
À l’occasion du 49e anniversaire de l’indépendance de la République de Djibouti, le chef de l’État, Son Excellence M. a signé le 24 juin passé, un décret de clémence en faveur de 110 détenus. 65 personnes parmi eux, dont 24 ressortissants étrangers expulsés vers leur pays d’origine, ont quitté jeudi dernier, les murs de la prison civile de Gabode, tandis que 45 autres ont bénéficié d’une réduction de 6 mois de leurs peines.
C’est dans le cadre de la célébration de l’indépendance nationale que le président de la République a exercé son droit de grâce. Le 24 juin 2026, soit à la veille du 49e anniversaire de la souveraineté djiboutienne, un décret présidentiel signé accordait une remise gracieuse de peine de six mois aux détenus condamnés à des peines d’emprisonnement fermes dans les établissements pénitentiaires du pays. Au total, quelque 110 détenus ont bénéficié de cette mesure de clémence.
Parmi eux, 65 condamnés ont été libérés le jeudi 25 juin de la prison civile de Gabode. Ces derniers purgeaient des peines pour lesquelles la remise de six mois a été suffisante pour clore leur détention.
Cependant, cette libération massive ne concerne pas tous les bénéficiaires de la même manière. Vingt-quatre ressortissants étrangers, bien que graciés, feront l’objet d’une procédure d’expulsion vers leur pays d’origine.
Quant aux 45 autres détenus restants, ils ne regagneront pas immédiatement la liberté mais verront leur peine restante réduite de six mois, leur ouvrant ainsi la perspective d’une sortie anticipée.
Rappelons que cette mesure d’indulgence présidentielle concerne exclusivement les détenus condamnés à la suite de décisions de justice devenues définitives.
Les autorités ont donc veillé à ce que seuls les condamnés ayant épuisé leurs voies de recours puissent prétendre à cette remise de peine.
Cette prudence juridique illustre la volonté de l’État de concilier geste de clémence et respect de l’ordre judiciaire.
Une mesure à forte portée sociale
Il est à noter que cette grâce présidentielle s’inscrit dans une pratique bien ancrée dans les célébrations de l’indépendance de Djibouti. Chaque année, ou à intervalles réguliers, les autorités utilisent cette occasion symbolique pour adresser un message d’apaisement et de réinsertion sociale. Au-delà de l’aspect juridique, cette mesure témoigne de la volonté des autorités d’accorder une seconde chance à certains détenus jugés aptes à réintégrer la société. Pour ces 65 nouveaux hommes et femmes libérés jeudi, cette mesure de clémence accordée dans le cadre de la célébration du 49e anniversaire de l’indépendance, apparaît comme une opportunité offerte pour reconstruire leur avenir et s’engager dans une nouvelle dynamique fondée sur la responsabilité.
RACHID BAYLEH






































