La seconde session ordinaire de l’année 2026 de la IXe législature s’est ouverte jeudi à l’Assemblée nationale sous la présidence du Président de l’Assemblée Nationale M.Dileita Mohamed Dileita et en présence du Premier ministre, M.Abdoulkader Kamil Mohamed.

Placée sous le signe du budget et de la réforme de la gestion publique, cette rentrée fixe les principales orientations pour 2027. Le gouvernement table sur une croissance du PIB de 7 %, dans un contexte régional et international marqué par de fortes incertitudes. Les recettes prévisionnelles s’établissent à 161,3 milliards de francs, contre 160,5 milliards de dépenses.

Les investissements publics devraient atteindre 54,7 milliards de francs, avec une priorité accordée aux projets à fort impact. La gouvernance, la performance et la redevabilité doivent désormais occuper une place centrale dans la conduite de l’action publique. La réforme des finances publiques et l’expérimentation du budget-programme figurent également parmi les principaux chantiers annoncés. La diversification économique, le capital humain et l’emploi des jeunes sont présentés comme des priorités pour renforcer la résilience.

La session intervient par ailleurs dans un contexte régional marqué par l’arrivée de populations yéménites et les tensions sur les corridors maritimes.

Une rentrée parlementaire qui ouvre ainsi une nouvelle séquence autour de la croissance, de la modernisation de l’État et de la maîtrise des équilibres budgétaires.