
Aéroport de Biidley, coopération financière arabe et action humanitaire ont été au cœur de deux rencontres tenues jeudi par le Premier ministre Abdoulkader Kamil Mohamed, avec l’objectif de faire avancer à la fois un projet d’infrastructure stratégique et le renforcement des capacités nationales de réponse aux crises.

Le Premier ministre, S.E.M. Abdoulkader Kamil Mohamed, a consacré sa journée de jeudi à deux dossiers aux enjeux différents mais complémentaires : la poursuite des démarches autour du projet du nouvel Aéroport international Al Haj Hassan Gouled Aptidon–Biidley et le renforcement de la coordination humanitaire avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La première rencontre a réuni autour du chef du gouvernement une délégation représentant plusieurs institutions financières arabes, notamment le Fonds saoudien pour le développement, le Fonds arabe pour le développement économique et social, le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe et la Banque islamique de développement (BID). Les responsables du ministère du Budget chargés de la coordination du projet ont également pris part aux échanges.
Cette réunion intervient dans le prolongement de la mission d’évaluation et de la table ronde consacrées au projet de Biidley. Elle a permis d’examiner les prochaines étapes nécessaires à la consolidation de son dossier technique, économique et financier.
Consolider les études et le financement de Biidley
Au centre des discussions figure notamment l’actualisation des études de faisabilité. Les partenaires financiers ont souligné la nécessité de compléter l’analyse économique ainsi que les études d’impact environnemental et social. Le recours à un cabinet international indépendant est envisagé afin de disposer d’une évaluation répondant aux standards requis par les institutions susceptibles d’accompagner le projet.
Le Premier ministre a rappelé l’importance stratégique de cette infrastructure pour renforcer la connectivité aérienne, diversifier les activités économiques et consolider la vocation logistique régionale du pays.
Sur le volet financier, l’accent a été mis sur la recherche d’un schéma soutenable, privilégiant autant que possible les dons, les subventions et les ressources hautement concessionnelles. Les institutions financières arabes ont, pour leur part, réaffirmé leur intérêt à poursuivre les concertations, notamment pour consolider les études et affiner les modalités de financement.
Cette étape doit permettre de faire progresser le projet sur des bases techniques et financières mieux établies, avant les prochaines phases d’évaluation.
Renforcer la réponse humanitaire
Dans un second temps, le Premier ministre a reçu Mme Diary Sow, cheffe de mission du Comité international de la Croix-Rouge à Djibouti, accompagnée de responsables de la structure locale.
Les échanges ont porté sur la planification et la coordination des interventions humanitaires, ainsi que sur les moyens de renforcer les synergies entre la mission du CICR à Djibouti et ses structures régionales et internationales.
Mme Diary Sow a notamment présenté les enseignements tirés de récentes missions conduites auprès de populations déplacées et réfugiées, notamment celles originaires du Yémen. Elle a également fait part des observations recueillies lors d’un déplacement à Holl-Holl, permettant d’apprécier les besoins des populations concernées.
Dans ce contexte, le Premier ministre a plaidé pour une mobilisation accrue des ressources en faveur du Croissant-Rouge Djiboutien. L’objectif est de renforcer ses capacités opérationnelles et de lui permettre d’apporter une réponse davantage adaptée aux besoins constatés sur le terrain.
Les deux rencontres illustrent ainsi deux dimensions de l’action gouvernementale: accompagner les projets structurants susceptibles de soutenir le développement à long terme et renforcer, parallèlement, les mécanismes de solidarité et de réponse face aux situations humanitaires.
Dans les deux cas, la coordination avec les partenaires apparaît comme un levier essentiel : avec les institutions financières arabes pour consolider le montage du projet de Biidley, et avec les organisations humanitaires pour améliorer la préparation et l’efficacité des interventions auprès des populations vulnérables.











































