Le ministre du Travail, chargé de la Formalisation et de la Protection sociale,  M Yonis Ali Guedi, a représenté Djibouti à la deuxième édition du Dialogue de Doha sur la mobilité de la main-d’œuvre, organisée les 5 et 6 octobre à Dar es-Salaam, en Tanzanie.

Cette rencontre ministérielle a permis de réaffirmer l’engagement du pays en faveur d’une mobilité professionnelle sûre, équitable et mieux organisée, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération avec le Qatar et le Kenya.

Réunissant plus de 33 pays africains et arabes, des États membres du Conseil de coopération du Golfe, ainsi que des organisations internationales et des partenaires sociaux, cette deuxième édition du Dialogue de Doha était placée sous le thème « De l’engagement à l’action : faire progresser une mobilité de la main-d’œuvre équitable et durable entre l’Afrique et les pays du GCC+ ».

Les échanges ont porté sur les moyens de traduire les engagements politiques en mécanismes concrets, afin de faciliter les parcours professionnels internationaux tout en renforçant les garanties accordées aux travailleurs.

Intervenant lors de la table ronde ministérielle, Yonis Ali Guedi a défendu une approche fondée sur la responsabilité partagée, la transparence du recrutement et le respect des droits des travailleurs. Il a souligné que la mobilité professionnelle ne se limite pas au déplacement d’une main-d’œuvre d’un pays à un autre, mais constitue un enjeu économique, social et humain qui nécessite une meilleure adéquation entre les compétences disponibles et les besoins des marchés du travail.

Le ministre a notamment plaidé pour le développement des voies régulières de mobilité, une meilleure préparation des travailleurs avant leur départ, la reconnaissance de leurs qualifications et le renforcement des mécanismes de protection tout au long de leur parcours professionnel.

Pour Djibouti, où la jeunesse représente un enjeu majeur de développement, l’objectif est de faire de la mobilité professionnelle un levier d’employabilité et de valorisation des compétences. Cette ambition passe également par une coopération accrue entre les pays d’origine et de destination, notamment à travers des accords bilatéraux opérationnels, des procédures de recrutement transparentes et une meilleure continuité des droits sociaux.

En marge du dialogue ministériel, le ministre du Travail s’est entretenu avec son homologue qatari, le Dr Ali bin Samikh Al Marri.

Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine du travail, l’ouverture de nouvelles perspectives professionnelles pour les travailleurs djiboutiens et la consolidation des dispositifs garantissant une mobilité régulière et protectrice.

Les deux responsables ont également évoqué la nécessité de donner une traduction concrète aux engagements issus des accords de coopération existants et de poursuivre la concertation entre leurs administrations respectives. Pour Djibouti, ce partenariat s’inscrit dans une démarche visant à diversifier les débouchés professionnels à l’étranger et à faciliter l’accès des travailleurs nationaux à de nouvelles opportunités.

Une autre rencontre bilatérale a réuni Yonis Ali Guedi et Alfred Nganga Mutua, ministre kényan du Travail et de la Protection sociale. Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération en matière d’emploi, de mobilité professionnelle et de développement des compétences.

Les deux parties ont notamment abordé le partage d’informations sur les marchés du travail, la valorisation des qualifications et la mise en place de mécanismes favorisant des déplacements professionnels réguliers et mieux encadrés. Cette concertation témoigne de l’intérêt porté au renforcement de la coopération régionale africaine dans un domaine où la coordination entre les pays partenaires joue un rôle essentiel.

À travers sa participation au Dialogue de Doha et ses échanges avec le Qatar et le Kenya, Djibouti entend poursuivre ses efforts pour mieux articuler les besoins de son marché du travail avec les possibilités offertes à l’international. Le ministère du Travail prévoit ainsi de renforcer les partenariats, de consolider les capacités nationales de gestion de la mobilité et de favoriser l’émergence de parcours professionnels plus sûrs pour les travailleurs djiboutiens.

L’enjeu est désormais de transformer les engagements pris à Dar es-Salaam en dispositifs opérationnels, susceptibles de produire des résultats concrets en matière d’emploi, de protection sociale et de développement des compétences.