
Le Premier ministre, S.E.M. Abdoulkader Kamil Mohamed, a pris part à Luanda, en République d’Angola, à la 21e session extraordinaire de la Conférence de l’Union africaine, consacrée au renforcement des mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits. Cette importante rencontre de haut niveau, qui s’est achevée dimanche 30 août, a placé la prévention des crises, la diplomatie préventive et le renforcement des capacités africaines de réponse au cœur des échanges.

La participation du Premier ministre à ce rendez-vous continental traduit l’engagement de Djibouti en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique. Elle témoigne également de l’attachement du pays à une approche privilégiant le dialogue, la médiation et la recherche de solutions politiques face aux crises qui continuent d’affecter certaines régions du continent.
Le Premier ministre était accompagné du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ainsi que de l’ambassadeur de Djibouti en Éthiopie et représentant permanent de la République de Djibouti auprès de l’Union africaine. Cette représentation à haut niveau souligne l’importance accordée par Djibouti aux questions de paix et de sécurité inscrites au cœur de l’agenda de l’organisation continentale.
Les travaux de la session extraordinaire ont été largement consacrés à la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses capacités à anticiper les crises et à intervenir avant leur aggravation. L’alerte précoce, la réponse rapide et la diplomatie préventive ont ainsi occupé une place centrale dans les discussions. Pour les dirigeants africains, l’objectif est de faire évoluer les mécanismes continentaux afin qu’ils soient davantage capables de détecter les signes annonciateurs de tensions, de faciliter le dialogue entre les parties et de favoriser des solutions pacifiques avant que les différends ne dégénèrent en conflits ouverts.
Cette orientation traduit une volonté de renforcer l’action africaine en matière de prévention, dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs foyers d’instabilité et l’apparition de
La rencontre de Luanda a également permis d’examiner les moyens de renforcer l’Architecture africaine de paix et de sécurité, notamment le rôle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Les participants ont insisté sur la nécessité de rendre les institutions africaines plus efficaces et mieux coordonnées afin de permettre au continent de répondre collectivement aux crises. Une meilleure articulation entre l’Union africaine, les États membres et les organisations régionales est apparue comme un élément essentiel de cette stratégie. La médiation et la diplomatie préventive doivent, dans cette perspective, occuper une place accrue dans la gestion des différends. Le sommet a réaffirmé l’importance du dialogue et des solutions politiques, conformément aux principes de l’Union africaine en matière de paix, de sécurité et de gouvernance.
Des menaces qui appellent une réponse collective
Les dirigeants africains ont également passé en revue les principaux défis sécuritaires auxquels le continent est confronté. Le terrorisme et l’extrémisme violent figurent parmi les menaces les plus préoccupantes, auxquels s’ajoutent la criminalité transnationale et la piraterie.
Ces défis, souvent transfrontaliers, rendent indispensable une coopération accrue entre les États africains et leurs institutions compétentes.
Le renforcement du partage d’informations, de l’alerte précoce et des capacités de réponse apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour la sécurité collective du continent.
La question du financement des efforts de paix a également occupé une place importante dans les discussions. Les dirigeants ont souligné la nécessité de disposer de ressources durables pour permettre à l’Union africaine de renforcer ses mécanismes de prévention, de médiation et d’intervention.
Dans ce contexte, la participation du Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed revêt une portée particulière. Elle permet à Djibouti de réaffirmer, au plus haut niveau, son engagement en faveur d’une Afrique plus proactive et solidaire, capable de prévenir les crises et de privilégier les solutions pacifiques.
À travers cette présence à Luanda, Djibouti confirme son attachement au multilatéralisme africain et à la recherche de réponses concertées aux défis qui menacent la paix et la stabilité du continent.
La 21e session extraordinaire s’est ainsi conclue sur la nécessité de consolider les mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits, tout en renforçant le rôle des institutions continentales et régionales.
Pour l’Union africaine, le défi consiste désormais à transformer ces orientations en actions concrètes, en renforçant les capacités d’anticipation, la coopération entre les États et les organisations régionales et les moyens consacrés aux initiatives de paix. À Luanda, Djibouti aura ainsi pris part à une réflexion déterminante pour l’avenir de la paix sur le continent, en défendant une vision fondée sur la prévention, le dialogue et la solidarité africaine.











































