L’Association Taalo Saan a organisé, jeudi dernier, la cérémonie de clôture du projet intitulé « Les jeunes comme acteurs de changement dans la lutte contre les violences basées sur le genre ». Après 18 mois d’activités, cette initiative a permis de former et de mobiliser des jeunes volontaires dans les Centres de Développement Communautaire (CDC), les établissements scolaires et divers espaces de la capitale et des régions de l’intérieur, afin de sensibiliser les communautés aux violences faites aux femmes et aux filles, à l’égalité entre hommes et femmes et aux risques du cyberharcèlement.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre déléguée chargé de l’économie numérique et de l’innovation, Mme Safia Mohamed Ali Gadileh, la présidente de l’association Taalo Saan, Mme Zahra Ali Cheik, de l’ambassadrice de l’Union européenne à Djibouti et auprès de l’IGAD, Mme Denisa-Elena IONETE, la représentante de l’OMS, des présidents des communes de Boulaos et Balbala ainsi que des jeunes volontaires ayant participé aux campagnes de sensibilisation.  La journée a été marquée par une représentation théâtrale, la projection d’une rétrospective des activités et la remise des Awards des Jeunes, saluant l’engagement des volontaires. Des certificats et distinctions ont également été remis aux participants, en reconnaissance de leur contribution à la promotion de l’égalité et à la lutte contre les violences basées sur le genre.

Prenant la parole en premier, la présidente de l’association Taalo Saan, Mme Zahra Ali Cheik a rappelé l’ampleur du travail accompli : « C’est des mois de travail, de doutes, des nuits courtes, des kilomètres parcourus et surtout des vies rencontrées… Nous frappions une porte, puis une autre, toujours avec le même sourire, le même espoir, mais aussi avec beaucoup de peur. » Elle a exprimé sa gratitude envers l’Union européenne pour son soutien, ainsi qu’envers les ministères, partenaires et communautés d’accueil. Elle a surtout salué l’engagement des jeunes, véritables porteurs du projet. De son côté l’ambassadrice de l’Union européenne, Mme Denisa-Elena a souligné la pertinence de l’approche : « La force de ce projet, c’est qu’il a donné le cadre et la parole aux jeunes. Les défis d’aujourd’hui seront réglés avec eux, si on leur donne les moyens et un cadre. »

De son côté la directrice de l’insertion sociale des jeunes et de volontariats au ministère de la jeunesse et de la culture, Mme Roukiya Hassan a rappelé que les activités ont touché aussi bien la capitale que les régions de l’intérieur, sensibilisant jeunes, femmes et leaders communautaires aux mutilations génitales féminines, aux violences domestiques et au cyberharcèlement.

Enfin, la ministre déléguée chargé de l’économie numérique et de l’innovation, Mme Safia Mohamed Ali, a insistésur l’importance de la mobilisation collective pour prévenir des violences, y compris dans l’espace numérique, et promouvoir une société plus inclusive. « Dans notre Etat des droits, dans notre chère République de Djibouti, la violence n’a pas de place».

Au-delà de la clôture officielle, la cérémonie a réaffirmé la volonté de bâtir une société plus inclusive, équitable et respectueuse des droits de chacun. Les jeunes de Taalo Saan, désormais formés et expérimentés, apparaissent comme des acteurs incontournables dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la promotion de l’égalité.

SOUBER HASSAN