Le Premier ministre  Abdoulkader   Kamil  Mohamed a reçu dimanche 25 octobre le nouvel ambassadeur de Türkiye à Djibouti, Hüseyin  Özdemir.  Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, notamment en matière d’infrastructures urbaines, de sécurité maritime, de stabilité régionale et de formation, avec la perspective d’un projet de viabilisation urbaine soutenu par l’expertise turque.

La coopération entre Djibouti et la Türkiye pourrait franchir une nouvelle étape avec l’examen de projets destinés à renforcer la résilience des infrastructures urbaines et à consolider les liens entre les deux pays. C’est dans cette perspective que le Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, a reçu dimanche le nouvel ambassadeur de la République de Türkiye à Djibouti, Hüseyin Özdemir, à l’occasion d’une visite de courtoisie.

Cette rencontre a permis de réaffirmer la solidité des relations bilatérales et la volonté commune de leur donner de nouvelles perspectives. Plusieurs réalisations illustrent déjà cette coopération, notamment la mosquée Abdülhamid II et le barrage de l’Amitié d’Ambouli, devenus des symboles du partenariat entre les deux pays.

Au-delà de ces acquis, les discussions ont mis l’accent sur les besoins liés au développement urbain, particulièrement la résistance de la voirie aux risques d’inondation. Face aux défis posés par les épisodes pluvieux et leurs conséquences sur les infrastructures, le Premier ministre a souhaité la préparation d’un projet de viabilisation urbaine susceptible de bénéficier d’un appui technique et financier turc.

Des perspectives de coopération dans les infrastructures  et la sécurité régionale

Ce projet s’inscrirait dans le prolongement de l’expertise déjà apportée par des ingénieurs turcs. Son éventuel examen lors de la prochaine Commission mixte économique, prévue à Ankara au début de l’année 2027, pourrait offrir un cadre pour approfondir les discussions, préciser les besoins et identifier les modalités d’un accompagnement. Cette échéance constitue ainsi une perspective pour traduire les échanges en initiatives concrètes. La coopération entre les deux pays ne se limite toutefois pas aux infrastructures. La sécurité maritime, la stabilité dans la Corne de l’Afrique et les enjeux liés à l’accueil des réfugiés yéménites ont également figuré au centre des discussions. Ces questions revêtent une importance particulière dans un environnement régional marqué par des défis sécuritaires et humanitaires, qui appellent une coordination accrue entre les partenaires.

Le partenariat  djibouto-turc ouvre par ailleurs des perspectives dans les domaines des communications, de la sécurité numérique et de la formation. L’accent est mis sur la réalisation de projets concrets et sur le transfert durable de compétences, afin de renforcer les capacités des équipes  djiboutiennes et de favoriser une meilleure appropriation des savoir-faire.

Sous l’impulsion du président turc Recep  Tayyip Erdoğan, les relations entre les deux pays se sont progressivement intensifiées. La visite du nouvel ambassadeur auprès du Premier ministre s’inscrit dans cette dynamique, avec l’ambition de consolider les acquis et d’explorer de nouveaux axes de coopération.

À l’approche de la Commission mixte économique prévue en 2027, les échanges entre Djibouti et Ankara pourraient ainsi contribuer à préciser les priorités du partenariat, en accordant une attention particulière à la résilience urbaine, au renforcement des compétences et aux enjeux de stabilité régionale.