
La deuxième Semaine nationale des réfugiés consacre le modèle de coexistence pacifique et appelle à des solutions durables face aux défis du déplacement forcé.

La deuxième édition de la Semaine nationale des réfugiés s’est achevée le 25 juin dernier sur une note d’espoir et de mobilisation collective, réaffirmant l’engagement constant en faveur de la protection des réfugiés, du renforcement de la cohésion sociale et de la promotion de solutions durables face aux défis croissants du déplacement forcé.
Organisée du 20 au 25 juin sous le haut patronage du ministre de l’Intérieur, M. Omar Abdi Saïd, et sous la coordination de l’Office National d’Assistance aux Réfugiés et Sinistrés (ONARS), cette deuxième édition a rassemblé un large éventail d’acteurs : autorités publiques, partenaires techniques et financiers, organisations nationales et internationales, leaders communautaires, représentants des réfugiés et communautés hôtes.
Pendant six jours, les participants ont échangé autour d’un objectif commun : consolider le vivre-ensemble, renforcer le dialogue entre les populations et promouvoir une réponse durable aux enjeux humanitaires, économiques et sociaux liés aux déplacements de populations.
Les différentes activités ont été organisées dans le cadre du Projet d’Inclusion des Réfugiés et des Communautés Hôtes (PIRB), mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale et en partenariat avec l’Agence de Réhabilitation Urbaine et du Logement Social (ARULOS). Cette initiative vise à favoriser une approche intégrée associant protection, inclusion sociale, autonomisation économique et développement des compétences.
L’un des principaux enseignements de cette édition réside dans la place accordée à l’innovation et à la jeunesse. À travers la participation du Centre de Technologie et d’Innovation pour le Développement (CTID), plusieurs activités ont été organisées en faveur des jeunes réfugiés et des communautés hôtes.
À Holl-Holl, un atelier de dialogue communautaire a permis de créer un espace d’échanges entre les différentes composantes de la population, favorisant la compréhension mutuelle et le renforcement de la confiance. À Ali-Addeh, des ateliers de découverte scientifique et technologique ont offert aux adolescents et aux jeunes une initiation aux compétences du XXIe siècle, démontrant que l’innovation peut devenir un puissant vecteur d’intégration, de résilience et d’espoir.
Cette approche novatrice illustre la volonté de placer l’éducation, la créativité et le développement des compétences au cœur des politiques d’inclusion, en particulier pour les jeunes générations confrontées aux conséquences du déplacement forcé.
La cérémonie de clôture a également été marquée par un moment d’émotion avec l’intervention du président de l’Association des Réfugiés à Djibouti, M. Mohamed Ali Osman. Celui-ci a rendu un hommage appuyé aux autorités nationales et au peuple djiboutien pour leur hospitalité et leur solidarité envers les milliers de réfugiés accueillis depuis plusieurs décennies.
Il a notamment salué la vision humaniste du Président de la République, Son Excellence M. Ismaïl Omar Guelleh, ainsi que le soutien constant de la Première Dame, Mme Kadra Mahamoud Haid, en faveur des populations réfugiées.
Le président de l’Association des Réfugiés a également rappelé les avancées significatives permises par l’adoption de la loi nationale sur les réfugiés en 2017. Ce texte a constitué une étape décisive en favorisant l’accès des réfugiés aux services sociaux de base, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’emploi, tout en leur permettant de participer activement à la vie économique et sociale du pays.
Prenant la parole à son tour, le secrétaire exécutif de l’ONARS, M. Mohamed Ali Kamil, a souligné que le contexte international actuel, marqué par la multiplication des crises humanitaires, les conflits armés, les effets du changement climatique et la diminution des financements internationaux, impose plus que jamais un renforcement des partenariats et des mécanismes de solidarité. Il a plaidé pour des investissements accrus dans la jeunesse, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et le développement des compétences, considérés comme des leviers essentiels pour bâtir des communautés plus résilientes et favoriser l’autonomisation des réfugiés.
Le responsable de l’ONARS a également exprimé sa profonde reconnaissance à l’ensemble des partenaires nationaux et internationaux, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la Banque mondiale, l’ARULOS et le CTID, dont l’engagement a contribué au succès de cette deuxième édition.
La cérémonie de clôture s’est enfin achevée par un appel à transformer les recommandations formulées au cours des différents ateliers en actions concrètes. La Charte de coexistence pacifique, élaborée collectivement durant cette semaine, servira désormais de feuille de route pour poursuivre les efforts en faveur de la paix, de l’inclusion et de la cohésion sociale. À travers cette deuxième édition de la Semaine nationale des réfugiés, le pays confirme ainsi sa volonté de promouvoir une réponse durable aux défis du déplacement forcé, fondée sur la solidarité, le partage des responsabilités, l’innovation et le développement humain, consolidant un modèle d’accueil et d’inclusion reconnu bien au-delà de ses frontières.







































