
Le Ministère délégué chargé de la Décentralisation poursuit ses actions de sensibilisation sur les solutions de lutte antivectorielle. Une séance de présentation d’AQUABAC®, solution larvicide biologique déjà utilisée par le Ministère de la Santé dans le cadre de la lutte contre le paludisme, s’est tenue hier à Arta. Organisée avec l’appui technique de Djipharma, cette rencontre a également permis de recueillir les besoins exprimés par les acteurs locaux.
La séance a réuni le président du Conseil régional d’Arta, Elmi Bouh, plusieurs hauts cadres de l’administration régionale, la sous-directrice du Ministère délégué chargé de la Décentralisation, Fatouma Youssouf, ainsi que le Dr Fouad Abdourahman, pharmacien responsable en chef par intérim à la CNSS.

Au cœur des échanges figuraient les préoccupations des acteurs locaux en matière de lutte contre les moustiques et, plus largement, de prévention des maladies transmises par les vecteurs. Les participants ont notamment été sensibilisés à l’intérêt d’une intervention ciblée sur les gîtes larvaires, là où les moustiques se développent avant d’atteindre le stade adulte.
Agir à la source pour mieux contrôler les moustiques
La présentation d’AQUABAC® s’appuie sur une donnée entomologique importante : une grande partie du cycle de vie du moustique se déroule dans l’eau, au stade larvaire. L’intervention sur ces foyers constitue ainsi un moyen d’agir en amont, avant l’apparition des moustiques adultes. Cette solution biologique, homologuée par l’OMS et l’ANSES selon les éléments présentés lors de la rencontre, vise ainsi à renforcer les moyens disponibles pour la lutte antivectorielle, notamment dans les zones où les conditions sont favorables à la prolifération des moustiques.
Au-delà de la présentation technique du produit, la rencontre d’Arta a surtout permis d’établir un dialogue avec les acteurs de terrain.
Collectivités locales, coopératives agricoles et opérateurs économiques sont directement concernés par la question des eaux stagnantes et des espaces susceptibles de favoriser le développement des moustiques. La séance organisée dans la région d’Arta constitue la première étape d’une tournée nationale de sensibilisation. Celle-ci doit se poursuivre au cours de cette semaine et de la semaine prochaine dans les différentes régions du pays.
L’objectif est de présenter l’approche aux acteurs locaux, mais également d’identifier leurs besoins et de tenir compte des réalités propres à chaque territoire.
Les prochaines étapes, prévues dans les mois à venir, devraient également associer le Ministère de la Santé, à travers l’Institut national de santé publique de Djibouti (INSPD) et le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Cette implication doit permettre de renforcer la coordination entre les différents intervenants et d’assurer une meilleure articulation entre les actions de décentralisation, les initiatives locales et les politiques nationales de santé publique.
À travers cette démarche, les autorités entendent ainsi renforcer la prévention en agissant directement sur les lieux de reproduction des moustiques.
Une approche qui mise sur l’anticipation et la mobilisation des acteurs locaux pour compléter les dispositifs existants de lutte contre le paludisme et les autres maladies vectorielles.









































