Sport encore méconnu du grand public, le char à voile est pourtant en passe de devenir une nouvelle vitrine sportive et touristique. Avec la création, en 2025, de la Fédération Djiboutienne de Char à Voile, cette discipline dispose désormais d’un cadre institutionnel pour se développer et conquérir de nouveaux publics. À la tête de cette jeune fédération, l’Honorable Omar Ahmed Wais, deuxième Vice-président de l’Assemblée nationale, entend faire du Grand Bara un site de référence pour la pratique du char à voile en Afrique et, à terme, sur la scène internationale. Dans cet entretien accordé à La Nation, il revient sur la naissance de la fédération, les atouts naturels du Grand Bara, les projets de formation et de compétition, mais aussi sur les ambitions touristiques et internationales qui entourent cette nouvelle discipline.

La Nation : Monsieur le Président, comment est née cette fédération ?

Omar Ahmed Wais : La Fédération Djiboutienne de Char à Voile a été créée pour structurer, promouvoir et développer cette discipline dans notre pays. Le char à voile était déjà pratiqué ponctuellement au Grand Bara grâce à quelques passionnés, notamment Ali Liaka. Nous avons voulu donner à cette pratique un cadre officiel et une véritable perspective de développement.

Pourquoi avoir choisi le Grand Bara ?

Le Grand Bara possède des conditions naturelles exceptionnelles : une immense surface plane, un sable dur et compact et des vents réguliers. C’est un site particulièrement adapté à cette discipline. Nous pensons qu’il existe ici un potentiel considérable pour faire du Grand

Quel est aujourd’hui votre principal objectif ?

Notre ambition est de faire du Grand Bara une référence mondiale du char à voile, tout en donnant à notre jeunesse une activité sportive nouvelle, accessible et sécurisée. Le Conseil régional a contribué au lancement du projet en mettant gracieusement à disposition un complexe et onze chars à voile. Nous voulons maintenant construire progressivement une véritable filière.

Quels sont les prochains chantiers ?

Nous travaillons notamment à l’ouverture d’une école de pilotage, à la formation de moniteurs et d’arbitres et au lancement d’un programme destiné aux jeunes. Nous souhaitons également organiser un championnat national et un événement majeur,

Le char à voile peut-il devenir un atout touristique ?

Absolument. C’est même l’un des grands axes de notre projet. Le char à voile permet de découvrir le désert autrement et offre des sensations tout en respectant l’environnement. Nous souhaitons travailler avec les acteurs du tourisme afin de développer

Quelle est votre ambition sur le plan international ?

Nous avançons étape par étape. La Fédération souhaite obtenir son affiliation à la FISLY, puis organiser des compétitions régionales et africaines. À terme, nous aimerions accueillir un Championnat d’Afrique ou une étape de Coupe du monde au Grand Bara.

Et quand verra-t-on une équipe djiboutienne sur la scène internationale?

C’est notre objectif, mais il faut d’abord former les pilotes, les moniteurs et les arbitres. Nous devons construire une base solide avant de constituer une équipe nationale capable de représenter dignement notre pays.

Quel message adressez-vous aux jeunes ?

Je les invite à venir découvrir cette discipline. Le char à voile est un sport de vitesse, de maîtrise et de liberté, mais aussi un sport écologique. Nous avons au Grand Bara un cadre exceptionnel.

À nous maintenant de le valoriser et d’en faire une nouvelle fierté sportive et touristique.