À l’occasion de la Conférence des présidents des parlements africains, organisée à Johannesburg les 31 juillet et 1er août 2026, Djibouti a réaffirmé son engagement en faveur d’une intégration africaine plus forte, plus inclusive et davantage tournée vers les besoins des populations. Représentant l’Assemblée nationale djiboutienne, la Première Vice-Présidente, l’Honorable Safia Elmi Djibril, a porté la voix de son pays en mettant l’accent sur la nécessité de faire de l’intégration économique africaine un véritable outil de progrès social et de développement durable.

Placée sous le thème : « Le rôle de la diplomatie parlementaire dans le renforcement des relations avec les parlements nationaux et régionaux et la contribution à la réalisation de l’Agenda 2063 », cette importante rencontre a réuni des responsables parlementaires africains autour des enjeux majeurs liés à la coopération continentale, au renforcement des institutions démocratiques et à la mise en œuvre des ambitions communes de l’Afrique à l’horizon 2063.

Dans son intervention, la Première Vice-Présidente de l’Assemblée nationale a rappelé que l’intégration africaine ne peut prendre tout son sens que si elle produit des résultats tangibles pour les citoyens. Elle a souligné que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ne doit pas être perçue uniquement comme un mécanisme de facilitation des échanges commerciaux, mais comme un instrument stratégique capable de transformer les économies africaines et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations. Selon la vision défendue par Djibouti, la réussite de la ZLECAf repose sur sa capacité à générer des opportunités concrètes pour les populations, notamment à travers la création d’emplois, le développement des petites et moyennes entreprises, l’accompagnement de l’entrepreneuriat des jeunes et le renforcement de la participation économique des femmes.

La représentante djiboutienne a également insisté sur l’importance d’une approche inclusive du développement économique africain. Elle a mis en avant la nécessité de renforcer l’accès des femmes aux ressources financières, aux marchés, aux formations et aux outils numériques, afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la croissance économique du continent. Pour Djibouti, l’autonomisation des femmes constitue un facteur essentiel de transformation sociale et de prospérité partagée.

Dans cette perspective, Djibouti entend continuer à mettre à profit ses atouts géographiques et économiques pour contribuer au renforcement des échanges africains. Grâce à sa position stratégique au carrefour de plusieurs régions du monde et à ses infrastructures portuaires modernes, le pays ambitionne de devenir un acteur majeur de la connectivité régionale et du commerce intra-africain.

Au-delà du rôle logistique de ses infrastructures, Djibouti défend également une vision fondée sur la transformation locale des ressources africaines. Le pays encourage une industrialisation accrue du continent, permettant aux États africains de créer davantage de valeur ajoutée, de développer leurs capacités productives et de réduire leur dépendance aux exportations de matières premières. Les échanges tenus lors de cette conférence ont également mis en lumière le rôle central de la diplomatie parlementaire dans l’approfondissement des relations entre les institutions législatives africaines. À travers le dialogue, le partage d’expériences et la coordination des actions, les parlements sont appelés à accompagner les grandes initiatives continentales et à rapprocher davantage les politiques publiques des attentes des citoyens. À travers cette participation, Djibouti réaffirme son attachement à une Afrique unie, intégrée et prospère, où la coopération régionale constitue un levier essentiel pour relever les défis économiques, sociaux et environnementaux. Le pays renouvelle ainsi son engagement en faveur d’un développement durable et inclusif, conformément aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Lors de la séance d’ouverture de la conférence, les participants ont procédé à l’élection du bureau dirigeant. Le Zimbabwe a été désigné à la présidence de la conférence, la Gambie à la vice-présidence, tandis que la République sahraouie a été chargée d’assurer la fonction de rapporteur des travaux.

Zouhour A M.