Face à la pression croissante exercée par la hausse du coût de la vie, le gouvernement passe à l’action. Réunis autour du ministre du Commerce et du Tourisme, Orbis Hélaf Orbis, producteurs d’eau minérale, boulangers et bouchers ont convenu de plusieurs mesures destinées à limiter l’impact de l’inflation sur les ménages. Première décision concrète : la baisse du prix du pack de six bouteilles d’eau minérale, désormais fixé à 450 francs.

Confronté à une inflation qui pèse sur le budget des familles, le gouvernement entend renforcer le dialogue avec les acteurs économiques afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages. C’est dans cet esprit que le ministre du Commerce et du Tourisme, Orbis Hélaf Orbis, a réuni jeudi les principaux opérateurs des secteurs des produits de première nécessité pour une vaste séance de concertation consacrée à l’évolution des prix sur le marché national. Autour de la table figuraient les producteurs d’eau minérale, les représentants des bouchers ainsi que les responsables des boulangeries, trois filières directement concernées par les tensions observées ces derniers mois sur les prix des biens de consommation courante. Cette rencontre visait à dresser un état des lieux des difficultés rencontrées par les professionnels tout en recherchant des solutions équilibrées conciliant viabilité économique des entreprises et protection des consommateurs. Au fil des échanges, les représentants des boucheries ont détaillé les nombreux défis auxquels leur profession est confrontée. Parmi les principales préoccupations figurent la hausse du coût d’importation du bétail ainsi que l’augmentation des prix pratiqués par certains intermédiaires, facteurs qui alimentent la progression des prix de la viande sur le marché local.

Prenant acte de ces préoccupations, le ministre Orbis Hélaf Orbis a assuré que ces questions seraient examinées en coordination avec le ministère de l’Agriculture afin d’identifier des solutions structurelles susceptibles d’améliorer durablement l’approvisionnement du marché national.

Les professionnels de la boulangerie ont, pour leur part, attiré l’attention sur les retards d’approvisionnement en farine et sur l’augmentation continue des coûts de production, notamment ceux liés aux carburants et au transport. Tout en reconnaissant les difficultés auxquelles fait face le secteur, le ministre a rappelé que ces tensions s’inscrivent dans un contexte économique international marqué par les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des marchés mondiaux.

Les producteurs d’eau minérale ont également exposé les conséquences de l’augmentation de leurs coûts de production, affectés par la hausse des matières premières, de l’énergie et des charges logistiques. Malgré ces contraintes, les discussions ont débouché sur une mesure immédiatement favorable aux consommateurs : le prix du pack de six bouteilles d’eau minérale sera ramené à 450 francs, une décision saluée comme un premier signal fort en faveur du pouvoir d’achat. À l’issue de la rencontre, les opérateurs économiques ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité du dialogue engagé avec les pouvoirs publics.« C’était une réunion très importante. C’est ce que nous recherchions. Les échanges ont été constructifs et les résultats profiteront à l’ensemble de la population. Comme le ministre s’est engagé à nous accompagner sur certaines charges que nous supportons, nous sommes également prêts à consentir des efforts, notamment en réduisant nos prix, afin de soulager les ménages djiboutiens », a déclaré un commerçant ayant participé aux discussions. Même satisfaction du côté des producteurs d’eau minérale. « Nous avons pu examiner ensemble les grilles tarifaires et tirer des conclusions positives. Nous ferons notre part pour alléger le coût de la vie et nous sommes prêts à accompagner l’État dans cette période marquée par les difficultés économiques », a affirmé la directrice de la société Ogoul Spring.

Dans un contexte international encore marqué par les effets persistants des crises géopolitiques et des tensions sur les marchés, l’exécutif djiboutien entend maintenir une vigilance constante sur l’évolution des prix des produits essentiels et poursuivre les échanges avec les opérateurs pour préserver le pouvoir d’achat des ménages djiboutiens.