
L’Union nationale des femmes djiboutiennes (UNFD) a organisé hier une cérémonie de signature de conventions avec les entreprises, institutions et structures communautaires appelées à accueillir des jeunes stagiaires dans le cadre du Projet de soutien à l’éducation des filles et à leur autonomisation (SEFA).
Mis en œuvre par l’UNFD avec l’appui de l’UNICEF et le financement de l’Agence française de développement (AFD), le projet vise à renforcer l’autonomisation des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans à travers l’éducation, l’insertion socio-économique et la participation au développement de leurs communautés.
Après plusieurs mois de préparation, les bénéficiaires vont désormais franchir une nouvelle étape avec une immersion professionnelle de trois mois au sein des structures partenaires. Une expérience destinée à leur permettre de découvrir concrètement le monde du travail, d’acquérir de nouvelles compétences et de mieux préparer leur insertion professionnelle. Dans son intervention, la présidente de l’UNFD a salué l’engagement des structures d’accueil qui ont accepté d’ouvrir leurs portes aux jeunes bénéficiaires. Elle a souligné que ces stages représentent davantage qu’une simple expérience professionnelle, en offrant aux jeunes une première confrontation avec les exigences du monde du travail et une possibilité de construire leur parcours. L’UNFD souhaite également que cette immersion permette aux entreprises et institutions partenaires d’identifier de nouveaux talents et, à terme, de développer des collaborations durables avec certains des stagiaires. La cérémonie a réuni plusieurs acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet, parmi lesquels le président de la commune de Balbala, la chargée de projet de l’AFD, la représentante de l’UNICEF, la coordinatrice des projets de l’UNFD, ainsi que des représentants des entreprises et des structures d’accueil communautaire.
Le projet repose en effet sur une mobilisation qui dépasse le seul cadre de l’insertion professionnelle. Les familles, les leaders communautaires, les organisations de la société civile et les institutions locales sont également appelés à contribuer à la création d’un environnement favorable à l’épanouissement des jeunes.
La signature des conventions marque ainsi le passage d’une phase de préparation à une phase concrète d’accompagnement. Elle formalise l’engagement des différentes structures à accueillir et encadrer les stagiaires pendant leur période d’immersion.
Pour l’UNFD, cette démarche revêt une importance particulière pour des jeunes qui, pour diverses raisons, ont connu un éloignement du système éducatif et disposent désormais d’une nouvelle possibilité de construire leur avenir. L’objectif est de leur donner des compétences, mais également de renforcer leur confiance et leur capacité à participer pleinement à la vie économique et sociale de leur communauté.
La coordinatrice des projets de l’UNFD a, de son côté, exprimé sa reconnaissance à l’UNICEF pour son appui, à l’AFD pour son financement ainsi qu’à la commune de Balbala pour son accompagnement.
Aux jeunes bénéficiaires, elle a adressé un message d’encouragement, les invitant à faire preuve de ponctualité, de sérieux et de motivation durant leur stage. Cette période constitue, selon l’esprit du projet, une occasion de démontrer leurs capacités et de valoriser les compétences acquises.
À travers ces conventions, l’UNFD entend ainsi renforcer les passerelles entre formation, expérience professionnelle et emploi, en s’appuyant sur la complémentarité entre collectivités locales, secteur privé, organisations communautaires et partenaires au développement.











































