
Le Ministre djiboutien de la Communication, chargé des Postes et des Télécommunications, Mohamed Abdoulkader Moussa Helem, a pris part le 29 et 30 octobre à l’ouverture de la 6ᵉ réunion ordinaire du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la communication et les technologies de l’information et de la communication (STC-CICT), au Palais des Congrès de Libreville. Cette rencontre ministérielle de haut niveau a réuni des représentants de plusieurs pays africains, notamment le Gabon, Djibouti, le Lesotho, la République démocratique du Congo (RDC), le Ghana, la Tanzanie et l’Afrique du Sud, autour des grandes orientations stratégiques du développement numérique sur le continent.

Organisée sous l’égide de l’Union africaine, à travers son département des Infrastructures et de l’Énergie, cette réunion constitue une plateforme de dialogue et de concertation destinée à renforcer la coopération entre les États membres dans les domaines de la communication, des télécommunications et des technologies de l’information. Elle intervient dans un contexte où la transformation numérique s’impose progressivement comme un moteur essentiel de croissance économique, de modernisation des administrations publiques et d’amélioration des services offerts aux populations.
Les travaux ont permis aux délégations participantes d’examiner les avancées réalisées dans le secteur numérique, d’identifier les défis communs et de proposer des réponses concertées aux mutations technologiques qui transforment les économies et les sociétés africaines.
Parmi les principaux sujets inscrits à l’ordre du jour figuraient l’intelligence artificielle, la gouvernance des données, l’identité numérique et la cybersécurité. Ces thématiques occupent une place croissante dans les politiques publiques des pays africains, confrontés à la nécessité de développer des infrastructures numériques performantes, de sécuriser les échanges électroniques et de garantir la protection des données des citoyens.
L’intelligence artificielle représente notamment une opportunité pour améliorer la productivité, moderniser les services publics et stimuler l’innovation dans plusieurs secteurs d’activité. Son développement nécessite toutefois des cadres réglementaires adaptés, des compétences locales renforcées et une coopération accrue entre les pays afin de favoriser une utilisation responsable et inclusive de ces technologies.
La gouvernance des données constitue également un enjeu majeur pour les États africains. La capacité à collecter, gérer, protéger et valoriser les données représente un facteur déterminant de compétitivité et de souveraineté. Dans cette perspective, les discussions doivent contribuer à promouvoir des approches communes favorisant la confiance numérique, la protection des informations personnelles et le développement de services adaptés aux besoins des populations. L’identité numérique et la cybersécurité figuraient aussi parmi les priorités de cette rencontre. Le développement de systèmes d’identification fiables et accessibles peut faciliter l’accès aux services administratifs, financiers et sociaux. Parallèlement, le renforcement de la cybersécurité demeure indispensable pour prévenir les risques liés aux cyberattaques, protéger les infrastructures critiques et garantir la continuité des services numériques.

Au-delà de ces questions techniques, la réunion du STC-CICT a offert aux pays participants l’occasion de partager leurs expériences et de consolider leurs partenariats. Les échanges entre les délégations du Gabon, de Djibouti, du Lesotho, de la RDC, du Ghana, de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud témoignent de l’importance accordée à la coopération régionale et continentale dans un secteur devenu stratégique pour le développement.
Les participants ont également examiné l’état de mise en œuvre des décisions adoptées lors de la précédente session, organisée à Addis-Abeba en novembre 2023. Cette évaluation vise à mesurer les progrès accomplis, à relever les difficultés rencontrées et à définir les prochaines étapes pour accélérer la réalisation des objectifs communs de l’Union africaine dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.
L’élection d’un nouveau bureau figurait également parmi les étapes importantes de cette session. Elle a permis de renouveler les instances dirigeantes du Comité technique spécialisé et de poursuivre la coordination des initiatives engagées en faveur du développement des infrastructures et des services numériques sur le continent.
Dans un environnement international marqué par une compétition accrue autour des technologies, des infrastructures et des données, la souveraineté numérique s’impose désormais comme une priorité pour les pays africains. La maîtrise des outils technologiques, le développement de solutions locales et le renforcement des capacités nationales constituent autant de leviers pour réduire les dépendances extérieures et permettre aux États de mieux défendre leurs intérêts stratégiques.
Pour le Gabon, pays hôte de cette rencontre, l’organisation de ces travaux à Libreville constitue une occasion de contribuer aux réflexions continentales sur l’avenir du numérique et de renforcer les échanges avec les autres États membres. Pour l’ensemble des délégations présentes, cette réunion représente un cadre propice à la recherche de solutions communes face aux défis de la transformation digitale.
La clôture des travaux a eu lieu le vendredi 30 octobre 2026. Elle a marqué l’aboutissement de deux journées de discussions consacrées aux priorités numériques de l’Afrique et aux perspectives de renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union africaine.











































