En visite de travail à Alger, la ministre djiboutienne de la Jeunesse et de la Culture, Fardouza Moussa Egueh, a tenu dimanche, une importante séance de travail avec son homologue algérienne, Dr Malika Bendouda. Cette rencontre a permis aux deux pays de jeter les bases d’une coopération culturelle renforcée, fondée sur la préservation du patrimoine, le développement des industries culturelles et la formation des professionnels du secteur.

La coopération culturelle entre la République de Djibouti et la République algérienne démocratique et populaire franchit une nouvelle étape. En déplacement à Alger, la ministre djiboutienne de la Jeunesse et de la Culture, Fardouza Moussa Egueh, a été reçue dimanche dernier par son homologue algérienne, la ministre de la Culture et des Arts, Dr Malika Bendouda, dans une atmosphère empreinte de fraternité et de volonté commune de renforcer les liens historiques unissant les deux pays.

Souhaitant la bienvenue à son invitée sur « cette terre africaine profondément imprégnée de culture et d’hospitalité », la ministre algérienne a salué l’excellence des relations entre Alger et Djibouti, avant de réaffirmer l’engagement de son département à accompagner les projets culturels portés par la République de Djibouti.

Au cours de leurs échanges, les deux responsables ont défini les contours d’un plan d’action ambitieux destiné à donner un nouvel élan à la coopération culturelle bilatérale. Plusieurs domaines stratégiques ont été identifiés, avec une priorité accordée à la sauvegarde du patrimoine, au développement des industries culturelles et au renforcement des compétences des acteurs du secteur.

L’un des volets majeurs de cette coopération concerne la préservation du patrimoine historique djiboutien. L’Algérie mettra à la disposition de Djibouti son expertise technique et scientifique afin d’accompagner les autorités nationales dans la préparation du dossier du site d’art rupestre d’Abourma. Cet appui interviendra en amont de la mission d’évaluation du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), attendue en octobre 2026, une étape déterminante dans le processus de reconnaissance et de valorisation de ce patrimoine exceptionnel.

La coopération s’étendra également aux arts visuels avec le lancement d’un projet de coproduction cinématographique. Cette initiative traduit la volonté des deux pays de promouvoir leurs identités culturelles respectives à travers le septième art, tout en encourageant les échanges entre les professionnels du cinéma.

Le théâtre figure également parmi les priorités retenues. Les deux ministères ont convenu de développer des programmes d’échanges artistiques et de formation destinés aux animateurs et aux professionnels du spectacle vivant. Des sessions de renforcement des capacités seront également organisées dans les domaines de la gestion culturelle, de la conservation et de la valorisation du patrimoine.

Réaffirmant la profondeur des liens fraternels entre les deux nations, la ministre algérienne s’est déclarée pleinement disposée à accompagner Djibouti dans la concrétisation de l’ensemble de ces projets. Elle a, à cette occasion, invité son homologue djiboutienne à effectuer prochainement une visite officielle en Algérie, au cours de laquelle une convention-cadre de coopération culturelle sera signée, afin de donner un cadre institutionnel durable à ce partenariat prometteur.

Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement culturel entre Djibouti et l’Algérie, illustrant la volonté des deux États de faire de la culture un puissant levier de coopération, de dialogue entre les peuples et de rayonnement du patrimoine africain sur la scène internationale.