Du 25 au 28 août, Addis-Abeba a accueilli une formation continentale consacrée au renforcement des capacités des jeunes sur les instruments et les valeurs partagées de l’Union africaine. Aux côtés de jeunes leaders venus de plusieurs pays du continent, deux Djiboutiens, Ali Ismail Dimbio et Hawa Ahmed Mohamed, ont pris part à quatre journées d’échanges consacrées au leadership, à la bonne gouvernance, à la citoyenneté, à la paix et à la participation de la jeunesse dans les processus de décision. Une rencontre qui aura permis de faire dialoguer les expériences locales avec les grandes dynamiques africaines.

À Addis-Abeba, l’Afrique s’est une nouvelle fois retrouvée face à elle-même, dans ce qu’elle a de plus précieux et de plus prometteur : sa jeunesse.

Du 25 au 28 août, la capitale éthiopienne a réuni de jeunes engagés venus de différents horizons du continent autour d’une réflexion consacrée aux instruments et aux valeurs partagées de l’Union africaine.

Pendant quatre jours, les échanges ont porté sur des questions qui dépassent les frontières et les appartenances nationales : la bonne gouvernance, le leadership inclusif, la participation citoyenne, la paix, la cohésion sociale, le panafricanisme et la place des jeunes dans les processus de décision. Autant de sujets qui renvoient à une même exigence : préparer une génération capable de comprendre les mutations du continent et de prendre part à son devenir.

Djibouti était représenté à cette rencontre par Ali Ismail Dimbio et Hawa Ahmed Mohamed. Deux parcours différents, deux domaines d’intervention complémentaires, mais une même proximité avec les préoccupations de la jeunesse.

Expert en insertion professionnelle, formateur et entrepreneur social, Ali Ismail Dimbio s’investit dans des secteurs directement liés à l’autonomisation des jeunes. Employabilité, entrepreneuriat, inclusion et cohésion sociale constituent les principaux champs de son engagement.

À travers ses activités et son implication dans le plaidoyer en faveur de la jeunesse, il participe également à des initiatives de mobilisation communautaire et de promotion de la citoyenneté active.

Sa participation à Addis-Abeba aura ainsi constitué un prolongement naturel de cet engagement. En confrontant son expérience de terrain à celles de jeunes issus d’autres pays africains, il a pu prendre part à une réflexion collective sur les moyens de renforcer la capacité des nouvelles générations à contribuer aux transformations économiques, sociales et institutionnelles du continent.

L’expérience de Hawa Ahmed Mohamed s’inscrit, quant à elle, au cœur d’un autre levier essentiel du développement : l’éducation. Enseignante et engagée auprès de la jeunesse, elle intervient notamment auprès des collégiens et des lycéens à travers des initiatives éducatives, citoyennes et sociales. Son engagement repose sur la conviction que l’éducation ne se limite pas à la transmission des savoirs. Elle doit également permettre au jeune de prendre confiance en lui, de développer son sens des responsabilités, son esprit d’initiative et sa capacité à participer pleinement à la vie de sa communauté.

Des connaissances acquises et des expériences partagées

À travers ces deux profils, c’est donc une certaine image de la jeunesse djiboutienne qui s’est exprimée à Addis-Abeba : une jeunesse qui se forme, qui s’engage et qui cherche à inscrire ses initiatives dans une perspective plus large.

Au terme de cette rencontre, l’enjeu réside désormais dans la capacité à transformer les enseignements recueillis en actions concrètes. Les connaissances acquises, les expériences partagées et les contacts noués constituent autant de ressources susceptibles d’être mobilisées au service des initiatives nationales en faveur de la jeunesse.

Cette expérience aura également permis de rappeler que les dynamiques continentales ne sont pas uniquement l’affaire des institutions. Elles prennent vie dans les territoires, au sein des communautés, des établissements éducatifs, des organisations de la société civile et de toutes ces initiatives portées au quotidien par une jeunesse désireuse de participer à la construction de son avenir.

La rencontre d’Addis-Abeba s’est achevée, mais le dialogue, lui, ne fait que commencer.

Car derrière les quatre journées de formation demeure une ambition plus vaste : faire de la jeunesse africaine une force de proposition, de responsabilité et d’action.

De Djibouti à Addis-Abeba, deux jeunes auront ainsi porté une expérience locale dans un espace continental, avant de revenir avec une conviction renouvelée : l’Afrique de demain ne se construira pas seulement pour sa jeunesse, mais avec elle.

Ali Salfa