Sous la conduite du Premier ministre, Son Excellence Abdoulkader Kamil Mohamed, plusieurs cérémonies officielles de passation de pouvoir se sont déroulées hier  lundi dans différents départements ministériels, à la suite du récent remaniement gouvernemental décidé par le Président de la République, Son Excellence Ismaïl Omar Guelleh. Bien plus qu’un simple exercice protocolaire, cette séquence institutionnelle marque une nouvelle étape dans la consolidation de l’action gouvernementale et traduit la volonté des plus hautes autorités de l’État de renforcer  l’efficacité de l’appareil exécutif. Dans une atmosphère empreinte de solennité et de responsabilité, les nouveaux membres du Gouvernement ont officiellement pris leurs fonctions, succédant à leurs prédécesseurs  au terme de cérémonies marquées par la transmission républicaine des dossiers, des orientations stratégiques et des priorités sectorielles. Tandis que ceux qui ont changé de portefeuille ont été installés dans leurs nouvelles fonctions.

A travers ces passations, c’est toute une dynamique de continuité administrative qui s’est mise en place, portée par une vision claire : moderniser davantage l’administration, améliorer les performances publiques et adapter les politiques sectorielles aux exigences d’un contexte national et régional en constante évolution.

Placées sous la supervision directe du Premier ministre, ces transitions institutionnelles illustrent la stabilité des institutions et la maturité du fonctionnement républicain. Elles s’inscrivent dans la continuité de la vision politique impulsée par le Chef de l’État, fondée sur le renforcement de la gouvernance, l’optimisation de l’action publique et l’accélération des réformes structurelles. Le remaniement opéré traduit également une volonté de donner un souffle nouveau à plusieurs secteurs jugés prioritaires, tout en préservant la cohérence globale de l’action gouvernementale.

Au ministère de la Femme et de la Famille, la passation de pouvoir entre la ministre sortante, Mme Mouna Osman Aden, et la nouvelle ministre, Mme Hana Farah Assoweh, s’est déroulée dans un climat de sérénité et de continuité.

Ce département, qui occupe une place essentielle dans l’architecture sociale du pays, poursuit une mission stratégique : promouvoir l’autonomisation des femmes, renforcer la protection des familles et consolider les mécanismes de cohésion sociale. La nouvelle ministre hérite d’un portefeuille au cœur des enjeux sociétaux contemporains, avec pour responsabilité de poursuivre les programmes engagés et d’impulser de nouvelles initiatives en faveur de l’inclusion sociale et du développement humain.

Au ministère de l’Énergie chargé des Ressources naturelles, la transmission des responsabilités entre M. Yonis Ali Guedi et le Dr Djama Mohamed Hassan revêt une importance particulière.

Dans un contexte mondial marqué par les mutations énergétiques et l’urgence de la transition écologique, ce département stratégique demeure au centre des ambitions nationales.

Le nouveau ministre aura pour mission de poursuivre les efforts de modernisation du secteur, de renforcer les capacités énergétiques du pays et de promouvoir une exploitation durable et rationnelle des ressources naturelles.

L’enjeu est de taille : accompagner la croissance nationale tout en consolidant les fondements d’un développement énergétique durable, conforme aux orientations nationales.

Une continuité assumée, une ambition renouvelée

Le ministère du Commerce et du Tourisme a également connu une transition importante avec la passation de pouvoir entre M. Mohamed Warsama Dirieh et M. Orbis Helaf Orbis.

Pilier majeur de la diversification économique, ce département joue un rôle déterminant dans le renforcement de l’attractivité économique nationale. Le nouveau ministre prend les rênes d’un secteur stratégique appelé à poursuivre ses efforts de dynamisation des échanges commerciaux, de modernisation des circuits économiques et de promotion du potentiel touristique.

À l’heure où le pays ambitionne de consolider sa place comme plateforme régionale d’échanges et de services, ce portefeuille apparaît comme un levier essentiel de croissance et de rayonnement.

Même dynamique au ministère de la Jeunesse et de la Culture, où Mme Fardoussa Moussa Egueh succède à Mme Hibo Moumin Assoweh. Cette transition intervient dans un secteur particulièrement sensible, porteur des aspirations de la jeunesse et garant de la préservation de l’identité culturelle nationale. Le ministère poursuivra ses actions en faveur de l’encadrement des jeunes, du développement des espaces d’expression culturelle et de la valorisation du patrimoine national.

Dans un contexte où la jeunesse constitue une priorité stratégique, les attentes sont nombreuses.

Le département devra continuer à promouvoir des politiques capables de favoriser l’épanouissement, la créativité et l’insertion des nouvelles générations.

Au ministère délégué chargé de la Décentralisation, la passation entre M. Kassim Haroun Ali et M. Omar Houssein Omar traduit la poursuite d’une réforme institutionnelle majeure.

Le renforcement de la gouvernance locale demeure en effet un axe central de la modernisation administrative.

Le nouveau ministre aura pour mission d’approfondir les réformes visant à rapprocher davantage l’administration des citoyens, à améliorer la gestion territoriale et à renforcer les capacités des collectivités locales.

La décentralisation apparaît aujourd’hui comme l’un des instruments essentiels pour une gouvernance plus efficace, plus participative et mieux adaptée aux réalités du terrain.

