À la faveur du remaniement ministériel opéré par le Président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, six nouvelles personnalités font leur entrée au sein de l’exécutif. Issues d’horizons variés — administration publique, diplomatie, enseignement supérieur, sport ou gouvernance territoriale — elles incarnent une nouvelle impulsion au service des priorités nationales. Leurs parcours, marquéspar l’expérience, l’expertise et l’engagement, témoignent de la volonté de conjuguer renouvellement et compétence. Portraits de ces femmes et de ces hommes appelés à contribuer à la mise en œuvre des grandes orientations du nouveau mandat présidentiel.

Hana Farah Assoweh, une experte de la protection sociale au service  des familles

Nouvelle entrante au sein de l’exécutif, Hana  Farah Assoweh  incarne une génération de responsables publics dont le parcours s’est construit dans la rigueur administrative et l’engagement  au service des politiques sociales. Sa nomination au poste de ministre de la Femme et de la Famille consacre une trajectoire marquée par une connaissance approfondie des mécanismes de gouvernance institutionnelle et des enjeux liés à la protection sociale.

Figure reconnue de l’administration djiboutienne,  Hana Farah Assoweh débute son ascension dans les sphères publiques en 2007, lorsqu’elle intègre le conseil d’administration de l’Électricité de Djibouti. Cette première expérience lui permet de se familiariser avec les rouages de la gestion stratégique des établissements publics.

Elle franchit une étape majeure en 2014 avec sa nomination à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale en qualité de Directrice générale. À ce poste, elle œuvre au renforcement des dispositifs de protection sociale et à l’amélioration de la gestion administrative d’une institution centrale pour la couverture sociale des travailleurs et de leurs familles.

En 2017, elle rejoint le Ministère du Travail comme conseillère technique, mettant son expertise au service des questions relatives à la législation sociale, à l’emploi et à la modernisation administrative.

Sa nomination au ministère de la Femme et de la Famille vient aujourd’hui couronner un parcours jalonné de responsabilités stratégiques. Elle aura pour mission de porter les politiques d’autonomisation des femmes, de consolidation de la cellule familiale et de renforcement de la cohésion sociale.

Appréciée pour sa discrétion, son professionnalisme et sa maîtrise des dossiers sociaux, Hana Farah Assoweh aborde cette nouvelle responsabilité avec l’expérience d’une administratrice aguerrie et la volonté de faire progresser les politiques publiques au service des familles djiboutiennes.

Orbis Helaf Orbis, le diplomate appelé à dynamiser le commerce et le tourisme

Avec la nomination de Orbis Helaf Orbis au ministère du Commerce et du Tourisme, l’exécutif fait le choix d’un profil forgé par plus de deux décennies d’expérience diplomatique et de coopération internationale. Haut cadre de l’administration djiboutienne, il apporte à ses nouvelles fonctions une expertise reconnue dans les relations économiques extérieures et la négociation stratégique.

Né le 10 janvier 1972, Orbis Helaf Orbis entame son parcours au sein du Ministère des Affaires étrangères en 2000, comme conseiller à la Direction multilatérale. Dès ses débuts, il se distingue par sa maîtrise des dossiers de coopération internationale et son implication dans le suivi des relations avec les partenaires institutionnels de Djibouti.

Sa carrière prend une dimension internationale en 2006 lorsqu’il est affecté à l’Ambassade de Djibouti au Japon en qualité de conseiller diplomatique. Durant cette mission, il développe une expertise solide en diplomatie bilatérale, particulièrement dans les relations stratégiques avec l’Asie. En 2010, il y est promu premier conseiller, consolidant ainsi son expérience sur des dossiers à forte portée économique.

En 2018, il rejoint l’administration centrale comme directeur adjoint du département de la Coopération internationale, où il contribue activement au renforcement des partenariats extérieurs de Djibouti.

Depuis novembre 2025 il occupait les fonctions de conseiller technique auprès du ministre des Affaires étrangères, mettant son expertise au service des dossiers diplomatiques stratégiques.

Son arrivée au ministère du Commerce et du Tourisme traduit la volonté des autorités de capitaliser sur son expérience internationale pour promouvoir l’attractivité économique du pays, renforcer les échanges commerciaux et donner une nouvelle impulsion au développement touristique national. Un défi majeur pour ce diplomate chevronné désormais appelé à transformer son savoir-faire relationnel en leviers concrets de croissance.

Dr Djama Mohamed Hassan, de l’excellence universitaire aux défis énergétiques nationaux

La nomination de  Djama  Mohamed Hassan au sein du nouveau gouvernement marque l’entrée dans l’exécutif d’un universitaire de haut rang, reconnu pour son expertise scientifique, sa vision stratégique et son engagement en faveur de l’innovation. Avec ce choix, les autorités misent sur un profil alliant rigueur académique, maîtrise technologique et expérience confirmée de la gouvernance institutionnelle.

Né le 31 décembre 1977, Dr Djama Mohamed Hassan entame son parcours professionnel après l’obtention d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en ingénierie des systèmes complexes. En 2002, il rejoint l’Université de Djibouti en qualité d’enseignant en informatique, contribuant à la formation de plusieurs générations d’étudiants.

Trois ans plus tard, il est nommé directeur du Centre informatique de l’université. À ce poste, il pilote un vaste chantier de modernisation technologique qui aboutit à l’informatisation du système de gestion universitaire.

En 2010, il obtient un doctorat en informatique, avec des travaux de recherche centrés sur l’usage des ontologies, un domaine de pointe lié à l’organisation et à l’exploitation intelligente des données.

Sa carrière prend une nouvelle dimension en novembre 2011 lorsqu’il est nommé président de l’Université de Djibouti. Sous son impulsion, l’institution engage une profonde transformation axée sur la qualité académique, la refonte des programmes et la professionnalisation des filières.

