
Une délégation composée d’une douzaine de journalistes africains a récemment effectué une visite dans la région autonome du Xinjiang, une étape qui leur a permis d’explorer plusieurs secteurs représentatifs de cette vaste région chinoise : culture, tourisme, artisanat, religion et développement industriel.
Au cours de leur séjour, les journalistes ont parcouru différents sites afin d’observer de près la vie quotidienne des habitants, les traditions locales ainsi que les transformations économiques qui accompagnent le développement régional. Parmi les lieux visités figurent le Grand Bazar international d’Urumqi, une mosquée à Tongxiang et une entreprise textile moderne implantée à Tiemenguan.
Cette immersion a permis aux membres de la délégation de découvrir un Xinjiang où les activités traditionnelles côtoient des infrastructures modernes et des projets industriels destinés à stimuler l’économie locale.
Le Grand Bazar international d’Urumqi, une vitrine des traditions du Xinjiang

Première grande étape de cette découverte : le Grand Bazar international d’Urumqi. Situé au cœur de la capitale régionale, ce site est considéré comme l’un des espaces commerciaux et culturels les plus connus du Xinjiang.
À leur arrivée, les journalistes africains ont été accueillis par une atmosphère animée, marquée par la présence de nombreux visiteurs, commerçants et artisans. Dans les différentes allées du bazar, ils ont découvert une grande variété de produits locaux : fruits secs, épices, tissus traditionnels, objets artisanaux et produits issus du savoir-faire régional.
L’un des moments forts de la visite a été la découverte de la fabrication du naan, le pain plat traditionnel très populaire au Xinjiang. Les journalistes ont pu observer les artisans à l’œuvre, depuis la préparation de la pâte jusqu’à la cuisson dans les fours traditionnels.
Cette activité leur a permis de comprendre que le pain occupe une place importante dans la culture alimentaire locale. Plusieurs variétés de naan sont préparées selon les techniques transmises au fil des générations, avec différentes formes, textures et saveurs.
La gastronomie du Xinjiang a également retenu l’attention de la délégation, notamment les brochettes d’agneau parfumées au cumin, les nouilles locales et les produits agricoles qui font la réputation de la région.
Au-delà du commerce, le Grand Bazar apparaît comme un lieu de rencontre culturelle. Son architecture inspirée des traditions locales, ses espaces d’exposition et ses animations permettent aux visiteurs de découvrir une partie de l’histoire et de la diversité culturelle du Xinjiang.
Les journalistes ont également visité une mosquée historique datant de 128 ans, un édifice qui constitue un témoignage du patrimoine religieux et architectural local.
À Tongxiang, une découverte du rôle social d’une mosquée

Le programme de la délégation africaine comprenait aussi une visite de la mosquée orientale de Tongxiang, située dans la ferme Wuyi relevant de la 12e Division du Corps de production et de construction du Xinjiang.
Construite en 2016, cette mosquée s’étend sur environ 4 000 mètres carrés. Elle comprend une salle de prière, une bibliothèque ainsi que plusieurs espaces destinés aux activités religieuses, culturelles et communautaires. Les journalistes ont rencontré l’imam de la mosquée, avec lequel ils ont échangé sur l’organisation quotidienne du lieu, les activités menées et la place de cet établissement dans la vie locale.
Cette rencontre a constitué un moment d’échange direct permettant aux visiteurs africains de mieux comprendre le fonctionnement d’un lieu de culte au niveau communautaire. Ils ont également pu visiter les différentes installations et recueillir des informations sur les activités organisées au sein de la mosquée.
Pour les responsables locaux, ce type d’établissement joue un rôle qui dépasse la seule pratique religieuse, en servant également d’espace d’échanges sociaux et culturels.
À Tiemenguan, immersion dans une industrie textile en pleine expansion

