Près de 30 étudiants âgés de 17 à 24 ans prennent part, durant trois jours, au premier Boot camp consacré à la diplomatie technologique. Organisée par le ministère de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications (MCPT), en partenariat avec l’Union internationale des télécommunications (UIT), cette initiative vise à renforcer les compétences des jeunes et à les préparer aux enjeux de la gouvernance numérique.

La jeunesse djiboutienne est au cœur d’une nouvelle initiative dédiée aux défis et aux opportunités de la transformation numérique. Le mardi 27 octobre, le ministère de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications, en partenariat avec le Bureau régional de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour les États arabes, a lancé à l’Ayla Grand Hôtel la première édition du Boot camp sur la diplomatie technologique pour la jeunesse. Prévue sur trois jours, cette formation réunit près de 30 étudiants âgés de 17 à 24 ans autour des enjeux contemporains du numérique, de la gouvernance technologique et de la coopération internationale. Elle entend leur offrir un espace d’apprentissage et d’échange afin de mieux comprendre les transformations en cours et les compétences nécessaires pour y prendre part.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par  Mme Aïcha Robleh, conseillère technique  du ministre de la Communication, Chargé des Postes et des Télécommunications, en présence notamment de Mme  Hawa Ali, représentante de l’Université de Djibouti, et de M. Feycal Kaireh Chirdon, directeur du développement des technologies de l’information et de la communication au MCPT. Des responsables de plusieurs institutions, dont Djibouti Télécom, La Poste et l’Université de Djibouti, ont également pris part à cette rencontre.

Former une jeunesse actrice de la transformation numérique

Dans son allocution, Mme Aïcha  Robleh a salué cette initiative ainsi que l’engagement du ministre de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications, Mohamed  Abdoulkader Moussa Helem, en faveur du développement des compétences numériques. Elle a souligné l’importance du partenariat entre le ministère et l’UIT pour accompagner l’évolution des infrastructures et préparer les jeunes aux mutations technologiques.

Cette coopération s’inscrit dans une dynamique plus large visant à soutenir la modernisation du secteur des télécommunications, le développement des usages numériques et le renforcement des capacités nationales. À travers son Bureau régional pour les États arabes, basé au Caire, l’UIT accompagne les initiatives liées à l’harmonisation des politiques numériques et à la réduction de la fracture numérique dans la région.

Prenant la parole au nom du ministère,  M. Feycal  Kaireh  Chirdon a rappelé que, malgré sa taille modeste, Djibouti nourrit des ambitions importantes, portées notamment par une jeunesse qui constitue une ressource essentielle pour le développement économique et social du pays.

Il a également mis en avant les possibilités qu’offre cette première édition pour ouvrir de nouveaux espaces de réflexion autour de l’employabilité, de la mobilité, de l’autonomisation des jeunes et des perspectives professionnelles liées au numérique.

Dans un contexte où les technologies transforment les économies, les administrations et les relations internationales, la diplomatie technologique prend une importance croissante.

Elle permet notamment de mieux appréhender les enjeux de coopération, de réglementation et de gouvernance qui accompagnent l’essor des technologies numériques.

Pour Djibouti, engagé dans le développement de ses infrastructures de télécommunications et dans la consolidation de sa position de plateforme numérique régionale, la formation des jeunes représente un enjeu majeur. Le Boot camp entend ainsi contribuer aux orientations nationales en matière d’emploi, de développement des compétences et d’enseignement technique.

Au-delà de l’apprentissage, cette initiative ambitionne de faire émerger une jeunesse mieux préparée à comprendre les évolutions technologiques, à saisir les opportunités de l’économie numérique et à participer aux réflexions qui façonneront son avenir.