À l’occasion de leur rencontre, hier, le ministre du Travail chargé de la Formalisation et de la Protection sociale, M. Yonis Ali Guedi, et le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Djibouti, M. José Barahona, ont réaffirmé leur volonté commune de placer le capital humain, l’emploi décent et les réformes publiques au cœur de la transformation économique et sociale du pays.

Le renforcement du partenariat entre la République de Djibouti et le Système des Nations Unies se poursuit à un rythme soutenu. C’est dans cette dynamique que le ministre du Travail chargé de la Formalisation et de la Protection sociale, M. Yonis Ali Guedi, a reçu hier matin, dans son cabinet, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies à Djibouti, M. José Barahona.

Au-delà d’une simple rencontre protocolaire, cette audience s’inscrit dans une concertation permanente entre le Gouvernement djiboutien et les agences onusiennes afin d’accompagner les grandes réformes engagées par le pays. Dans un contexte où l’emploi des jeunes, le développement des compétences et la protection sociale figurent parmi les principales priorités nationales, les deux responsables ont réaffirmé leur volonté de renforcer une coopération orientée vers des résultats concrets.

Les échanges ont principalement porté sur les grands défis auxquels fait face le marché du travail djiboutien. Les discussions ont ainsi mis en avant la nécessité de promouvoir un emploi décent, de favoriser une meilleure insertion professionnelle des jeunes et d’améliorer l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels des entreprises.

Cette approche répond à une ambition clairement affichée par les autorités nationales : faire du développement du capital humain un levier essentiel de diversification économique et de croissance inclusive. Pour y parvenir, les politiques publiques doivent être en mesure d’accompagner les mutations du marché de l’emploi tout en préparant les nouvelles générations aux métiers de demain.

Au cours de la rencontre, les deux parties ont également examiné plusieurs domaines appelés à structurer leur coopération dans les années à venir. Parmi eux figurent la réforme de l’administration publique, le renforcement des capacités des agents de l’État ainsi que l’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.

L’entretien a également permis d’aborder des enjeux devenus incontournables dans les politiques publiques contemporaines. Les questions liées à la gouvernance des migrations, à la protection sociale des travailleurs migrants et au développement des emplois verts ont occupé une place importante dans les discussions. Ces thématiques traduisent la volonté de Djibouti d’inscrire son action dans une perspective de développement durable, conciliant croissance économique, inclusion sociale et préservation de l’environnement.

Le développement des emplois liés à la transition écologique constitue notamment un axe de coopération prometteur. Face aux effets du changement climatique dans la Corne de l’Afrique, les deux partenaires considèrent que les investissements dans les secteurs verts peuvent contribuer à créer de nouvelles opportunités professionnelles tout en renforçant la résilience économique du pays.

Au cours de cette audience, M. José Barahona a réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à accompagner le ministère du Travail dans la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.  Il a notamment salué l’organisation prochaine de l’atelier national prévu les 19 et 20 août 2026, consacré à la feuille de route du ministère.

Selon lui, ce rendez-vous constitue une étape importante dans la coordination des partenaires techniques et financiers appelés à soutenir les réformes engagées par le Gouvernement. Cet atelier devrait permettre d’harmoniser les interventions des différents acteurs autour d’une vision commune visant à améliorer l’efficacité des politiques de l’emploi, de la formalisation de l’économie et de la protection sociale.

Pour le ministre Yonis Ali Guedi, cette coopération illustre la confiance mutuelle qui caractérise les relations entre Djibouti et les Nations Unies. Il a salué la qualité de cet accompagnement et rappelé que les défis actuels nécessitent une mobilisation collective, fondée sur le dialogue, le partage d’expertise et la recherche de solutions adaptées aux réalités nationales.

Le ministre du Travail chargé de la Formalisation et de la Protection sociale, a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts en faveur de politiques publiques créatrices d’emplois, capables de répondre aux aspirations d’une population jeune et de soutenir la compétitivité de l’économie nationale. Le renforcement des compétences, la modernisation de l’administration et l’amélioration durable des conditions de vie des populations demeurent, selon lui, des priorités essentielles de l’action gouvernementale. Cette rencontre intervient dans un contexte où Djibouti poursuit la mise en œuvre de nombreuses réformes destinées à accélérer son développement économique et social. La formalisation progressive de l’économie, l’élargissement de la protection sociale, l’amélioration de la gouvernance publique et la valorisation du capital humain constituent autant de chantiers majeurs qui nécessitent l’appui de partenaires internationaux.

Le Système des Nations Unies apparaît ainsi comme un partenaire de premier plan dans l’accompagnement de ces transformations. Son expertise technique, son expérience internationale et sa capacité à mobiliser les différentes agences spécialisées offrent un appui précieux pour la conception et la mise en œuvre de politiques publiques répondant aux Objectifs de développement durable.