à « la consolidation de nos atouts que sont la logistique, le secteur bancaire et les télécommunications ».

Dans son discours de rentrée gouvernementale, le Président de la République a élevé également au rang d’objectif prioritaire la réalisation d’une plus grande maîtrise des dépenses publiques.

« Cela passe nécessairement par la consolidation de notre cadre macroéconomique et par l’accélération des réformes de nos finances publiques », a précisé le Chef de l’Etat, relayant sa conviction en la vocation de ces réformes à permettre « une meilleure allocation des ressources publiques, une plus grande transparence de l’information budgétaire à  l’égard de nos concitoyens, une plus grande redevabilité dans la gestion des comptes publics… ainsi qu’une gestion davantage orientée vers les résultats et l’efficacité de la dépense publique ».

Dans cette intervention, le Président Guelleh fit mention également du rôle de plus en plus dévolu à la digitalisation dans la réalisation du développement national.

« La transformation numérique de l’action publique constitue un levier important de notre politique de modernisation de l’Etat », a assuré le Président Ismail Omar Guelleh. « Nous devons à cet égard accélérer la digitalisation des procédures administratives, la dématérialisation des services publics et l’interopérabilité de nos systèmes », a par voie de conséquence invoqué le Président de la République, formant l’espoir que « la transformation numérique et l’amélioration de la gouvernance de nos données nous permettent d’engager une réflexion ambitieuse sur une exploitation responsable et maîtrisée de l’intelligence artificielle», objet prochain d’un forum national chez nous.