
À l’approche de la saison des pluies, Djibouti renforce son dispositif de prévention des risques d’inondation dans la capitale. Une convention signée jeudi entre l’ARULoS et l’ONEAD prévoit le curage des collecteurs d’eaux pluviales dans les quartiers 3, 4, 5 et 6, afin de rétablir leur capacité d’évacuation et de mieux protéger les habitants face aux intempéries.

La commune de Boulaos figure parmi les secteurs particulièrement exposés aux risques d’inondation. Pour mieux protéger les populations et renforcer la résilience de ces quartiers face aux aléas climatiques, le ministère de la Ville, de l’Urbanisme et de l’Habitat et celui de l’Agriculture, de l’Eau, de la Pêche et de l’Élevage chargé des Ressources halieutiques ont décidé d’unir leurs efforts. Cette démarche s’est concrétisée, jeudi dernier, par la signature d’une convention de partenariat entre l’Agence de Réhabilitation Urbaine et du Logement Social (ARULoS) et l’Office National des Eaux et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD).
La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du ministère de la Ville, en présence de la ministre Amina Abdi Aden et de son homologue de l’Agriculture, de l’Eau, de la Pêche et de l’Élevage chargé des Ressources halieutiques, Radwan Abdillahi Bahdon. Il est à noter que, la convention paraphée par le directeur général d’ARULoS, Abdourahman Ali Ahmed et le directeur général de l’ONEAD Mohamed Fouad Abdo, prévoit le lancement prochain des travaux de curage des collecteurs d’eaux pluviales dans les quartiers 3, 4, 5 et 6 de la capitale.
Rappelons qu’il s’agit ici d’une initiative qui s’inscrit dans le cadre du programme Zéro Bidonville financé par la Banque Mondiale.
L’opération répond à un enjeu essentiel pour ces secteurs urbains, où les difficultés d’écoulement des eaux peuvent rapidement aggraver les conséquences des fortes précipitations. Avec le temps, l’accumulation de sédiments, de déchets et d’autres dépôts dans les ouvrages d’évacuation réduit considérablement leur capacité hydraulique. Lors des épisodes pluvieux, ces obstructions favorisent la stagnation des eaux et accentuent les risques d’inondation, avec des conséquences potentielles sur les habitations et les infrastructures environnantes.
Le curage des collecteurs vise précisément à rétablir leur bon fonctionnement et à fluidifier l’évacuation des eaux pluviales. Au-delà de cette intervention technique, l’enjeu est de réduire les effets des intempéries sur les logements et les conditions de vie des populations riveraines.
Cette convention traduit également la volonté de renforcer la coordination entre les institutions publiques intervenant dans les domaines de l’aménagement urbain, de l’assainissement et de la gestion de l’eau. À travers leurs agences d’exécution respectives, les deux ministères entendent mutualiser leurs compétences et leurs moyens pour assurer la réalisation de ces travaux dans les zones ciblées.
L’initiative s’inscrit dans une démarche qui privilégie l’anticipation plutôt que la gestion des dégâts après les intempéries. Dans une ville régulièrement confrontée à des épisodes de fortes précipitations, l’entretien des infrastructures d’assainissement et de drainage constitue une étape essentielle permettant de limiter les risques d’inondation.
Car la prévention ne repose pas uniquement sur la réalisation de nouveaux ouvrages. Elle exige également un entretien régulier des équipements existants, une coordination efficace des services concernés et une attention particulière accordée aux quartiers les plus exposés.
À travers ce partenariat, il s’agit pour l’ARULoS tout comme l’ONEAD d’apporter une réponse concrète aux inondations qui affectent ces quartiers de la commune de Boulaos à chaque saison des pluies. Une démarche qui place la protection des populations et la préservation de leur cadre de vie au cœur de l’action publique.
RACHID BAYLEH











































