
Première rencontre, le mercredi 29 juillet dernier, entre la nouvelle Secrétaire d’État chargée des Sports, Mme Fatouma Ali Abdallah, et l’ambassadeur de Chine à Djibouti, M. Hu Bin. Au cœur des échanges : la réhabilitation du stade Hassan Gouled, la formation des cadres djiboutiens et le renforcement d’un partenariat qui, depuis plus de deux décennies, accompagne le développement des infrastructures sportives du pays.

La diplomatie sportive poursuit son ascension dans les relations entre Djibouti et la République populaire de Chine. Mercredi matin, la Secrétaire d’État chargée des Sports, Fatouma Ali Abdallah, a reçu en audience l’ambassadeur de Chine à Djibouti, Hu Bin, à l’occasion d’une rencontre qui, au-delà de son caractère protocolaire, traduit la volonté des deux pays d’ouvrir un nouveau chapitre de leur coopération.
Cette première prise de contact, depuis la nomination de Mme Fatouma Ali Abdallah à la tête du secrétariat chargé des Sports, s’est déroulée en présence de la Secrétaire générale du département, Khadiga Ibrahim Idriss et du directeur de l’Agence nationale de promotion des sports, Mohamed Omar Ali.
Après les messages de bienvenue et de remerciement de part et d’autre, l’ambassadeur Hu Bin a, dès l’ouverture des échanges, adressé ses félicitations à la nouvelle secrétaire chargée des Sports, saluant la confiance que lui a accordée le Président de la République en lui confiant les destinées du sport national.
Si les discussions entre les deux personnalités ont porté sur plusieurs sujets liés à la promotion des activités sportives, le stade Hassan Gouled s’est naturellement imposé comme le principal dossier d’échanges.
Véritable symbole de la coopération sino-djiboutienne, cette infrastructure bénéficie depuis vingt-trois ans de l’accompagnement technique d’une équipe chinoise chargée de sa maintenance et de son entretien.
Aujourd’hui, alors que Djibouti ambitionne de renforcer son autonomie dans la gestion de ses équipements sportifs, la question du transfert progressif des compétences vers une équipe nationale se pose avec acuité. Les deux parties partagent cette ambition, tout en reconnaissant que certaines expertises demeurent indispensables.
L’ambassadeur Hu Bin a ainsi plaidé pour la poursuite de l’accompagnement technique chinois, estimant que cette période de transition doit s’effectuer sans compromettre la qualité des installations. Il a recommandé que le Secrétariat d’État adresse une correspondance officielle à l’ambassade afin que les autorités compétentes à Beijing puissent examiner favorablement la prolongation de cette assistance. Les deux responsables ont également évoqué l’avenir du partenariat sous un angle plus stratégique : celui du développement des compétences. Dans un contexte où les performances sportives reposent autant sur la qualité des équipements que sur celle des ressources humaines, la formation des cadres et des techniciens apparaît comme une priorité partagée.
À cet égard, Fatouma Ali Abdallah a exprimé le souhait de voir la coopération sino-djiboutienne s’élargir aux programmes de formation, aux échanges d’expertise et au renforcement des capacités des agents du Secrétariat d’État. Forte de l’expérience acquise dans le secteur de la santé, où elle a occupé d’importantes responsabilités, elle entend insuffler au monde sportif la même exigence de gouvernance, d’organisation et de professionnalisation.
La Secrétaire d’État chargée des sports a également salué la qualité des relations qui unissent Djibouti et la Chine, rappelant que Pékin a accompagné le pays dans de nombreux secteurs stratégiques, des infrastructures aux services publics, en passant par la santé. À ses yeux, le sport constitue désormais un nouveau champ d’expression de ce partenariat, capable de contribuer à la formation de la jeunesse, à la cohésion sociale et au rayonnement du pays.
Depuis plusieurs années, la coopération sino-djiboutienne ne cesse de se diversifier. Aux grands projets d’infrastructures, aux investissements portuaires et ferroviaires ou encore aux réalisations dans les domaines sanitaire et éducatif, s’ajoute désormais une dimension sportive appelée à prendre une place croissante. Ce choix répond à une conviction partagée : le sport n’est plus seulement un vecteur de performance, mais aussi un outil de développement, de santé publique et d’inclusion sociale.
Il est à noter que cette première rencontre entre la nouvelle secrétaire d’Etat chargée des sports, Mme Fatouma Ali Abdallah et l’ambassadeur de la République populaire de Chine, M. Hu Bin pose les bases d’un partenariat renouvelé, où la modernisation des infrastructures, le transfert de compétences et la formation des femmes et des hommes appelés à porter le sport djiboutien constituent les piliers d’une coopération appelée à s’inscrire dans la durée.









