Au  Secrétariat d’État chargé des Sports, Mme Fatouma Ali Abdallah succède à M. Hassan Mohamed Kamil avec la responsabilité de poursuivre les efforts engagés en faveur du développement sportif. Au-delà de la compétition, le sport constitue un puissant levier de cohésion sociale, d’éducation et de mobilisation de la jeunesse. La nouvelle responsable devra poursuivre les initiatives visant à renforcer les infrastructures, soutenir les fédérations et promouvoir une pratique sportive accessible au plus grand nombre.

L’objectif affiché demeure clair : faire du sport un vecteur de discipline, d’épanouissement et d’unité nationale.

La cérémonie de passation de pouvoir au Ministère de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications, s’est tenue entre le ministre sortant, M. Radwan Abdillahi Bahdon, nommé Ministre de l’Agriculture, et le ministre entrant, M. Mohamed Abdoulkader Moussa Helem.

Présidée par le Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, la cérémonie a réuni plusieurs responsables et cadres du ministère.

Le Premier ministre  a salué le travail accompli par le ministre sortant et son engagement dans la modernisation du secteur. De son côté, M. Radwan Abdillahi Bahdon a remercié les autorités pour leur confiance et souhaité plein succès à son successeur. Le nouveau ministre, M. Mohamed Abdoulkader Moussa Helem, a réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes et de renforcer la transformation numérique du pays.

La cérémonie s’est achevée par la passation symbolique des dossiers et du cachet du ministère, dans une ambiance conviviale.

Dans les autres départements la cérémonie de passation s’est déroulée aussi entre les ministres nommés toujours sous la présidence du Premier ministre.

Dans le même élan, plusieurs autres cérémonies de passation de service se sont tenues au sein de départements stratégiques de l’État, toujours sous la supervision du Premier ministre, Son Excellence Abdoulkader Kamil Mohamed, traduisant la volonté des autorités de garantir une transition institutionnelle fluide et une continuité sans rupture de l’action publique.

Au ministère délégué chargé des Investissements et du Développement du secteur privé, Mme Mariam Hamadou Ali a officiellement pris ses fonctions, succédant à Mme Safia Gadile. Organisée dans une atmosphère empreinte de responsabilité, la cérémonie a mis en lumière l’importance accordée à ce portefeuille clé pour la transformation économique du pays.

La nouvelle ministre déléguée a réaffirmé sa détermination à poursuivre les efforts engagés en faveur de la promotion de l’investissement, de l’amélioration du climat des affaires et du renforcement du secteur privé, considéré comme l’un des principaux moteurs de croissance.

Au ministère de l’Intérieur, la passation de service entre le ministre sortant, M. Said Nouh Hassan, et son successeur, Son Excellence Omar Abdi Said, s’est déroulée en présence de nombreux responsables administratifs et sécuritaires. Marquée par la remise officielle des dossiers et des attributions du département, cette cérémonie a symbolisé la continuité de l’action de l’État dans un secteur au cœur des enjeux de gouvernance et de stabilité institutionnelle.

Le ministère de la Santé a également connu une transition importante avec la prise de fonctions officielle de Mme Mouna Osman Aden, qui succède au Dr Ahmed Robleh Abdilleh. En présence de plusieurs hauts responsables du secteur, cette passation a illustré la volonté des autorités de préserver la continuité des politiques publiques sanitaires et de poursuivre les efforts engagés en matière de modernisation du système de santé.

Au ministère de l’Agriculture, de l’Eau, de la Pêche, de l’Élevage et des Ressources halieutiques, M. Radwan Abdillahi Bahdon a officiellement reçu les responsabilités du département des mains de M. Mohamed Ahmed Awaleh. Cette transition s’inscrit dans la poursuite des programmes de développement agricole et de valorisation des ressources naturelles, considérés comme essentiels à la sécurité alimentaire nationale.

Même dynamique au ministère des Infrastructures et des Équipements, où M. Said Nouh Hassan a succédé à M. Hassan Houmad Ibrahim. Cette passation marque l’ouverture d’une nouvelle étape pour un département stratégique, chargé d’accompagner les grands chantiers structurants et de soutenir l’ambition nationale en matière de modernisation des infrastructures.

Enfin, au ministère du Travail, M. Yonis Ali Guedi a officiellement pris ses fonctions en remplacement de M. Omar Abdi Said. Cette cérémonie a réaffirmé l’importance de ce département dans la mise en œuvre des politiques d’emploi, de dialogue social et d’accompagnement du marché du travail.

À travers l’ensemble de ces passations, les autorités ont adressé un signal fort de stabilité institutionnelle, de continuité administrative et de mobilisation collective au service de l’intérêt général. Dans l’ensemble de ces cérémonies, un message fort se dégage : celui de la continuité républicaine et de la confiance placée dans les institutions.

Chaque passation de pouvoir, au-delà de son caractère formel, symbolise la permanence de l’État et la solidité de son architecture administrative.

Sous l’autorité du Premier ministre, cette séquence institutionnelle illustre la volonté du Gouvernement de poursuivre, avec détermination, la mise en œuvre des grandes orientations définies par le Président de la République.

Ce remaniement apparaît ainsi comme une étape stratégique destinée à insuffler une nouvelle dynamique à l’action publique, à consolider les acquis et à répondre avec davantage d’efficacité aux défis du développement.