
Djibouti vit depuis le début du mois de juin une semaine éprouvante. Du 3 au 9 juin, une vague de chaleur exceptionnelle s’abat sur l’ensemble du territoire national. Selon les prévisions de l’Agence nationale de la météorologie (ANM). Les indices de stress thermique atteignent des niveaux rarement observés, plaçant certaines régions dans une situation de danger élevé.

Dans les régions de l’intérieur, en particulier les régions du Nord du pays, les valeurs de l’indice dépassent parfois, 40 à 43°C degrés, un seuil critique. Les spécialistes de la météo ont rappelé que le risque de coup de chaleur est extrêmement élevé surtout pour les travailleurs en extérieur et les personnes vulnérables. Au centre et le Sud pays, l’indice indique entre 34 et 40°C, ce qui reste dangereux en cas d’exposition prolongée. Selon l’ANM, les zones montagneuses du centre bénéficient d’un répit relatif avec des valeurs plus modérées de 28 à 33°C degrés.
Habitué en cette période de juin, les habitants de la capitale se précipitent pour s’abreuver dans les boutiques en buvant de l’eau et d’autres boissons rafraîchissantes en cette période de forte chaleur. Abdi, boutiquier de la place a indiqué « en ce début du mois de juin, la boutique a quadruplé la quantité de bouteille d’eau grande comme petit. Le nombre de client augmente pour acheter et le petit commerçant de la place rachète pour ensuite revendre ». « On boit de l’eau en permanence, mais malgré cela, la fatigue est intense», confie un chauffeur de bus, contraint de travailler en plein après-midi. Les familles, elles, s’efforcent de garder leurs maisons fraîches en fermant volets et rideaux.
Malgré cette vague de chaleur, les autorités sont en alerte maximale pour venir en aide aux personnes vulnérables.
L’ANM rappelle la nécessité de gestes simples mais vitaux ; s’hydrater régulièrement, éviter les efforts physiques entre 11h et 16h, porter des vêtements légers et protéger les plus fragiles. Les services de santé, eux, se préparent à une hausse des consultations liées aux coups de chaleur. Les médecins rappellent les signes d’alerte : fièvre, maux de tête, vertiges, confusion, nausées ou absence de transpiration malgré la chaleur.
Au-delà des consignes, c’est un appel à la solidarité que lance l’Agence nationale de la météorologie : prendre des nouvelles des voisins âgés, surveiller les enfants et soutenir les travailleurs exposés. « Ensemble, protégeons-nous contre les effets des fortes chaleurs », conclut l’ANM.
Cette vague de chaleur, qui s’annonce comme l’une des plus sévères de ces dernières années, rappelle combien le climat peut mettre à l’épreuve la résilience d’un pays.
SOUBER HASSAN








































