
Un proverbe arabe dit : « La santé est une couronne qui brille de tous ses éclats sur la tête des biens portants, mais que, malheureusement, seuls les malades voient avec envie. » Cette citation s’applique parfaitement à un pays et à un peuple qui vivent dans la paix, la sécurité et une relative prospérité au regard de ses richesses et de ses moyens. C’est le cas de Djibouti, notre bien commun.
Malheureusement, certains ne voient pas cette couronne ; seules les populations des pays environnants la voient et nous l’envient. Djibouti est pour elles un eldorado.Quel pays peut se targuer d’avoir une monnaie qui n’a pas perdu un iota de sa valeur depuis sa création, le 20 mars 1949 ? Bien au contraire, elle a été réévaluée à deux reprises : la première fois le 18 décembre 1971, passant de 214,392 à 197,366 DJF, et la seconde le 13 février 1973, passant de 197,366 à 177,721 DJF, pour se stabiliser définitivement jusqu’à aujourd’hui. La valeur de la monnaie et sa stabilité sont la première richesse de chaque citoyen.
En quarante-cinq ans le prix de la baguette de pain est passé de 10 DJF en 1977 à 25 DJF en 2026, soit un taux d’inflation moyen annuel sur la période de 2.05 %. Ceci est le résultat de la stabilité monétaire. Aucun pays de la région, de l’Afrique et même du monde ne peut se prévaloir d’une réalisation.Enfin sur le plan commercial je ne peux passer sous silence cette information majeure de la Banque mondiale datant de cette semaine et dont j’explique les raisons.
La Banque mondiale vient de publier le classement des pays dont les exportations dépassent le PIB. Avec un ratio spectaculaire de 126,4 %, Djibouti s’impose à la 6e place mondiale ! Les ambitions dépassent les frontières ! Une telle performance ne doit rien au hasard. Elle est le fruit d’une vision audacieuse et d’atouts majeurs : Premièrement, une situation géographique d’exception, Djibouti est au cœur des routes maritimes mondiales. Deuxièmement des infrastructures de pointe, symbolisées par les six nouveaux ports ultra-modernes. Troisièmement Une hyper-connectivité, grâce aux nombreux câbles sous-marins qui font de nos côtes un hub numérique régional. Et enfin quatrièmement un environnement libéral, porté par le système économique et monétaire le plus ouvert de la région.
Cette réussite prouve que notre pays est bien plus qu’un carrefour : c’est un moteur économique incontournable en Afrique et dans le monde.Comment ne pas être fier du chemin parcouru, tourné vers l’avenir. Notre rôle en tant qu’intellectuels est d’éveiller notre conscience collective pour que chacun mesure ce bonheur incommensurable dont nous disposons, et d’insister autour de nous sur les points suivants : Préserver notre paix, qui est une grâce à défendre ensemble.
Vivre en paix au cœur d’une région tourmentée, bénéficier d’une sécurité intérieure rigoureuse et observer un développement économique concret ne relèvent pas du hasard. C’est à la fois une grâce infinie d’Allah et le fruit d’une alchimie politique subtile, menée depuis 1977 par le Père de la Nation, Hassan Gouled Aptidon (paix à son âme), puis poursuivie et amplifiée par le Président Ismaïl Omar Guelleh. Avec sagesse, habileté, dextérité et élégance, les deux Présidents ont géré cette alchimie politique pour harmoniser les différentes composantes de notre nation.
Disons Al Hamdoulillah matin et soir pour cette bénédiction, en n’oubliant jamais de mesurer notre responsabilité collective. La stabilité n’est jamais un acquis éternel. Nous nous devons de la protéger comme la prunelle de nos yeux. Djibouti est un havre de paix et il est notre bien commun le plus cher et le plus précieux. Cela exige de nous deux engagements indéfectibles : soutenir sans faille la gouvernance lucide menée et qui privilégie la cohésion, la fermeté régalienne et l’équité, afin que chaque citoyen trouve sa place et que la sécurité de tous, hommes et femmes, soit assurée. Incarner une citoyenneté vigilante au quotidien, en rejetant les anathèmes visant les divisions. Nous nous devons de cultiver le dialogue qui cimente notre vivre-ensemble. Ne jamais oublier dans chacune de nos actions et nos paroles publiques ou privées notre belle devise : Unité, Égalité Paix,
Le Président Ismaïl Omar Guelleh, dans l’un de ses discours les plus marquants, a dit un jour : « Je ne permettrai jamais le développement de tout discours ou action tribaliste dans l’espace politique. C’est une ligne rouge. » Cette ligne doit guider l’action de chacun à tout instant. La paix est un édifice fragile que les dirigeants bâtissent, mais que seule la vigilance de tout un peuple peut préserver de l’effondrement. Ne l’oublions jamais.
Enfin, un dernier point et non des moindres : les alliances politiques, économiques et militaires que nous avons nouées avec trois membres permanents du Conseil de sécurité, la France depuis toujours, les États-Unis d’Amérique depuis 2002 et enfin la Chine depuis 2017 relèvent d’une ingénierie et d’une sagesse politique remarquables que nous devons au Président Ismaïl Omar Guelleh.
Puisse la Providence nous préserver des tumultes qui secouent notre région et des démons qui minent et détruisent les pays environnants.
Mohamed Said Seif
Économiste











































