Au-delà des bâtiments, des équipements et des nouvelles infrastructures mises en service, ce sont surtout les témoignages de leurs bénéficiaires qui permettent de mesurer leur véritable portée. À Ali-Sabieh, ces réalisations prennent une dimension particulièrement concrète : elles répondent à des besoins quotidiens, améliorent les conditions de travail, accompagnent les familles et offrent aux enfants des conditions plus favorables pour poursuivre leur scolarité. Pour les personnes qui en bénéficient directement, ces projets ne sont donc pas de simples ouvrages. Ils représentent une amélioration tangible du quotidien, une plus grande stabilité et, pour beaucoup, une nouvelle confiance en l’avenir. À travers les témoignages recueillis, agriculteurs, commerçants et prestataires de services racontent, avec leurs mots, les changements apportés par ces réalisations. Des récits simples et sincères qui illustrent, à hauteur d’homme, l’impact social et économique de ces investissements dans la région.

Amina Idriss Ismail :

« Voir les enfants étudier dans de bonnes conditions est notre plus grande motivation »

Prestataire de services pour la cantine scolaire, Amina Idriss Ismaeil joue un rôle essentiel dans l’accueil et la prise en charge quotidienne des élèves. Avec son équipe, elle assure la préparation de trois repas par jour — petit-déjeuner, déjeuner et dîner — pour les enfants accueillis dans l’établissement. « Notre travail consiste à préparer les repas destinés aux élèves. Nous préparons trois repas par jour : le petit-déjeuner le matin, le déjeuner à midi et le dîner le soir. C’est un service très important, car les enfants doivent bénéficier d’une alimentation régulière et suffisante pendant leur séjour », explique-t-elle.

La cantine bénéficie du soutien de l’État, à travers le ministère de l’Éducation, permettant ainsi d’assurer la prise en charge alimentaire des élèves concernés. Actuellement, 189 enfants y sont accueillis. Ils sont originaires de différentes localités avoisinantes d’Ali-Sabieh, notamment de Galilé et d’autres zones environnantes.

Pour certains de ces élèves, l’accueil à Ali-Sabieh répond à une nécessité. Ne disposant pas toujours de familles d’accueil ou de proches susceptibles de les héberger, ils bénéficient ainsi d’un cadre leur permettant de poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions. « Nous avons la responsabilité de les accueillir, de veiller à leur bien-être et de faire en sorte qu’ils disposent de tout ce dont ils ont besoin pendant leur séjour », souligne-t-elle.

Son rôle dépasse ainsi la seule préparation des repas. Il s’agit également de veiller à ce que les enfants prennent leurs repas dans de bonnes conditions et évoluent dans un environnement convenable.

Pour Amina Idriss Ismaeil, cette responsabilité est certes importante, mais elle constitue également une source de satisfaction. « Voir ces enfants bénéficier d’un cadre qui leur permet de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions est pour nous une grande motivation », confie-t-elle. Elle exprime enfin sa reconnaissance envers l’État et le ministère de l’Éducation pour le soutien apporté à la cantine, tout en saluant le travail de toutes les personnes qui contribuent quotidiennement à son fonctionnement. Elle souhaite que cette initiative puisse se poursuivre et bénéficier à davantage d’enfants issus des localités éloignées.

Moustapha Dajama Dalieh :

« Ce local me permet de travailler dignement et de limiter mes pertes »

Agriculteur et vendeur de fruits et légumes, Moustapha Dajama Dalieh fait partie des bénéficiaires des nouveaux espaces commerciaux. Sélectionné par tirage au sort, il mesure aujourd’hui pleinement le changement que représente pour lui l’accès à un local fixe.

« Lorsque j’ai appris que j’avais été retenu, j’étais très heureux, car cette opportunité représentait pour moi une véritable amélioration de mes conditions de travail », raconte-t-il. Avant de disposer de ce nouvel espace, son activité commerciale reposait essentiellement sur la vente à partir d’une voiture. Une situation qui l’obligeait à se déplacer régulièrement à la recherche de clients.

Cette précarité avait également des conséquences économiques. Les fruits et légumes étant particulièrement sensibles à la chaleur, les longues périodes d’exposition au soleil pouvaient entraîner une détérioration rapide des marchandises. « Lorsque je restais longtemps dans un endroit sans pouvoir vendre mes marchandises, certains produits se détérioraient rapidement sous le soleil. Il m’arrivait donc de perdre une partie de mes marchandises, ce qui représentait une perte financière importante pour moi », explique-t-il.

À ces difficultés s’ajoutait l’absence d’un emplacement fixe permettant aux clients de le retrouver facilement. Chaque journée impliquait donc de nouvelles contraintes liées au déplacement, au transport des produits et à la recherche d’un lieu de vente.

Aujourd’hui, sa situation est différente. Grâce au nouveau local, il dispose désormais d’un espace fixe, sécurisé et mieux protégé contre le soleil et les intempéries.

« Je peux mieux organiser mes fruits et légumes et travailler dans de meilleures conditions. Cette stabilité me permet également de mieux servir mes clients. Ils savent désormais où me trouver et peuvent venir directement à mon point de vente », se réjouit-il.

Pour lui, ce local représente donc bien davantage qu’un simple espace commercial. Il constitue un outil de travail qui lui permet d’exercer son activité avec davantage de stabilité et de dignité, tout en réduisant les pertes de marchandises. « C’est une possibilité de travailler dignement, de limiter les pertes et d’avoir une activité plus régulière », résume-t-il.

Moustapha Dajama Dalieh adresse enfin ses remerciements à Dieu, au Gouvernement, aux donateurs ainsi qu’à toutes les personnes ayant contribué à la réalisation du projet. Pour lui, cette initiative ouvre de nouvelles perspectives et nourrit l’espoir d’un avenir meilleur.

Dahabo Omar Robeh :

« Ces nouveaux locaux nous donnent davantage confiance en l’avenir »

À l’image de nombreux autres bénéficiaires, Dahabo Omar Robeh mesure les changements apportés par les nouveaux espaces commerciaux. Désormais installée dans l’un de ces locaux, elle affirme constater une amélioration réelle de ses conditions de travail.

« Nous sommes aujourd’hui installés dans ces nouveaux locaux commerciaux et nous sommes très heureux de pouvoir bénéficier de cet espace pour exercer notre activité dans de meilleures conditions », témoigne-t-elle. Le fait de disposer d’un emplacement stable lui permet de travailler avec davantage de sérénité, de mieux organiser ses marchandises et d’accueillir les clients dans un environnement plus adapté.

Avant la mise à disposition de ces locaux, les conditions de travail étaient beaucoup plus difficiles. Il fallait constamment rechercher des endroits où installer les marchandises, avec toutes les incertitudes que cela pouvait entraîner. « Aujourd’hui, nous avons un espace qui nous permet de développer notre activité et d’avoir davantage confiance en l’avenir », affirme-t-elle.

Dahabo Omar Robeh voit ainsi dans ce projet non seulement une amélioration immédiate de ses conditions de travail, mais aussi une possibilité de développer progressivement son activité.

Très reconnaissante, elle adresse ses remerciements à Dieu ainsi qu’au Gouvernement, aux donateurs, aux partenaires et à toutes les personnes ayant participé à la réalisation du projet. « Leur soutien a permis à plusieurs personnes de bénéficier de meilleures conditions de vie et de travail. Nous sommes vraiment heureux et reconnaissants », souligne-t-elle.

Elle formule enfin le souhait que cette initiative se poursuive et continue d’apporter des changements positifs dans la vie des habitants d’Ali-Sabieh et des localités environnantes.

Propos recueillis par Zouhour Abdillahi