Le gouvernement poursuit sa dynamique de modernisation de l’administration publique. Jeudi dernier, le ministère du Travail chargé de la Formalisation et de la Protection Sociale  a organisé, au Palais du Peuple, un atelier d’appui institutionnel consacré à la réforme des textes statutaires de la Fonction publique. Cette rencontre a réuni experts, hauts responsables de l’administration et partenaires sociaux autour d’un objectif commun : adapter le cadre juridique de la Fonction publique aux exigences d’une administration moderne, performante et davantage tournée vers les citoyens.

Placée sous le haut patronage du ministre Yonis Ali Guedi, la rencontre a également vu la participation du secrétaire général du ministère, Abdallah Ali Mohamed, du secrétaire exécutif de la Réforme administrative, Mohamed Awaleh Dirir, ainsi que de nombreux représentants des institutions publiques.

Les travaux ont porté sur l’examen des dernières propositions destinées à actualiser les textes régissant la Fonction publique. Cette réforme s’inscrit dans le prolongement de la Loi n° 21/AN/23 portant nouveau Statut général des fonctionnaires et vise à instaurer une gestion des ressources humaines fondée sur le mérite, l’équité et la performance.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre Yonis Ali Guedi a souligné que les textes en vigueur ont longtemps permis de structurer l’administration nationale, mais qu’ils doivent aujourd’hui évoluer pour répondre aux nouveaux défis de gouvernance. Selon lui, la modernisation de l’administration passe par un cadre juridique rénové, capable d’améliorer la gestion des carrières, de promouvoir les compétences et de garantir davantage de transparence et de réactivité au service des citoyens.

Le ministre a également rappelé que cette réforme s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, qui fait de la modernisation de l’administration un levier essentiel du développement national et du renforcement de la crédibilité des institutions.

Des textes rénovés pour une administration plus performante

Présentant l’état d’avancement de la réforme, le secrétaire exécutif de la Réforme administrative, Mohamed Awaleh Dirir, a indiqué que les deuxième et troisième phases du chantier sont désormais opérationnelles. Il a annoncé l’achèvement de la révision de quinze décrets ainsi que la validation de treize décrets d’application, fruit d’un important travail mené par la commission ad hoc et le Secrétariat exécutif chargé de la Réforme de l’administration. Les échanges ont également permis de rappeler les principes fondamentaux de la Fonction publique djiboutienne, organisée autour de plusieurs catégories hiérarchiques définies selon le niveau de qualification et les responsabilités exercées. Les participants ont insisté sur la nécessité de préserver les principes d’égalité d’accès aux emplois publics tout en modernisant les mécanismes de recrutement, de mobilité et de gestion des carrières.

Au cours de cette rencontre, plusieurs réformes complémentaires ont été proposées afin de renforcer l’efficacité de l’administration et d’améliorer les perspectives professionnelles des agents de l’État. Un comité spécialisé sera notamment chargé d’identifier, au sein des différents ministères et institutions, les fonctionnaires concernés par les nouvelles mesures statutaires.

Les débats ont également porté sur la validation des statuts particuliers des différents corps de métiers de la Fonction publique. Les participants ont souligné que cette évolution permettra d’adapter le cadre réglementaire aux réalités économiques et sociales du pays tout en garantissant une meilleure reconnaissance des compétences et des parcours professionnels.

À travers cette réforme, les autorités entendent consolider une Fonction publique moderne, attractive et efficace, capable d’accompagner les ambitions d’un pays en pleine transformation. Les agents de l’État ont ainsi été invités à renforcer leur engagement au service de l’intérêt général et à s’approprier les valeurs d’excellence, de responsabilité et de mérite qui doivent guider l’action publique.

Ce séminaire marque une nouvelle étape dans le vaste chantier de réforme administrative engagé par le gouvernement, avec l’objectif de doter le pays d’une administration plus performante, plus équitable et résolument tournée vers l’avenir.

Saleh Ibrahim Rayaleh