Réunis dimanche 25 octobre au Centre de leadership et de l’entrepreneuriat (CLE), des représentants des institutions publiques, du secteur privé et des structures d’accompagnement ont échangé sur les défis des  micro, petites et moyennes entreprises. À travers ce dialogue, l’Union européenne et le CLE entendent favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, faciliter le développement des entreprises et renforcer les perspectives de création d’emplois.

Le dialogue entre les institutions et les entrepreneurs s’affirme comme un levier essentiel pour dynamiser l’emploi et soutenir l’initiative privée. C’est dans cette perspective que le Centre de leadership et de l’entrepreneuriat a accueilli, dimanche, une rencontre consacrée aux obstacles rencontrés par les entreprises et aux solutions susceptibles de renforcer leur contribution au développement économique.

Organisée par l’Union européenne en partenariat avec le CLE, cette table ronde a réuni des représentants du Fonds de garantie des prêts, du Fonds de développement économique, de l’Office djiboutien de la propriété industrielle et commerciale (ODPIC), ainsi que des partenaires privés, des structures d’accompagnement et des entrepreneurs  djiboutiens .

Les échanges ont notamment porté sur quatre enjeux majeurs pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) : l’accès au financement, la formalisation des activités, le renforcement des compétences et la simplification des procédures administratives. Autant de défis qui conditionnent la capacité des entrepreneurs à développer leurs activités, à améliorer leur compétitivité et à créer des emplois durables. Dans son discours d’ouverture, le directeur général du CLE a rappelé le rôle central de la jeunesse dans la dynamique économique nationale. « La jeunesse n’est pas seulement notre avenir, elle est une force du présent, porteuse d’énergies, d’idées et d’ambitions », a-t-il souligné, mettant en avant l’entrepreneuriat comme une réponse concrète aux enjeux de l’insertion professionnelle.

Des programmes pour accompagner la croissance des entreprises

Cette ambition trouve notamment un prolongement dans le projet  MSMEs, à travers lequel l’Union européenne mobilise 3,9 millions d’euros pour soutenir la croissance et la compétitivité des MPME djiboutiennes . Mis en œuvre par la Banque mondiale en partenariat avec le ministère délégué chargé du Numérique et de l’Innovation, ce programme a accompagné plus de 585 entreprises et contribué à la mise en place d’un guichet unique destiné à faciliter l’accès aux services et à simplifier les démarches des entrepreneurs.

D’autres initiatives participent à cette dynamique, notamment le projet DRIVE, qui accompagne les entrepreneurs du secteur de l’élevage, et le programme E-SKILLS, mis en œuvre par Expertise France, qui contribue au développement des compétences numériques. Au cours de la rencontre, l’ambassadrice de l’Union européenne a insisté sur l’importance d’écouter les jeunes et les entrepreneurs afin de mieux cerner leurs besoins et de concevoir des réponses adaptées. Elle a également souligné la nécessité de renforcer les liens entre les institutions publiques, le secteur privé et les structures d’accompagnement pour faciliter l’accès aux dispositifs existants et créer un environnement plus favorable à l’initiative économique.

Au-delà des échanges, cette rencontre a mis en évidence la nécessité d’une coordination renforcée entre les différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial. L’accès au financement, la formation, la simplification des démarches et l’accompagnement des porteurs de projets constituent autant de leviers complémentaires pour favoriser l’émergence et la pérennité des entreprises.

En rapprochant les décideurs des réalités vécues par les entrepreneurs, l’Union européenne et le CLE entendent ainsi contribuer à une dynamique économique plus inclusive, dans laquelle le développement des entreprises et l’insertion professionnelle des jeunes se renforcent mutuellement.

SIR