Sous le thème « Djibouti Blue Generation », la première édition du Djibouti Beach Festival a transformé, du jeudi au samedi, la plage du Héron en un vaste espace de rencontres, de découvertes et de célébration. Institutions, entreprises, artisans, artistes et visiteurs s’y sont retrouvés autour d’un programme mêlant traditions djiboutiennes, sport, entrepreneuriat et spectacles. Une première expérience qui a fait de ce rendez-vous un carrefour d’expressions culturelles et de convivialité, dans un cadre ouvert sur la mer.

Dès les premières heures, la plage du Héron a pris des airs de fête. Entre les stands qui accueillaient les visiteurs, les animations qui rythmaient les allées et les groupes de danseurs qui donnaient à entendre et à voir les traditions du pays, le site s’est progressivement animé. Pour cette première édition du Djibouti Beach Festival, l’association IN’PACT SOCIAL a fait le pari de réunir, dans un même espace, des univers qui se croisent rarement : institutions publiques, monde économique, création artistique, sport et initiatives de jeunesse.

Placée sous le thème « Djibouti Blue Generation », cette manifestation entendait faire de la plage un lieu de partage et de valorisation des talents. Le lancement officiel a été marqué par une cérémonie inaugurale à laquelle ont pris part plusieurs personnalités gouvernementales et institutionnelles. Le ministre du Commerce et du Tourisme, Orbis Helaf Orbis, a procédé à l’inauguration du festival, aux côtés du président de l’Autorité des ports et des zones franches, Aboubaker Omar Hadi, et du préfet de la ville de Djibouti, Abdi Hassan Ahmed. La secrétaire d’État chargée des Sports, Fatouma Ali Abdallah, et la ministre de la Jeunesse et de la Culture, Fardoussa Moussa Egueh, étaient également présentes.

Un patrimoine vivant au cœur des festivités

La culture djiboutienne s’est imposée dès les premiers instants comme l’un des fils conducteurs de l’événement. Des danseurs folkloriques ont ouvert les festivités en proposant au public des prestations puisant dans le patrimoine traditionnel national. Leurs interventions, reprises à différents moments de la journée, ont apporté une dimension identitaire à cette rencontre, rappelant que la fête était aussi une occasion de faire vivre et de transmettre les expressions culturelles du pays.

À quelques pas de la scène, les stands constituaient un autre point de convergence. Institutions, entreprises et partenaires avaient investi les espaces d’exposition pour présenter leurs activités, leurs produits et les initiatives développées dans leurs secteurs respectifs. L’artisanat y occupait une place particulière. Objets façonnés, créations locales et savoir-faire traditionnels invitaient les visiteurs à découvrir une autre facette de la production nationale.

Les restaurateurs avaient, eux aussi, répondu à l’appel. Leurs espaces proposaient différentes spécialités aux visiteurs, ajoutant une dimension gastronomique à cette promenade au bord de l’eau. Entre découverte des produits, échanges avec les exposants et rencontres avec les partenaires, les stands ont ainsi donné au festival une portée qui dépassait le seul divertissement. Ils ont offert une vitrine à la diversité des acteurs économiques et institutionnels mobilisés pour l’occasion.

Jeunesse, bénévolat et mobilisation sur le terrain

Derrière cette animation, l’organisation reposait également sur une mobilisation importante des équipes de terrain. Les forces de police, déployées en nombre tout au long de la journée et jusque dans la soirée, ont assuré la surveillance du site et l’encadrement des différentes activités. Cette présence soutenue a accompagné les déplacements du public, la tenue des animations et les spectacles, dans le cadre du dispositif de sécurité mis en place pour cette première édition.

Les jeunes bénévoles ont également apporté leur concours au bon déroulement des festivités. Présents dans les différents espaces, ils ont participé à l’accueil et à l’orientation des visiteurs, facilitant les échanges avec les exposants et l’accès aux animations. Leur engagement a constitué l’un des ressorts de cette organisation, donnant une place concrète à la jeunesse dans la réalisation même de l’événement.

La manifestation a par ailleurs bénéficié d’une large couverture médiatique. Plusieurs organes de presse djiboutiens étaient présents pour suivre les différentes séquences du programme, aux côtés de médias internationaux, dont Africa 24. Des équipes de reportage ont ainsi accompagné cette première édition, contribuant à donner une visibilité plus large à cette initiative.

