Le Conseil Régional de Tadjourah a procédé, hier  dimanche 14 juin, à l’élection de son nouveau président. M. Idriss Ambassa Mohamed a été porté à la tête de l’institution à l’issue d’un scrutin largement favorable, dans un climat de continuité administrative marqué par la nomination de M. Omar Houssein Omar au gouvernement. Dans la continuité du fonctionnement institutionnel des collectivités territoriales, le Conseil Régional de Tadjourah s’est réuni en session extraordinaire ce dimanche matin afin de procéder à l’élection de son nouveau président. Cette séance intervient à la suite de la nomination de M. Omar Houssein Omar au poste de ministre délégué chargé de la Décentralisation, laissant vacant le siège de président de l’assemblée régionale.

Dès l’ouverture des travaux, les conseillers régionaux ont affiché une volonté claire de préserver la stabilité de l’institution et d’assurer une transition fluide, sans rupture dans la conduite des affaires locales. Dans une atmosphère empreinte de retenue et de sens des responsabilités, le scrutin s’est déroulé conformément aux règles en vigueur, sous le regard attentif des autorités administratives invitées à la séance.

À l’issue du vote, M. Idriss Ambassa Mohamed a été élu président du Conseil Régional de Tadjourah avec une large majorité de quinze voix sur seize. Ce résultat, sans équivoque, témoigne de la confiance accordée par les élus régionaux à celui qui aura désormais la charge de conduire les orientations de l’institution et d’en assurer la coordination des actions. La séance s’est tenue en présence de plusieurs personnalités institutionnelles, parmi lesquelles le ministre délégué chargé de la Décentralisation, M. Omar Houssein Omar, le représentant du ministère de l’Intérieur, M. Hassan Abdourahman Chamsan, ainsi que le préfet de la région de Tadjourah, M. Mohamed Houmed Abass. Leur présence a donné à cette élection une dimension particulière, rappelant l’importance stratégique des collectivités territoriales dans l’architecture administrative du pays.

Au-delà du simple renouvellement des instances dirigeantes, cette élection s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de la décentralisation. Celle-ci vise à renforcer la capacité des collectivités locales à concevoir, planifier et mettre en œuvre des politiques publiques adaptées aux réalités du terrain, en rapprochant davantage la décision des citoyens. À l’issue de la proclamation des résultats, la passation de service entre l’ancienne et la nouvelle équipe exécutive s’est déroulée dans un esprit de continuité et de respect institutionnel. Ce moment symbolique a marqué la transmission des responsabilités sans heurts, confirmant la maturité du cadre organisationnel du Conseil Régional.

Le nouveau bureau exécutif mis en place autour du président se compose comme suit : Mme Aïcha Abdoulkader Houmed, élue vice-présidente, M. Ali Hamadine Mohamed, désigné premier secrétaire, Mme Momina Bouha Kamil, deuxième secrétaire, et M. Abdoulkader Aden Abdoulkader, qui occupe les fonctions de questeur. Cette équipe est désormais appelée à porter les dossiers structurants de la région, dans un contexte où les attentes des populations demeurent importantes. Les enjeux liés aux infrastructures de base, à l’accès aux services sociaux essentiels, à l’éducation, à la santé et au développement des zones rurales figurent parmi les priorités majeures qui s’imposent à l’action publique locale.

Dans une région marquée par des défis géographiques et socio-économiques spécifiques, le rôle du Conseil Régional apparaît déterminant dans l’accompagnement des politiques de développement. L’institution constitue en effet un cadre privilégié de concertation, de planification et de mise en œuvre des initiatives visant à améliorer les conditions de vie des habitants.

L’élection d’Idriss Ambassa Mohamed intervient ainsi à un moment où la gouvernance locale est appelée à jouer un rôle accru dans la gestion des affaires publiques. Elle traduit également la volonté des élus de maintenir une dynamique de continuité, tout en insufflant une nouvelle impulsion aux actions engagées.

Pour de nombreux observateurs, cette transition illustre la stabilité des institutions locales et leur capacité à fonctionner dans le respect des principes de gouvernance démocratique. Elle met également en lumière l’importance du consensus dans la conduite des affaires régionales, dans un contexte où la cohésion institutionnelle demeure un facteur essentiel de réussite.

En portant M. Idriss Ambassa Mohamed à la présidence du Conseil Régional de Tadjourah, les conseillers régionaux ont confirmé leur attachement à la continuité institutionnelle et au renforcement de l’action publique locale. La nouvelle équipe exécutive se trouve désormais investie de la responsabilité d’inscrire son action dans la durée, au service des ambitions de développement et des attentes des populations de la région.

Ali Salfa