Le jeune artisan d’art Abdoulkader Aboubaker Areita a représenté la République de Djibouti au 9ᵉ Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC 2026), organisé du 27 juillet au 5 août dernier, au Musée national de Yaoundé. À travers son accompagnement, le ministère de la Jeunesse et de la Culture entend promouvoir les talents de la jeunesse djiboutienne et faire de leur créativité un instrument de sauvegarde du patrimoine, d’innovation et de rayonnement culturel.

Pendant dix jours, quelque 600 artisans venus des quatre coins du continent ont exposé leurs savoir-faire. L’événement est intervenu au cours de la 9e édition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun qui s’est tenu du 27 juillet au 5 août dernier, au Musée national de Yaoundé. Objets d’art, créations contemporaines et productions inspirées des traditions locales ont été au cœur de cette manifestation culturelle où héritage ancestral et innovation se sont rencontrés.

Dans cet espace consacré aux métiers d’art, la République de Djibouti a signé sa présence à travers le travail du jeune créateur Abdoulkader Aboubaker Areita.

Soutenue par le ministère de la Jeunesse et de la Culture, sa participation à cette grande rencontre d’artisan d’art africain, a servi d’occasion pour présenter une facette de la création artisanale djiboutienne à un public composé d’artisans, de professionnels et de visiteurs venus de différents horizons.

Placée sous le thème « Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale ? », cette édition du SIARC a réuni plus de 600 artisans autour de la valorisation du savoir-faire et du « Made in Cameroun ». À travers ses créations, Abdoulkader Aboubaker Areita a contribué à cette dynamique visant à puiser dans le patrimoine culturel pour donner naissance à des œuvres contemporaines porteuses d’identité et d’innovation. Une manière de faire vivre la tradition sans la figer, en permettant aux jeunes générations de se l’approprier et de lui donner de nouvelles expressions.

Dans cette perspective, le jeune artisan apparaît à la fois comme un créateur, un passeur de mémoire et un potentiel entrepreneur culturel. Cette dimension prend une importance particulière dans un pays comme le nôtre, au patrimoine façonné par la rencontre de plusieurs influences culturelles et par une longue tradition de transmission des savoir-faire.

La promotion de l’artisanat d’art permet ainsi de préserver les savoir-faire tout en ouvrant de nouvelles perspectives professionnelles aux jeunes créateurs en quête d’opportunités et en favorisant surtout leur intégration dans les réseaux culturels africains.

Derrière les pièces exposées, les motifs travaillés et les matériaux transformés, se dessine un enjeu économique majeur: celui de faire des industries culturelles et créatives un secteur capable de générer des revenus et de créer des emplois. L’accompagnement de jeunes talents par le ministère de la Jeunesse et de la Culture s’inscrit dans cette vision.

Il ne s’agit plus seulement de préserver le patrimoine pour sa valeur historique ou symbolique, mais de l’inscrire dans une économie créative susceptible de produire de la valeur.

L’artisanat d’art peut ainsi constituer une porte d’entrée vers l’entrepreneuriat culturel. La création d’un produit original, sa commercialisation, sa promotion et sa diffusion peuvent progressivement permettre à de jeunes créateurs de construire une activité professionnelle autour de leur savoir-faire. Pour la jeunesse djiboutienne, cette approche ouvre donc un champ de possibilités. Elle encourage l’initiative individuelle, stimule la créativité et contribue à faire émerger de nouveaux profils d’entrepreneurs dans le domaine culturel. Le SIARC a justement offert aux jeunes artisans d’art africain ce type d’environnement.

Entre les mains des jeunes créateurs, le patrimoine culturel djiboutien se réinvente, s’adapte aux exigences du présent et devient une source d’opportunités économiques.

Il est à noter que le SIARC 2026, a permis au jeune artisan djiboutien, de se mesurer à d’autres pratiques, d’observer de nouvelles techniques, de découvrir les possibilités offertes par les marchés culturels africains et de nouer des contacts susceptibles de déboucher sur de futures collaborations.

Pour Djibouti, la participation de Abdoulkader Aboubaker Areita à cette importante manifestation culturelle a permis de mettre en lumière l’image d’un pays porté non seulement par ses paysages et sa position stratégique, mais également par la créativité et les talents de sa jeunesse. À Yaoundé, l’artisanat d’art djiboutien a ainsi trouvé une nouvelle vitrine et une place dans le mouvement de renaissance des industries culturelles africaines.

RACHID BAYLEH