L’Agence nationale des personnes handicapées (ANPH), la Banque mondiale et le Gouvernement japonais unissent leurs efforts pour renforcer l’accès des enfants en situation de handicap aux services de santé et d’éducation. Doté de 2,72 millions de dollars, le Projet d’Amélioration de l’Inclusion des Enfants Vulnérables en Situation de Handicap sera mis en œuvre sur la période 2026-2028 et doit bénéficier directement à 4 500 personnes à travers le pays.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le renforcement de l’inclusion des enfants en situation de handicap. Une délégation de la Banque mondiale et de l’Ambassade du Japon s’est rendue, mardi 15 septembre, au Centre des enfants à besoins spéciaux de Djibouti, dans le cadre du lancement officiel du Projet d’Amélioration de l’Inclusion des Enfants Vulnérables en Situation de Handicap. Guidée par le Directeur général de l’Agence nationale des personnes handicapées (ANPH), M.Doualeh Saïd Mohamoud  la délégation a pu découvrir les différentes structures d’accompagnement et les plateaux de soins du centre. Cette visite a également permis aux représentants des institutions partenaires d’échanger directement avec les professionnels, les éducateurs, les thérapeutes et les familles.

Au fil des échanges, l’accent a notamment été mis sur l’importance d’une prise en charge précoce. L’identification des troubles dès le plus jeune âge et l’accès à des soins et à un accompagnement adaptés constituent des facteurs essentiels pour limiter les conséquences du handicap et favoriser l’autonomie et l’inclusion sociale et scolaire des enfants. Le nouveau projet s’inscrit précisément dans cette logique. Il bénéficie d’un financement de 2,72 millions de dollars du Fonds japonais de développement social (JSDF), administré par le Groupe de la Banque mondiale. Prévu pour la période 2026-2028, il vise à renforcer de manière coordonnée les dispositifs de santé, d’éducation et d’accompagnement social destinés aux enfants vulnérables en situation de handicap.

Une approche centrée sur l’enfant et sa famille

L’intervention repose sur plusieurs axes complémentaires. Le projet prévoit d’abord de renforcer le dépistage et l’identification précoce des troubles afin de favoriser une intervention rapide et de limiter les situations de sur-handicap. Il entend également contribuer à l’adaptation des infrastructures scolaires et des pratiques pédagogiques pour faciliter l’accès des enfants concernés à l’éducation inclusive.

La formation et l’accompagnement des enseignants, des encadrants et des acteurs communautaires constituent un autre volet important du programme.

L’objectif est de renforcer durablement les capacités des personnes appelées à accompagner les enfants dans leur parcours de soins, d’apprentissage et d’intégration.

Le projet accorde par ailleurs une place importante aux familles. Confrontés à des dépenses liées aux soins et à l’accompagnement de leurs enfants, certains ménages peuvent se retrouver dans une situation de fragilité économique.

Des dispositifs d’accompagnement et des activités génératrices de revenus sont ainsi prévus au bénéfice de familles ciblées.

L’ambition est de toucher directement 4 500 personnes sur l’ensemble du territoire national. Parmi elles, 2 500 enfants devraient bénéficier de services médicaux et éducatifs améliorés, tandis que 1 000 ménages seront accompagnés à travers des dispositifs d’insertion et de soutien économique. Cette dimension familiale traduit la volonté de ne pas limiter l’action à la seule prise en charge de l’enfant. En renforçant les capacités et la situation économique des ménages, le projet entend créer un environnement plus favorable à la continuité des soins, à la scolarisation et à l’autonomisation des enfants.

À travers cette initiative, l’ANPH consolide ainsi son partenariat avec la Banque mondiale et le Gouvernement japonais autour d’un objectif commun : renforcer les mécanismes d’inclusion et réduire les obstacles auxquels sont confrontés les enfants en situation de handicap et leurs familles. Le projet repose sur une conviction centrale : le dépistage précoce, la qualité de l’accompagnement, l’accès à l’éducation et l’autonomisation des familles doivent avancer ensemble. Une approche intégrée appelée à contribuer, au cours des trois prochaines années, à une société plus inclusive et à une meilleure prise en compte des personnes vulnérables.

Djibril Abdi Ali