Il conduit notamment l’évaluation de l’université par le HCERES en 2019, faisant de l’établissement la première université africaine à franchir cette étape d’excellence.

Depuis 2021, il a également impulsé une structuration ambitieuse de la recherche autour de secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’environnement, la santé et la logistique portuaire.

Marié et père de cinq enfants, Dr Djama Mohamed Hassan apporte aujourd’hui au ministère de l’Énergie une solide expérience de pilotage des systèmes complexes. Sa nomination reflète la volonté de placer l’innovation, l’expertise scientifique et la planification stratégique au cœur de la politique énergétique nationale.

Fardoussa Moussa Egueh,  une femme de terrain au service de la jeunesse et de la culture

La nomination de Fardoussa Moussa Egueh consacre le parcours d’une personnalité reconnue pour son engagement constant en faveur de la jeunesse, du sport et de la création culturelle. À travers ce choix, l’exécutif mise sur une femme d’expérience au profil multidimensionnel.

Née en novembre 1972, Fardoussa Moussa Egueh débute sa carrière dans l’enseignement en qualité de professeure d’Éducation Physique et Sportive au Lycée de Gabode puis au Lycée Industriel et Commercial. Son expertise pédagogique la conduit ensuite à exercer comme conseillère pédagogique en EPS. Elle est également titulaire d’un master en management des organisations sportives.

Son ascension dans l’administration sportive débute avec sa présidence de la Fédération Nationale de Taekwondo de Djibouti, où elle impulse la modernisation et l’expansion de cette discipline à l’échelle nationale.

Figure majeure du mouvement olympique, elle occupe les fonctions de première vice-présidente du Comité National Olympique et Sportif Djiboutien. En 2019, elle rejoint le comité exécutif de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique, avant d’en devenir vice-présidente.

Parallèlement, elle s’illustre dans le domaine artistique comme dramaturge, comédienne et metteuse en scène, contribuant activement à la promotion du théâtre et du cinéma djiboutiens. À la tête du ministère de la Jeunesse et de la Culture, Fardoussa Moussa Egueh apporte une expérience rare, à la croisée de l’éducation, du sport et de la culture. Une trajectoire qui la place au cœur des ambitions nationales en faveur de l’épanouissement de la jeunesse et du rayonnement culturel.

Omar Houssein Omar, l’expérience territoriale au service de la décentralisation

Avec la nomination de Omar Houssein Omar, le gouvernement fait le choix d’un homme de terrain au parcours forgé dans l’administration technique et la gouvernance locale. Fort de plus de quarante années d’expérience, il apporte à ses nouvelles fonctions une connaissance approfondie des réalités territoriales et des enjeux du développement régional.

Il débute sa carrière en 1980 au sein de l’Électricité de Djibouti, où il gravit progressivement les échelons grâce à une solide expertise en mécanique diesel, électricité industrielle et gestion des infrastructures énergétiques. Entre 1984 et 1987, il pilote notamment la mise en place des centrales électriques de Dikhil et d’Ali Sabieh, participant activement à l’extension du réseau national.

Son parcours est renforcé par plusieurs formations techniques spécialisées suivies en France, notamment à Surgères, Mulhouse et Grenoble, qui lui permettent d’approfondir ses compétences en automatisme industriel, machines tournantes et relayage électrique.

Parallèlement à sa carrière technique, Omar Houssein Omar s’engage dans la gouvernance territoriale. Vice-président du Conseil régional de Tadjourah entre 2003 et 2006, il est élu président de cette institution en 2017. Il y conduit plusieurs initiatives en faveur des infrastructures, des services publics et du développement socio-économique régional.

Depuis 2022, il préside également l’Association Nationale des Collectivités Locales Djiboutiennes.

Reconnu pour son sens de la gestion et son ancrage local, il aura pour mission de renforcer la décentralisation, d’accompagner les collectivités territoriales et de consolider une gouvernance de proximité au service du développement équilibré du pays.

Fatouma  Ali Abdallah, du service public à la promotion du sport national

La nomination de Fatouma Ali Abdallah marque l’entrée au gouvernement d’une haute responsable reconnue pour son parcours dans l’administration sanitaire et son engagement au service des politiques publiques. Avec cette désignation, l’exécutif mise sur un profil expérimenté, rompu à la gestion institutionnelle et à la mobilisation communautaire.

Titulaire d’un master en santé publique obtenu en 2010, mariée et mère de deux enfants, Fatouma Ali Abdallah débute sa carrière en 2000 au sein du Ministère de la Santé comme coordinatrice d’un programme de développement. Dès ses premières responsabilités, elle s’illustre par son implication dans la mise en place de mutuelles de santé destinées aux femmes enceintes à travers plusieurs régions sanitaires du pays, contribuant à améliorer l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.

Au fil des années, elle accède à plusieurs fonctions stratégiques, notamment comme directrice des Programmes de santé prioritaires puis directrice des Études, de la Coopération et de la Planification. À ce poste, elle participe activement à la création de comités de santé communautaires et à la mise en place de mécanismes de gestion participative dans les structures sanitaires de proximité.

Elle occupe ensuite les fonctions de directrice de la Santé de la mère et de l’enfant, consolidant son expertise dans la conduite de programmes à fort impact social.

Reconnue pour sa rigueur, son sens du leadership et sa capacité de coordination, Fatouma Ali Abdallah aborde ses nouvelles fonctions avec une solide expérience du service public. À la tête du secrétariat d’État chargé des Sports, elle aura pour mission de promouvoir la pratique sportive, d’accompagner les fédérations et de renforcer le rôle du sport comme levier d’épanouissement de la jeunesse.