La ministre déléguée chargée de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mme Safia Mohamed Ali Gadileh, participe à la quatrième édition du Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle, organisé à Riyad, en Arabie saoudite. Les travaux réunissent décideurs, experts, chercheurs et entrepreneurs autour de la gouvernance de l’IA, de la protection des droits fondamentaux et du renforcement de la coopération internationale.

L’intelligence artificielle progresse à un rythme inédit, soulevant de nouvelles questions sur son encadrement, son utilisation et son impact sur les sociétés. C’est dans ce contexte que se tient à Riyad le quatrième Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle, organisé par l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA), en partenariat avec l’UNESCO et le Centre international de recherche et d’éthique en intelligence artificielle (ICAIRE). Cette édition est particulièrement importante puisqu’elle constitue la première édition arabe de cette plateforme internationale. Les participants examinent notamment les progrès accomplis depuis l’adoption, en 2021, de la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle.

L’éthique au cœur de la révolution numérique

Présente à cette rencontre, la ministre déléguée chargée de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mme Safia Mohamed Ali Gadileh, a placé l’éthique au centre de son intervention. « L’Intelligence Artificielle transforme nos sociétés à un rythme sans précédent », a-t-elle souligné, tout en mettant en avant les opportunités offertes par cette technologie dans les domaines de l’économie, de l’éducation, de l’administration et de l’industrie.

La ministre a toutefois insisté sur la nécessité de veiller à ce que cette transformation reste compatible avec « les valeurs humaines, l’éthique et les droits fondamentaux ». Une préoccupation particulièrement importante pour les pays africains et arabes, qui cherchent à tirer parti de l’innovation tout en faisant face aux défis liés aux infrastructures, aux compétences et à la régulation.

« Nos régions – l’Afrique et le monde arabe – sont aujourd’hui à un tournant historique », a-t-elle déclaré, évoquant le potentiel d’une jeunesse talentueuse, d’un écosystème entrepreneurial dynamique et d’une forte ambition en matière d’innovation. Pour accompagner cette dynamique, Mme Safia Mohamed Ali Gadileh a mis l’accent sur l’investissement dans les compétences, la recherche, les infrastructures numériques ainsi que sur l’élaboration de cadres réglementaires éthiques et harmonisés.

La coopération comme réponse collective

La gouvernance de l’intelligence artificielle ne pouvant être limitée aux frontières nationales, la ministre djiboutienne a également appelé à renforcer la coopération internationale.

« Face à des technologies qui dépassent les frontières, la coopération internationale n’est pas une option : elle est une nécessité », a-t-elle affirmé, saluant le rôle de l’Arabie saoudite dans la promotion du dialogue international sur la gouvernance de l’IA.

Le forum, qui réunit plus de 100 intervenants au cours de plus de 30 sessions et ateliers, aborde notamment la méthodologie d’évaluation de la préparation à l’IA (RAM) développée par l’UNESCO. Cet outil permet aux pays d’identifier leurs capacités, leurs lacunes et les conditions nécessaires à un déploiement responsable de l’intelligence artificielle. Les débats portent également sur les données personnelles, la transparence des algorithmes, les biais, la sécurité, la responsabilité des systèmes automatisés et l’utilisation de l’IA dans les services publics. Pour Djibouti, cette participation constitue une occasion de contribuer aux réflexions internationales sur la gouvernance de l’intelligence artificielle et de porter les préoccupations des pays africains et arabes. « L’IA est une opportunité immense pour nos sociétés », a conclu Mme Safia Mohamed Ali Gadileh, appelant à faire de « l’éthique notre boussole, de la coopération notre méthode, et de l’humain notre priorité ».

Rachid Bayleh