Dans l’après-midi, l’ambiance a progressivement pris une tournure plus récréative. Les activités sportives ont invité les visiteurs à participer aux animations et à profiter du cadre de la plage. Les familles, venues nombreuses avec leurs enfants, ont également trouvé leur place dans ce programme. Les mascottes, particulièrement appréciées des plus jeunes, ont apporté une touche ludique aux festivités et contribué à faire du site un espace de détente ouvert à tous les âges.

Une scène musicale aux influences multiples

Lorsque le jour a commencé à décliner, la scène musicale a pris le relais. Les premières prestations ont progressivement attiré les spectateurs, donnant à la soirée une autre intensité. Des visiteurs venus de différents horizons, notamment d’Afrique, d’Europe et d’Asie, se sont retrouvés devant la scène pour assister aux concerts.

Hussein Hayleh, Fafi Haroun et Racine J figuraient parmi les artistes qui se sont succédé au micro, aux côtés d’autres interprètes. Leurs prestations ont installé une atmosphère festive, tandis que les danseurs de Djib Fire Dance apportaient une dimension chorégraphique au spectacle. Un DJ assurait également l’animation musicale, maintenant le rythme entre les différentes interventions. La programmation a aussi fait place à des expressions artistiques venues d’ailleurs. Des séquences de chants et de danses indiennes ont ainsi enrichi le spectacle, introduisant des sonorités et des chorégraphies différentes dans cette soirée placée sous le signe de la diversité. Sur scène, les influences se sont croisées, offrant au public un aperçu de la richesse des expressions musicales et culturelles réunies pour l’occasion.

Au fil des heures, la plage du Héron s’est ainsi muée en une véritable scène à ciel ouvert, où artistes, danseurs et spectateurs ont partagé un même moment de convivialité. La musique a prolongé les échanges amorcés dans la journée et donné à cette première soirée une dimension résolument festive.

Au terme de la première journée, le Djibouti Beach Festival avait déjà révélé l’ambition de ses organisateurs : faire de la plage du Héron bien davantage qu’un simple lieu de divertissement. En rapprochant les institutions, les entreprises, les artisans, les artistes et le grand public, IN’PACT SOCIAL a proposé un espace de rencontre où se mêlent valorisation du patrimoine, ouverture culturelle et initiatives de jeunesse.

Pendant trois jours, la plage aura ainsi vécu au rythme d’une programmation plurielle, avec une même volonté de faire dialoguer les talents et les générations. Pour cette première édition, le rendez-vous aura surtout posé les jalons d’une manifestation appelée à trouver sa place dans le paysage culturel et festif djiboutien.

Faiza Mahamoud

Ils ont dit…

Fardoussa Moussa Egueh Ministre de la jeunesse et culture

C’est un réel plaisir de découvrir le formidable travail accompli par les jeunes d’IN’PACT SOCIAL, qui ont eu l’initiative de lancer ce beau festival. C’est une première à Djibouti et j’espère que cet événement s’inscrira dans la durée. Nous aurons ainsi le temps de mieux le préparer et de lui donner encore plus d’ampleur lors des prochaines éditions. Je suis convaincue qu’il saura rassembler un très grand nombre de Djiboutiens et de Djiboutiennes, notamment parmi les jeunes. L’un des principaux retombées attendues de ce festival concerne le tourisme, avec une meilleure visibilité de Djibouti et de ses atouts. Aujourd’hui, nous avons réussi à réunir tout un ensemble d’organisations, des restaurateurs et des artisans. Un beau programme musical est également prévu, et nous espérons que toute la jeunesse sera au rendez-vous.

Fatouma Ali Abdallah

Secrétaire d’Etat chargée de sport

Pour moi, c’est une belle occasion de mettre en lumière les disciplines sportives qui peuvent être pratiquées sur la plage. Comme vous avez pu le constater, plusieurs de mes athlètes ainsi que des représentants des fédérations sont présents pour faire découvrir au public des disciplines encore peu connues, comme le beach soccer et le beach-volley. C’est également une opportunité de sensibiliser les jeunes et de leur faire découvrir les différentes activités sportives que l’on peut pratiquer en milieu balnéaire. Pour le Secrétariat d’État, ce festival représente une véritable occasion de découverte et d’ouverture pour notre jeunesse. Nous espérons ainsi susciter de nouvelles vocations et attirer de nombreux adeptes vers ces disciplines.

