Le gouvernement, les partenaires sociaux et l’Organisation internationale du Travail franchissent une étape décisive dans l’élaboration de la future politique nationale de sécurité et de santé au travail. Réuni  hier à l’hôtel Kempinski, un atelier tripartite pose les bases d’un système de prévention plus performant, fondé sur le dialogue social et les normes internationales.

La sécurité et la santé au travail s’imposent désormais comme l’un des grands chantiers des politiques publiques en faveur du travail décent.

Organisé par le ministère du Travail chargé de la Réforme administrative, avec l’appui technique du Bureau international du Travail (BIT), un atelier tripartite consacré à cette thématique a réuni, à l’hôtel Kempinski, les représentants du Gouvernement, des employeurs, des organisations syndicales et des partenaires internationaux.

Co-présidée par le ministre du Travail, chargé de la Formalisation et de la Protection sociale, Yonis Ali Guedi, et la représentante de l’Organisation internationale du Travail (OIT), Dr Aida Lamloum, cette rencontre constitue une étape importante dans la finalisation de la future politique nationale de sécurité et de santé au travail.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a rappelé que la sécurité et la santé au travail constituent un droit fondamental pour chaque travailleur, mais aussi un facteur essentiel de productivité et de compétitivité des entreprises. Il a souligné que la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles figure parmi les priorités du Gouvernement, conformément à la vision du Président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, en faveur de la promotion du travail décent et de la protection des travailleurs. Insistant sur l’importance du dialogue social, il a invité les représentants de l’État, des employeurs et des travailleurs à renforcer leur coopération afin d’ancrer durablement une véritable culture de prévention dans les entreprises.

Une réforme structurante en marche

Prenant la parole, la représentante de l’OIT, Dr Aida Lamloum, a salué les progrès accomplis ces dernières années dans le renforcement du système national de sécurité et de santé au travail. Selon elle, les réformes engagées traduisent une volonté commune de faire de la prévention des risques professionnels une composante essentielle des politiques de l’emploi et du développement économique. Elle a rappelé qu’un environnement professionnel sûr est un levier de croissance durable, de performance économique et de bien-être social, réaffirmant le soutien de l’OIT à la poursuite des réformes engagées. Pendant trois jours, les participants examineront les mécanismes de prévention des risques professionnels, le renforcement des dispositifs d’inspection, la sensibilisation des employeurs et des salariés ainsi que l’amélioration du cadre juridique et institutionnel. Les travaux permettront également d’identifier les meilleures pratiques pour dynamiser les Comités de Sécurité et de Santé au Travail (CSST) et renforcer le rôle des responsables Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE) au sein des entreprises.

La dernière journée sera consacrée au rôle de l’Inspection du Travail et à l’actualisation du tableau national des maladies professionnelles, afin de mieux répondre aux réalités du monde du travail.

À travers cette initiative, les pouvoirs publics et leurs partenaires sociaux réaffirment leur volonté de faire de la prévention des risques professionnels un pilier du développement économique, du dialogue social et de la protection durable des travailleurs.

Djibril Abdi Ali