
Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, en partenariat avec UNESCO, a procédé à la clôture officielle de la formation d’un pool national de formateurs-référents en Histoire générale de l’Afrique (HGA), organisée du 4 au 17 mai 2026 au Centre de Formation de l’Éducation Nationale. Cette initiative marque une avancée significative dans l’intégration progressive de cette discipline au sein du système éducatif djiboutien.

Inscrite dans la continuité de l’atelier national tenu en février dernier, cette session de formation s’inscrit dans le cadre du programme phare de l’UNESCO consacré à l’Histoire générale de l’Afrique, une vaste entreprise intellectuelle visant à réhabiliter et transmettre les savoirs historiques du continent à travers les systèmes éducatifs africains.
Pendant deux semaines, les participants, issus de l’Inspection générale, du Centre de Formation de l’Éducation nationale et du CRIPEN, ont pris part à un travail intensif axé sur l’élaboration d’outils pédagogiques et institutionnels. Les échanges ont notamment porté sur la formation initiale et continue des enseignants, la conception de grilles d’inspection adaptées, l’élaboration de séquences didactiques ainsi que la mise en place d’un dispositif de formation en cascade destiné à assurer une diffusion large et durable des contenus. À l’issue de cette formation, vingt formateurs-référents ont reçu leurs attestations, consacrant leur rôle stratégique dans la mise en œuvre de ce chantier éducatif national.
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du secteur éducatif et institutionnel, parmi lesquelles Neima Hassan Ismaël, Idyl Moussa Iye, Ibrahima Cissé, Mohamed Moussa Yabeh, Bachir Mohamed Ali ainsi que Mohamed Abdo Ali.
Bien plus qu’un simple programme d’enseignement, l’Histoire générale de l’Afrique constitue une véritable encyclopédie des savoirs africains dans laquelle l’ensemble des disciplines scolaires peut puiser. Son intégration vise à former des élèves profondément enracinés dans leur histoire et leur identité, tout en développant leur ouverture sur le monde, leur esprit critique, leur confiance en eux ainsi que leur attachement aux valeurs de diversité, de tolérance et de paix.
À travers cette initiative, le pays réaffirme sa volonté de bâtir une école porteuse de sens, connectée à son patrimoine historique et tournée vers la formation de citoyens éclairés, conscients de leur héritage africain et pleinement engagés dans la construction de l’avenir.







