Après les découvertes culturelles, la délégation africaine s’est intéressée au développement industriel du Xinjiang à travers la visite de Xinjiang Jiuselu Textile, une entreprise installée à Tiemenguan, une ville relevant de la 2e Division du Corps de production et de construction du Xinjiang.
Cette entreprise représente un exemple de développement industriel dans une zone éloignée des grands centres urbains. Les journalistes ont pu visiter les installations de production et découvrir les différentes étapes de transformation du coton en produits textiles.
L’usine fonctionne selon un modèle intégré comprenant plusieurs étapes, depuis la matière première jusqu’aux produits finis. Les visiteurs ont pu observer les équipements utilisés dans la fabrication textile ainsi que l’organisation du travail dans les différents ateliers. Selon les responsables de l’entreprise, cette implantation vise à développer une chaîne industrielle complète, tout en créant des opportunités d’emploi pour la population locale.
L’entreprise produit notamment des fils textiles, des vêtements de différentes catégories, des tissus et des articles de prêt-à-porter. Les responsables ont expliqué aux journalistes l’importance de la maîtrise de toute la chaîne de production, depuis le traitement du coton jusqu’à la fabrication des produits destinés aux consommateurs.
Une chaîne de production intégrée au service du développement local
Lors de leur visite à Xinjiang Jiuselu Textile, les journalistes africains ont pu mesurer l’importance accordée à la transformation locale des ressources. L’entreprise a développé un modèle industriel basé sur une chaîne de production complète, permettant de relier la production de coton, la transformation textile et la fabrication de produits finis. Les responsables de l’usine ont expliqué aux visiteurs que cette organisation permet de réduire les étapes intermédiaires et de renforcer l’efficacité de la production. Des matières premières aux vêtements prêts à être commercialisés, chaque étape est réalisée dans un même environnement industriel.
L’entreprise dispose notamment de capacités dans la production de fils de haute qualité, de tissus et de différents articles d’habillement tels que des tee-shirts, chemises, pantalons, robes et autres produits textiles destinés au marché national et international.
Au cours de la visite, les journalistes ont découvert les différents ateliers où travaillent les employés, ainsi que les équipements modernes utilisés pour assurer la qualité des produits. Ils ont également échangé avec des responsables de l’entreprise sur les perspectives de développement du secteur textile dans la région.
Selon la direction de Xinjiang Jiuselu Textile, l’implantation de l’entreprise à Tiemenguan répond à une volonté de rapprocher les activités industrielles des zones de production du coton et de favoriser la création d’emplois locaux.
Au cours des discussions avec les responsables de l’entreprise, la possibilité de développer davantage les échanges avec les marchés africains a également été évoquée.
L’entreprise souhaite explorer de nouvelles opportunités de coopération internationale, notamment à travers la commercialisation de produits textiles et d’éventuels partenariats industriels.
Pour les responsables de Xinjiang Jiuselu Textile, une coopération avec des partenaires africains pourrait favoriser un partage d’expériences, un échange de technologies et contribuer au développement de nouvelles chaînes de valeur dans le secteur textile.
Cette perspective a suscité l’intérêt des journalistes africains, qui ont souligné l’importance du textile dans de nombreux pays du continent, où ce secteur représente un potentiel important en matière d’emploi et d’industrialisation.
Une vision globale d’un Xinjiang en transformation

À travers les différentes étapes de leur voyage, les journalistes africains ont découvert plusieurs dimensions du Xinjiang : un patrimoine culturel riche, des traditions encore vivantes, des lieux religieux, mais aussi une région engagée dans une dynamique de modernisation économique.
Du Grand Bazar international d’Urumqi aux ateliers textiles de Tiemenguan, en passant par la mosquée orientale de Tongxiang, chaque visite a offert un aperçu différent de la société locale.
Cette expérience a permis aux membres de la délégation de recueillir des informations de terrain, de rencontrer des acteurs locaux et d’observer directement les initiatives développées dans différents secteurs.
Le Xinjiang, carrefour historique entre l’Orient et l’Occident grâce à la Route de la Soie, continue ainsi de se présenter comme une région où patrimoine et développement cherchent à avancer ensemble.
Pour les journalistes africains, cette visite restera une occasion de mieux connaître une partie de la Chine souvent méconnue, à travers des rencontres humaines, des découvertes culturelles et l’observation de projets économiques sur le terrain.
Mohamed Chakib Saad de retour de la région autonome de Xinjiang









































