
La feuille de route gouvernementale consacrée au capital humain et à la cohésion sociale entre dans une nouvelle phase. Présenté lundi 28 septembre au Palais du Peuple sous la présidence du Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, l’Axe III est désormais appelé à dépasser la logique d’une accumulation d’activités pour s’inscrire dans une démarche davantage orientée vers des programmes structurants et des résultats mesurables.

La séance de présentation s’est déroulée en présence des ministres et responsables des départements concernés. Présentée par la ministre des Affaires sociales et des Solidarités, Ouloufa Ismail Abdo, co-chef de file de l’Axe III, la feuille de route rassemble près de 280 activités réparties autour de six grandes priorités : l’éducation et la formation, l’emploi des jeunes, les femmes et la jeunesse, la santé et la protection sociale, l’équité territoriale, ainsi que la population et la cohésion sociale.
L’enjeu désormais consiste à donner à cet ensemble une architecture plus opérationnelle. Les échanges ont ainsi porté sur la nécessité de regrouper les différentes actions au sein de programmes capables de produire des effets concrets et d’être suivis dans le temps. L’emploi et la formation des jeunes figurent parmi les domaines appelant une attention particulière, de même que le bien-être familial, l’accès aux services sociaux, la santé, le logement décent et la réduction des disparités entre les territoires.
Des objectifs assortis d’indicateurs
Cette nouvelle étape repose sur une exigence centrale : pouvoir mesurer les résultats de l’action publique. Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité de définir clairement les responsabilités, de sécuriser les financements et de fixer des indicateurs permettant de suivre l’avancement des différents programmes.
L’objectif est de disposer d’un dispositif de suivi-évaluation permanent, permettant d’identifier les progrès réalisés, les difficultés rencontrées et, le cas échéant, les ajustements nécessaires. Cette approche doit également permettre de mieux articuler les interventions des différents départements concernés par les politiques liées au capital humain et à la cohésion sociale.
L’importance accordée à ces mécanismes de suivi s’inscrit dans le cadrage général de la feuille de route gouvernementale, qui entend associer à chaque axe des responsables identifiés, des échéances précises et des indicateurs de performance. Il s’agit ainsi de passer d’une programmation essentiellement fondée sur des actions à une logique davantage centrée sur les objectifs et les résultats.
Pour l’Axe III, cette orientation prend une dimension particulière compte tenu de l’étendue des domaines couverts. De l’éducation à la santé, de l’emploi à la protection sociale, du logement à l’équité territoriale, les politiques concernées touchent directement aux conditions de vie et aux perspectives offertes aux différentes catégories de la population. La consolidation de la feuille de route devra donc permettre de hiérarchiser les priorités, de préciser les moyens nécessaires et de déterminer les échéances associées à chaque programme. La question du financement constitue à cet égard un élément déterminant pour assurer la traduction effective des orientations retenues.
À l’issue de cette phase de consolidation, la feuille de route de l’Axe III sera soumise au Conseil des ministres pour validation.
Avec cette démarche, le gouvernement entend inscrire le chantier du capital humain et de la cohésion sociale dans une logique de programmation, de responsabilité et d’évaluation. Au-delà du nombre d’activités recensées, l’enjeu sera désormais de mesurer les réalisations et leur impact concret sur la population.











































