Face à la multiplication des accidents et au désordre croissant dans le secteur du transport urbain, la commune de Balbala a lancé sa première stratégie de régulation et de sécurisation des véhicules à trois roues. Cette réforme ambitieuse vise à encadrer plus de 4 000 Bajaj en circulation, à professionnaliser les chauffeurs et à renforcer la sécurité des usagers. Portée par les autorités locales en partenariat avec les services de l’État, elle marque une nouvelle étape dans la modernisation de la mobilité urbaine au bénéfice des habitants de la commune.

Il est impossible de ne pas observer, dans les avenues et ruelles des différents quartiers  de la commune de Balbala, la conduite périlleuse des chauffeurs des véhicules de transport à trois roues communément appelés Bajaj.  Avec plus de quatre mille tricycles en circulation sur l’ensemble de l’agglomération périphérique de la Capitale, sa régulation est devenue pour les autorités communales une question de sécurité publique.  C’est en ce sens que la commune de Balbala a pour la première fois procédé  au lancement officiel de la stratégie de régulation et de sécurisation des véhicules dans le but d’apporter une réponse appropriée relative  à  ce sujet qui, au fil des années, est devenue une problématique récurrente.  Cet événement inédit, placé sous l’autorité du sous-préfet et du président de la commune de Balbala, marque une volonté politique ferme, à savoir la reprise en main de la mobilité urbaine en vue d’offrir aux habitants des solutions sûres, ordonnées.

Et ceci en présence des autorités locales, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et des Transports, des syndicats des tricycles et des associations citoyennes. Avec la dangerosité sous-jacente à cette thématique en question, la nécessité de poser un cadre légal et organisationnel clair, pour instaurer des normes techniques, afin de garantir une discipline routière stricte et assurer une protection sociale obligatoire pour les chauffeurs.

C’est toute la portée de la tenue du lancement de cette stratégie axée sur la régulation et de la sécurisation des véhicules tricycles, taxis et minibus Tata qui a eu lieu jeudi dernier dans l’enceinte du Hall Gobsan, située à proximité de l’hôpital Cheiko.

Avec plus de 500 000 habitants et plus de 4000 tricycles Bajaj circulant chaque jour à Balbalba, l’évidence fait que les habitants de la commune sont confrontés à une mobilité informelle qui est à la fois vitale mais également source de désordre et d’insécurité. Cela contraste en effet avec la finalité initiale selon laquelle l’obtention de ces véhicules constituait  jadis comme une forme de débouché professionnel pour  les  jeunes sans emploi de cette commune.

S’exprimant lors de cette assise, le président de la commune de Balbala  M.Mohamed Hassan Saïd n’a pas mâché ses mots quant à la nécessité de pouvoir réguler ce secteur en question. Le responsable a par ailleurs fait savoir qu’ils ne tolèrent plus cette situation.

Il a mis en exergue que leur mission impose à l’action eu égard notamment de l’injonction de l’État soumettant les responsables communales à laquelle est combinée avec la demande avec insistance de la population concernant cette problématique inhérente à la circulation.

Sauver des vies

Il s’agit à travers cette initiative, a-t-il fait remarquer, de sauver des vies et de réduire les accidents avec la perspective d’offrir à la population une mobilité accessible et la  protection des plus vulnérables. Pour y parvenir, ces responsables concèdent  à l’impérieuse nécessité  d’engager une réforme structurante devant aboutir, entre autres, à l’immatriculation obligatoire de tous les véhicules. Et l’obtention de certificats et permis spéciaux pour les chauffeurs de ces véhicules en question. Ainsi que l’organisation des stations et itinéraires officiels pour fluidifier la mobilité.   Les récalcitrants devront s’attendre à une sanction rigoureuse appliquée par les forces de sécurité, à savoir la police et la gendarmerie. « Cette forme est une première à Balbala. Elle illustre notre détermination à transformer la mobilité urbaine en un service moderne, sécurisé et équitable. Elle démontre que la commune est capable de porter des projets structurants et de répondre aux attentes de l’État et de la population », a-t-il dit en substance le président de la commune de Balbala.Il n’a pas manqué de fait de s’adresser à l’endroit des chauffeurs pour leur indiquer qu’ils mèneront ce projet à bien. « Nous le ferons avec discipline, avec rigueur et avec la conviction que la réussite de cette réforme est une obligation morale et politique. Car il s’agit de protéger nos citoyens, de professionnaliser nos jeunes chauffeurs, de renforcer la protection sociale et de moderniser l’image de notre commune » 

Sadik Ahmed