
La première LCOY Djibouti 2026 s’achève sur une déclaration nationale ambitieuse destinée à faire entendre la voix des jeunes dans les politiques climatiques.

La première édition de la Conférence Locale de la Jeunesse (LCOY Djibouti 2026) a pris fin mercredi soir à l’Hôtel Ayla, après deux journées de réflexion, de débats et de concertation consacrées aux enjeux du changement climatique. Organisée par le Mouvement de la Jeunesse Une et Indivisible (MJUI), cette rencontre a réuni près de 300 jeunes venus de la capitale et des cinq régions de l’intérieur – Ali Sabieh, Dikhil, Tadjourah, Obock et Arta – autour d’un objectif commun : renforcer la contribution de la jeunesse aux politiques de développement durable.

Placée sous le thème « Notre Climat, Notre Mobilité, Notre Emploi », cette première LCOY a offert aux participants un espace d’échanges sur les défis environnementaux auxquels le pays est confronté. Les travaux ont porté sur plusieurs thématiques majeures, notamment la justice climatique, les migrations liées aux changements climatiques, les stratégies d’adaptation ainsi que le développement d’une économie verte capable de créer des emplois durables pour les jeunes.
Au terme de quarante-huit heures d’intenses discussions, les délégués ont adopté à l’unanimité la Déclaration nationale de la jeunesse sur le climat, un document qui rassemble leurs propositions pour renforcer la résilience du pays face aux effets du changement climatique et promouvoir un développement plus inclusif. La cérémonie de clôture a été présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Dini Abdallah Omar, en présence de représentants du ministère de la Jeunesse et de la Culture, du président du MJUI Ahmed Mogola, de partenaires internationaux, d’organisations de la société civile ainsi que de nombreux jeunes engagés dans l’action climatique.
Dans son allocution, le Secrétaire général du ministère de l’Environnement a salué la qualité des travaux réalisés tout au long de cette conférence. Il a félicité les participants pour leur sérieux, leur sens des responsabilités et la pertinence des recommandations formulées. Selon lui, cette première édition a démontré que la jeunesse dispose des compétences et de la maturité nécessaires pour contribuer efficacement aux réflexions nationales sur le climat. Il a rappelé que le changement climatique constitue aujourd’hui l’un des principaux défis de développement et que l’implication des jeunes est indispensable pour bâtir un avenir plus résilient. Il a assuré que les recommandations issues de la Déclaration nationale retiendront toute l’attention des autorités compétentes.
Une déclaration appelée à guider le plaidoyer des jeunes
Le président du MJUI, Ahmed Mogola, a pour sa part souligné que cette conférence marque une étape importante dans l’engagement de la jeunesse en faveur de la protection de l’environnement. Selon lui, les participants ont démontré qu’ils ne souhaitent plus être de simples observateurs des crises climatiques, mais des acteurs capables de proposer des solutions concrètes.
L’un des temps forts de la cérémonie a été l’annonce de la transmission officielle de la Déclaration nationale au ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi qu’au ministère de la Jeunesse et de la Culture. Ce document servira de feuille de route au plaidoyer porté par les jeunes auprès des autorités nationales et lors des prochaines rencontres internationales consacrées au climat, notamment la COP31. Ahmed Mogola a également réaffirmé l’engagement du MJUI à poursuivre le dialogue avec les institutions publiques et les partenaires afin que les recommandations formulées puissent être intégrées aux politiques publiques.
Avant de clore son intervention, il a remercié les partenaires ayant accompagné cette première édition, notamment les ministères concernés, la Délégation de l’Union européenne, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), PACJA, AYCA, CAC Bank ainsi que le réseau mondial YOUNGO. Il a également rendu hommage aux bénévoles et aux membres du comité d’organisation dont la mobilisation a largement contribué au succès de l’événement.
La cérémonie s’est achevée par la remise des certificats de participation aux 300 jeunes délégués. Plus qu’une simple conférence, cette première LCOY marque le début d’une nouvelle dynamique en faveur de l’engagement citoyen de la jeunesse. En se dotant d’une vision commune et d’une feuille de route clairement définie, les jeunes affirment leur volonté de contribuer activement à la transition écologique et de participer aux décisions qui façonneront le développement durable du pays.
Zouhour Abdillahi







































