
L’Agence Nationale de la météorologie,( ANM), a ouvert dans la journée du mardi 8 septembre 2026, à l’hôtel Sheraton de Djibouti, le premier atelier national de coproduction consacré à l’identification des aléas prioritaires, de leurs impacts et des besoins des utilisateurs pour le développement des Prévisions basées sur les impacts (IBF) et des Prévisions basées sur les actions (ABF) à Djibouti.

Organisé par l’Agence nationale de la météorologie en collaboration avec le Secrétariat exécutif de la gestion des risques et des catastrophes (SEGRC), cet atelier rassemble plusieurs institutions nationales ainsi que des partenaires techniques engagés dans la prévention et la gestion des risques météorologiques et climatiques.
La cérémonie d’ouverture a notamment réuni le directeur de l’Agence Nationale de la Météorologie, M. Mohamed Ismaël Nour, et le Secrétaire exécutif chargé de la gestion des risques et des catastrophes, M. Ahmed Mohamed Madar, aux côtés de représentants des différents secteurs concernés.
Cette rencontre vise à lancer un processus national de coproduction permettant de mieux identifier les phénomènes météorologiques et climatiques les plus préoccupants pour le pays, d’évaluer leurs conséquences et de définir les besoins des différents utilisateurs en matière d’informations et d’alertes météorologiques.
Les travaux se dérouleront du 8 au 10 septembre, en présence de nombreux acteurs de l’ANM, du Secrétariat exécutif de la gestion des risques et des catastrophes, du ministère des Infrastructures et des Équipements, de la Direction de la protection civile et d’autres partenaires techniques, notamment le CERD, le Croissant-Rouge de Djibouti et des ONG.
Des représentants des ministères concernés, notamment ceux de la Femme et de la Famille, des Affaires sociales, de l’Agriculture, de l’Éducation nationale et de la Santé, participent également à cet atelier, aux côtés de représentants de l’Agence des personnes handicapées, de représentants communautaires, des médias, ainsi que des représentants du PAM, de la FAO et du PNUD.
Durant ces trois jours les participants partageront leurs expertises, leurs attentes et leurs besoins, afin de contribuer à la mise en place d’approches et d’outils communs.
À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’Agence nationale de la météorologie de Djibouti, Mohamed Ismaël Nour, a souligné que le pays est confronté, depuis plusieurs années, à une diversité d’aléas météorologiques.
« Notre pays fait face à des aléas multiples : inondations soudaines, canicules, vents violents, sécheresses. Face à ces défis, il ne suffit plus de prédire. Il faut agir en amont. C’est tout le sens du programme WISER Action First™, que l’ANM met en œuvre avec le SEGRC et l’appui de nos partenaires », a-t-il déclaré.
Dans le cadre du programme WISER Action First, il s’agit de mettre en place, avec l’ensemble des parties prenantes, les mesures nécessaires et les actions anticipatoires pour les différents risques liés au changement climatique, mais aussi face aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux différents risques auxquels le pays et les populations peuvent être confrontés.
Il a également rappelé qu’à travers les concepts de Prévisions basées sur les impacts (IBF) et de Prévisions basées sur les actions (ABF), « nous passons d’une logique de bulletin technique à une logique d’action anticipatoire. Cet atelier pose la première pierre de notre feuille de route nationale, en ligne avec l’initiative Early Warnings for All. »
Le directeur général de l’ANM a souligné que la coproduction est au cœur de cette démarche et qu’elle place les utilisateurs au centre du processus. « Car les meilleures prévisions du monde ne servent à rien si elles ne répondent pas aux besoins réels de ceux qui sont sur le terrain », a-t-il ajouté.
Le directeur de l’agence a également insisté sur la responsabilité de chacun afin qu’aucun Djiboutien et qu’aucun secteur vital de l’économie nationale ne soit laissé sans protection face aux aléas météorologiques.
« Nous avons la responsabilité collective de faire en sorte qu’aucun Djiboutien, qu’aucun secteur vital de notre économie ne soit laissé sans protection face aux aléas météorologiques. L’information météorologique est un bien public. Elle doit être utile, accessible, compréhensible et, surtout, actionnable. C’est le sens de notre engagement ici, aujourd’hui », a-t-il conclu.
SOUBER HASSAN










































