
L’ONARS a organisé, les 13 et 14 mai 2026, deux ateliers de sensibilisation dans les sites de réfugiés d’Ali Addeh et de Holl-Holl afin de renforcer la connaissance des réfugiés et demandeurs d’asile sur leurs droits et obligations en République de Djibouti.

Ces activités s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale d’inclusion et de protection des réfugiés engagée depuis février 2025 dans le cadre du Projet Intégré de Résorption des Bidonvilles (PIRB) financé par la Banque mondiale et mené par ARULOS. Elles visent notamment à vulgariser la Loi n°159/AN/16/7ème L portant statut des réfugiés en République de Djibouti ainsi que ses décrets d’application. Les ateliers ont été organisés sous la supervision du Secrétaire exécutif adjoint de l’ONARS, M. Houssein Mohamed Chardi. Les sessions ont été animées par le Chargé CRRF de l’ONARS, M. Abdoulkader Daher Ainan, et l’agent de protection M. Ilyass Idleh, en présence des administrateurs des deux sites, M. Moustapha Aden et M. Awaleh Djama, ainsi que du coordinateur du projet PIRB, Hassan Med Farah.
Plus de 80 réfugiés et demandeurs d’asile issus des communautés somalienne, éthiopienne et érythréenne ont participé à ces rencontres. Les échanges ont permis d’aborder plusieurs thématiques liées au cadre juridique applicable aux réfugiés vivant à Djibouti.
Au cours des échanges, plusieurs thématiques essentielles ont été abordées afin de renforcer la connaissance du cadre légal applicable aux réfugiés et demandeurs d’asile vivant à Djibouti.
Les participants ont notamment été sensibilisés aux droits fondamentaux des réfugiés, tels que l’accès à la protection, à l’éducation, à la santé et aux autres services essentiels garantis par les textes nationaux et internationaux en vigueur. Les formateurs ont également insisté sur l’importance du respect de la réglementation nationale, des obligations citoyennes ainsi que des lois et usages du pays d’accueil. Les échanges ont permis de rappeler les conséquences pouvant découler du non-respect du cadre légal djiboutien. Les ateliers ont par ailleurs mis l’accent sur la promotion de la coexistence pacifique, du vivre-ensemble et du renforcement de la cohésion sociale entre les réfugiés et les communautés hôtes, conformément aux principes du Pacte mondial sur les réfugiés et à la politique d’inclusion menée par les autorités djiboutiennes.
Au cours des discussions, les participants ont également évoqué les importantes restrictions budgétaires auxquelles fait face le HCR depuis 2025, lesquelles ont fortement impacté les conditions de vie des réfugiés dans les sites d’Ali Addeh, Holl Holl et Markazi. Ces contraintes financières ont entraîné une réduction significative de plusieurs services essentiels ainsi que de l’assistance humanitaire. Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement de la République de Djibouti, à travers l’ONARS et avec l’appui de certains partenaires, poursuit activement ses efforts afin de mobiliser des soutiens et des solutions permettant de sauver des vies, préserver la dignité des réfugiés et maintenir les services de protection essentiels.
Dans le cadre de ces ateliers, la Loi nationale sur les réfugiés ainsi que les deux décrets d’application, traduits en langues anglaise, somalie et amharique, ont été distribués à l’ensemble des participants afin de renforcer leur familiarité avec les textes juridiques nationaux relatifs à la protection des réfugiés et des demandeurs d’asile en République de Djibouti.
Cette initiative a été largement saluée par les participants. M. Ragueh, réfugié somalien vivant dans le site d’Ali Addeh, a déclaré : « Ces formations nous permettent de mieux comprendre nos droits, mais aussi nos devoirs envers le pays qui nous accueille depuis plusieurs années. La traduction des textes en langue somalie est très importante pour nous, car elle facilite notre compréhension des lois et des règles à respecter. »
De son côté, M. Gebre, réfugié éthiopien résidant dans le site de Holl Holl, a exprimé sa reconnaissance envers les autorités djiboutiennes et les organisateurs de l’atelier : «Malgré les difficultés actuelles liées à la réduction de l’aide humanitaire, nous constatons que les autorités et l’ONARS continuent de nous accompagner et de chercher des solutions. Cette formation nous aide à mieux vivre ensemble et à renforcer la cohésion avec les communautés hôtes. »
À travers ces activités de sensibilisation, l’ONARS réaffirme l’engagement constant des autorités djiboutiennes en faveur de la protection des réfugiés, de la cohésion sociale et de la promotion d’une inclusion responsable et durable des réfugiés dans la société djiboutienne.







































