Près de 300 jeunes réunis à Djibouti pour faire entendre leur voix sur la justice climatique et l’économie verte. La jeunesse djiboutienne entend jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre les changements climatiques. C’est dans cette perspective qu’a été lancée, hier à l’hôtel Ayla, la première édition de la Conférence Locale de la Jeunesse (LCOY Djibouti 2026), placée sous le thème : « Justice climatique, mobilité humaine et économie verte : engager les jeunes pour un avenir durable et résilient ».

Présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Dini Abdallah Omar, la cérémonie d’ouverture a rassemblé près de 300 jeunes venus de Djibouti-ville et des cinq régions de l’intérieur du pays, ainsi que plusieurs partenaires nationaux et internationaux engagés dans les questions liées au climat et au développement durable. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment M. Idriss Moussa Ahmed, représentant la ministre de la Jeunesse et de la Culture, M. Gérald Hatler, chef de coopération de la Délégation de l’Union européenne à Djibouti, les représentants du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Réseau panafricain pour la justice climatique (PACJA), d’AYCA ainsi que des acteurs de la société civile et du secteur privé.

Organisée par le Mouvement de la Jeunesse Une et Indivisible (MJUI), accrédité auprès de YOUNGO, la plateforme officielle des jeunes de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, cette première édition bénéficie du haut patronage du ministère de la Jeunesse et de la Culture et du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Faire des jeunes des partenaires de l’action climatique

Dans son allocution, le président du MJUI, M. Ahmed Mogola, a salué la mobilisation des jeunes issus des différentes régions du pays ainsi que le soutien des partenaires techniques et financiers.

Il a rappelé que cette conférence marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle de la jeunesse dans la transition écologique.

« Les jeunes ne doivent plus être considérés comme de simples bénéficiaires des politiques climatiques, mais comme de véritables partenaires dans leur conception et leur mise en œuvre », a-t-il déclaré.

Le président du MJUI a souligné que les effets du changement climatique sont déjà perceptibles à Djibouti, notamment à travers les sécheresses récurrentes, la pression croissante sur les ressources naturelles, la dégradation des écosystèmes et les déplacements de populations liés aux contraintes environnementales. Sous le slogan «Notre climat, notre mobilité, notre emploi », il a appelé à des réponses innovantes permettant de transformer les défis environnementaux en opportunités de développement durable.

M. Ahmed Mogola a également annoncé que les travaux de la conférence déboucheront sur l’élaboration d’une Déclaration de la jeunesse djiboutienne sur le climat, qui sera transmise aux autorités nationales et aux instances internationales dans le cadre des préparatifs de la COP31.

Intervenant au nom de la ministre de la Jeunesse et de la Culture, son représentant a souligné que la jeunesse constitue une force d’innovation et de créativité indispensable pour relever les défis environnementaux auxquels le pays est confronté. Il a également mis en avant les perspectives offertes par les énergies renouvelables, l’économie bleue, l’agriculture durable et la gestion responsable des ressources naturelles.

Prenant la parole à son tour, le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Dini Abdallah Omar, a félicité les organisateurs pour cette initiative et salué l’engagement croissant de la jeunesse djiboutienne en faveur de la protection de l’environnement. Il a rappelé que le changement climatique représente aujourd’hui l’un des principaux défis auxquels l’humanité est confrontée, évoquant notamment la hausse des températures, les épisodes de sécheresse récurrents et la raréfaction des ressources naturelles.

Le responsable a également mis en lumière les efforts engagés par le gouvernement dans le développement des énergies renouvelables, la gestion durable des ressources naturelles et la promotion de l’économie verte comme levier de croissance et de création d’emplois pour les jeunes.

Il a enfin insisté sur l’importance d’une coopération étroite entre les institutions publiques, les organisations de jeunesse et les partenaires internationaux afin de bâtir une société plus résiliente face aux défis climatiques.

Au cours des deux journées de travaux, les participants prendront part à plusieurs ateliers et panels consacrés à la justice climatique, aux migrations liées aux changements environnementaux, à l’entrepreneuriat durable et à la participation des jeunes aux politiques climatiques.

À travers cette première édition de la LCOY Djibouti, les organisateurs ambitionnent de faire de la jeunesse un acteur incontournable de la transition écologique et du développement durable, tout en offrant aux jeunes Djiboutiens l’opportunité de porter leurs propositions au niveau national, régional et international.