Au terme de trois semaines de conférences, de rencontres institutionnelles et de visites de terrain consacrées aux mutations économiques, technologiques et sociales de la Chine, le séminaire destiné aux journalistes des pays francophones d’Afrique a officiellement pris fin, mardi 3 novembre, à l’hôtel Guoyi, à Pékin. Une immersion qui aura permis aux professionnels des médias d’approfondir leur connaissance du modèle chinois, de confronter leurs expériences et de tisser de nouvelles relations de coopération.

C’est dans une atmosphère fraternelle que s’est déroulée la cérémonie de clôture du séminaire d’immersion destiné aux journalistes africains, organisé du 15 octobre au 3 novembre 2026 par le Centre de formation du Groupe de communication internationale de Chine (CICG IISAT). Pendant trois semaines, les participants ont pris part à un programme dense, articulé autour de conférences thématiques, de rencontres institutionnelles et de visites de terrain, avec pour fil conducteur la découverte des ressorts de la modernisation chinoise et des perspectives de coopération entre les médias chinois et africains.

Réunissant une trentaine de professionnels des médias venus de plusieurs pays et territoires francophones, notamment de Djibouti, du Cameroun, du Tchad, de la Guinée, du Gabon et de l’île de La Réunion, cette session a également constitué un espace de dialogue entre des journalistes issus de traditions médiatiques et de réalités culturelles diverses. Au fil des échanges, les participants ont pu confronter leurs expériences, partager leurs pratiques professionnelles et nouer des relations appelées à se prolonger bien au-delà de cette rencontre.

Prenant la parole au nom de ses confrères, le journaliste Alain Madza, de la Société camerounaise de presse, a exprimé sa gratitude aux organisateurs pour la qualité de l’accueil et la richesse du programme proposé. Revenant sur les principaux enseignements de cette immersion, il a salué les conférences, les ateliers et les échanges consacrés à la gouvernance, à la modernisation chinoise, à la lutte contre la pauvreté, au système éducatif et au fonctionnement du paysage médiatique chinois.

Au-delà des connaissances acquises, il a particulièrement insisté sur la dimension humaine de cette expérience, qui lui a permis de découvrir de nouvelles réalités et de nouer des liens avec des confrères venus de différents horizons. Il a ainsi invité les participants à faire vivre ces relations dans la durée, en privilégiant le partage des connaissances, la solidarité professionnelle et le respect des différences.

De son côté, le directeur adjoint du Centre de formation du Groupe de communication internationale de Chine (CICG IISAT), M. Li Hengtian, a dressé le bilan d’une session marquée, selon lui, par la diversité des échanges et la richesse des découvertes. Il a notamment souligné l’intérêt de cette rencontre, qui a offert aux participants l’occasion de confronter leurs points de vue et de mieux appréhender les réalités respectives de leurs pays. « Quelles que soient les évolutions des technologies de communication, le dialogue direct, l’écoute et la compréhension mutuelle demeurent les meilleurs moyens de mieux se connaître et de rapprocher les peuples chinois et africains », a-t-il déclaré avant de mettre l’accent sur la place essentielle des échanges humains dans le renforcement des relations entre les deux espaces.

Revenant sur les différentes étapes du programme, M. Li Hengtian a notamment évoqué les découvertes effectuées dans la province du Guizhou, qui illustrent les transformations économiques et technologiques engagées par la Chine. La visite de la Zone pilote nationale intégrée du Big Data a constitué, à cet égard, l’un des temps forts du séjour. Elle a permis aux journalistes de découvrir les orientations chinoises en matière de développement des infrastructures numériques, notamment à travers le transfert des capacités informatiques des régions orientales vers les provinces de l’ouest du pays.

Ces visites ont également donné aux participants un aperçu d’une Chine qui conjugue ambitions technologiques, développement économique et valorisation de son patrimoine historique et culturel. Une manière de saisir, au-delà des discours, les différentes dimensions d’un processus de modernisation qui transforme profondément le pays.

La cérémonie s’est achevée par la remise officielle des certificats de participation aux journalistes ayant suivi le séminaire. Des cadeaux symboliques leur ont également été offerts en souvenir de leur séjour et de cette expérience professionnelle et humaine vécue en Chine.

Au terme de ce séminaire, les journalistes africains repartent avec une connaissance plus approfondie des réalités de ce pays, mais aussi de nouveaux contacts et des perspectives de coopération. Autant d’acquis qui ouvrent la voie à un rapprochement aussi bien entre les médias africains eux-mêmes, qu’entre ces derniers et leurs homologues chinois.

A.D