
Le retour d’Éthiopie de près de 4 200 bovins, 500 dromadaires et 1 000 caprins marque une étape importante pour les communautés pastorales et le secteur de l’élevage. Face à cet important mouvement de troupeaux, le ministère de l’Agriculture renforce le dispositif vétérinaire aux points d’entrée et le long des corridors de transhumance, avec un double impératif : préserver la santé du cheptel national et protéger les populations.
La transhumance reprend ses droits, avec son cortège de troupeaux, de bergers et de traditions pastorales qui, depuis des générations, rythment la vie des communautés de la région. En provenance d’Éthiopie, près de 4 200 bovins, 500 dromadaires et 1 000 caprins ont regagné le territoire national. Un mouvement d’ampleur qui témoigne de l’importance des mobilités pastorales transfrontalières, mais qui appelle également une vigilance sanitaire accrue. Conscient des enjeux liés à cette circulation du bétail, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche, de l’Eau et des Ressources halieutiques, Radwan Abdillahi Bahdon, a instruit ses services de renforcer immédiatement le dispositif de surveillance vétérinaire. L’objectif est de permettre aux troupeaux de circuler dans des conditions sécurisées, tout en prévenant l’introduction et la propagation d’éventuelles maladies animales.
Sur le terrain, cette vigilance se traduit par un renforcement des contrôles sanitaires aux points d’entrée et le long des itinéraires empruntés par les éleveurs. Vérification de l’origine des animaux, inspection clinique, identification, traçabilité et contrôle des documents sanitaires figurent parmi les mesures prioritaires. Selon les situations, des prélèvements diagnostiques, des vaccinations ou des mises en quarantaine pourront également être engagés.
Au-delà des frontières nationales, le ministère entend privilégier une coordination étroite avec les services vétérinaires éthiopiens. L’échange rapide d’informations sanitaires et l’harmonisation des dispositifs de surveillance constituent, à cet égard, des leviers essentiels pour mieux prévenir les risques transfrontaliers.
Une présence renforcée auprès des éleveurs
Cette mobilisation institutionnelle s’est accompagnée aujourd’hui d’une visite de terrain auprès des communautés pastorales. Accompagné de médecins vétérinaires, le ministre s’est rendu au contact des éleveurs afin de s’enquérir de la situation sanitaire des troupeaux, d’évaluer leurs besoins et de leur apporter une assistance vétérinaire de proximité.
Cette mission a également été l’occasion d’échanger avec les sages et les représentants des communautés locales. À l’écoute de leurs préoccupations et de leurs doléances, le ministre a pu recueillir des informations précieuses sur les difficultés rencontrées par les éleveurs durant cette période de mobilité pastorale. Parallèlement, le ministère a lancé un appel à la prudence aux usagers de la route pour la période du 4 au 12 novembre 2026. Les automobilistes sont invités à ralentir à l’approche des troupeaux, à maintenir leurs distances et à éviter les manœuvres brusques susceptibles d’effrayer les animaux, particulièrement la nuit et dans les zones à faible visibilité.
Cette démarche traduit une approche qui ne vise nullement à entraver la transhumance, mécanisme traditionnel d’adaptation aux contraintes climatiques, mais bien à mieux l’encadrer. Elle s’inscrit dans le principe international « Une seule santé » (One Health), qui établit un lien étroit entre santé animale, santé humaine, sécurité alimentaire et environnement.
Car derrière ces milliers d’animaux, c’est toute une économie pastorale qui est en mouvement. Pour les familles qui vivent de l’élevage, le cheptel constitue un patrimoine, une source de revenus et un rempart contre les aléas climatiques. Sa protection représente donc un enjeu majeur de souveraineté alimentaire et de résilience nationale.











































