
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin sous le thème « Maintenant pour le climat », l’Association PARI a lancé un vibrant appel à l’action en faveur de la protection de l’environnement et du renforcement de la résilience climatique à Djibouti. Dans un message engagé, l’organisation souligne que les effets du changement climatique sont désormais une réalité tangible pour les populations djiboutiennes et qu’il devient urgent d’agir pour préserver les ressources naturelles et préparer l’avenir.
Pour l’Association PARI, le changement climatique ne relève plus d’une menace abstraite évoquée dans les forums internationaux. Ses conséquences se manifestent déjà dans la vie quotidienne des citoyens à travers la multiplication des sécheresses, l’intensification des vagues de chaleur et la fréquence accrue des événements climatiques extrêmes.

L’organisation rappelle notamment que notre pays fait actuellement face à une vigilance renforcée en raison des fortes chaleurs qui affectent plusieurs régions. Elle évoque également les épisodes de pluies torrentielles et de crues soudaines qui ont marqué ces dernières années, causant d’importants dégâts matériels et environnementaux.
Parmi les exemples les plus marquants figurent les inondations enregistrées dans plusieurs localités du pays, notamment les crues dévastatrices survenues à Weima au mois d’août dernier. Ces phénomènes ont entraîné la destruction d’habitations, d’infrastructures et de terres agricoles, tout en affectant les moyens de subsistance de nombreuses familles rurales.
L’association attire également l’attention sur la dégradation progressive des parcours pastoraux, l’assèchement de certains points d’eau, la disparition de jardins traditionnels et le recul de plusieurs espèces végétales autrefois abondantes.
Autre sujet de préoccupation : les incendies qui menacent des espaces naturels d’une grande valeur écologique. L’Association PARI cite notamment l’incendie ayant touché récemment la forêt du Day, considérée comme l’un des principaux réservoirs de biodiversité du pays.
La résilience au cœur des solutions
Face à ces défis, l’association met toutefois en avant les initiatives positives développées à travers le pays. Selon elle, de nombreuses communautés, associations et institutions démontrent chaque jour leur capacité à s’adapter et à innover pour faire face aux conséquences du changement climatique. « Les populations touchées par les dérèglements climatiques ne sont pas des victimes passives. Elles innovent, s’adaptent et reconstruisent », souligne le communiqué.
Depuis sa création, l’Association PARI œuvre en faveur d’approches fondées sur la participation communautaire. Elle développe notamment des actions dans les domaines de l’agroécologie, de la restauration des parcours pastoraux, de l’éducation environnementale, de la préservation de la biodiversité et de la promotion des solutions d’adaptation fondées sur la nature. L’organisation estime que la protection des écosystèmes constitue l’un des moyens les plus efficaces pour renforcer la résilience des populations face aux crises climatiques. Elle rappelle qu’un sol fertile, un arbre préservé ou un parcours pastoral restauré représentent autant d’investissements pour l’avenir. À travers le thème mondial « Maintenant pour le climat », l’association considère que le moment est venu d’accélérer les efforts collectifs. Elle appelle ainsi les citoyens, les collectivités, les institutions publiques, les partenaires au développement, les enseignants, les jeunes et les communautés rurales à unir leurs efforts pour préserver les ressources naturelles du pays. L’appel lancé à l’occasion de cette Journée mondiale de l’environnement met l’accent sur plusieurs priorités : la restauration des terres dégradées, la protection des ressources en eau, la sauvegarde de la biodiversité, la préservation des parcours pastoraux, la protection de la forêt du Day et le renforcement de l’éducation environnementale.
Pour l’Association PARI, protéger l’environnement revient à protéger la santé des populations, la sécurité alimentaire, l’économie rurale et les conditions de vie des générations futures.
« Le climat change. La nature nous alerte. L’heure n’est plus au constat, mais à l’action», conclut l’organisation, invitant chacun à prendre part à l’effort collectif pour construire un avenir plus résilient et plus durable pour Djibouti.








