Sophia Aden 

Exposante, coach sensorielle et massothérapeute

Je trouve ce festival particulièrement intéressant. C’est une belle initiative qui permet de mettre en valeur la jeunesse, l’entrepreneuriat et l’artisanat. Aujourd’hui, j’y participe en tant qu’exposante, car c’est une excellente occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de faire connaître mes activités et de partager mon travail. Pour ma part, je propose des massages. J’ai également apporté une chaise spécialement conçue pour les massages du dos, qui permettent de se détendre et de se sentir mieux. Mais mon véritable coup de cœur reste mes livres destinés aux enfants en situation de handicap, et plus particulièrement aux enfants autistes. J’ai notamment créé des cartes d’émotions qui aident les enfants qui ont du mal à communiquer, qui se replient sur eux-mêmes ou qui ont vécu des traumatismes, à mieux exprimer ce qu’ils ressentent. Grâce à ces supports visuels, même les enfants qui ne savent pas encore lire peuvent communiquer à travers des images. Certaines cartes représentent, par exemple, un enfant triste ou heureux, afin de les aider à identifier et à exprimer leurs émotions. Je propose également de petits livrets destinés à accompagner les familles dans leur démarche d’accompagnement de ces enfants.

Ahmed khairer Ahmed 

Ministère de la sante, partenaire du festival

Nous sommes présents aujourd’hui à ce festival pour sensibiliser les jeunes à la prévention du VIH/sida. Ils représentent près de 80 % du public présent, ce qui constitue une belle occasion de faire passer nos messages de prévention. Nous leur recommandons avant tout de se protéger, notamment en adoptant des comportements responsables. Il existe également la PrEP (prophylaxie pré-exposition), un traitement préventif destiné aux personnes séronégatives qui sont exposées à un risque de contracter le VIH. Cette solution leur permet de réduire considérablement le risque d’infection.

Hamza Osman

Technico commercial de la société TAMAMOUL MOTORS

Nous sommes présents aujourd’hui avec notre stand au Djibouti Beach Festival, sur la plage du Héron. Nous représentons Tamamoul Motors, une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables, qui travaille en collaboration avec la célèbre marque GROWATT. Ce festival constitue pour nous une formidable opportunité de gagner en visibilité, de faire connaître nos activités et de mieux nous positionner sur le marché djiboutien. Pour conclure, nous souhaitons encourager la jeunesse djiboutienne à s’intéresser davantage à l’entrepreneuriat, à oser prendre des initiatives et à croire en son potentiel.

Mme Anissa Mohamed Ismail

Cheffe de section au service recouvrement du fond de développement de Djibouti

Nous sommes là aujourd’hui pour accompagner la jeunesse djiboutienne, l’encourager à oser innover, à concevoir et à concrétiser ses projets. Notre objectif est de soutenir l’entrepreneuriat des jeunes dans le cadre du programme d’appui à l’entrepreneuriat qui nous a été confié par le président de la République, Son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, et doté d’une enveloppe exceptionnelle. Quoi de mieux que le Djibouti Beach Festival pour porter ce message ? C’est avant tout un rendez-vous dédié à la jeunesse, et c’est précisément le public que nous souhaitons accompagner et encourager dans ses initiatives entrepreneuriales.

Nasser Abdallah Warssama

Directeur des opérations CAC pay de la CAC international Bank

Pour commencer, nous sommes particulièrement fiers d’être le partenaire officiel du Djibouti Beach Festival, un événement d’envergure qui s’impose aujourd’hui comme un rendez-vous important de la scène culturelle et événementielle de notre pays. Avec la participation de nombreux artistes nationaux et internationaux, ce festival constitue une formidable vitrine pour Djibouti. Il contribue au rayonnement culturel du pays, offre un espace de divertissement et favorise le rassemblement de différentes générations autour d’un même événement. Pour CAC BANK, accompagner une manifestation de cette dimension va bien au-delà d’un simple partenariat. C’est une occasion concrète de réaffirmer notre engagement en faveur du développement économique, de la modernisation des services financiers et de la promotion des solutions digitales. Nous sommes également particulièrement heureux que CAC Pay ait été désigné comme moyen de paiement officiel du festival. Les différents points de vente présents sur le site, notamment les restaurants et les espaces commerciaux, utiliseront notre solution de paiement, permettant ainsi aux festivaliers d’effectuer leurs transactions de manière simple, rapide et sécurisée. Cette confiance témoigne de la place qu’occupe aujourd’hui CAC BANK dans le paysage économique djiboutien, ainsi que de la reconnaissance dont bénéficie CAC Pay auprès des commerçants, de nos partenaires et du grand public.

Propos recueillis par  Faiza Mahamoud